Lethal VR – Réveillez le James Bond en vous

Félicitation! Vous avez été accepté au FBI! Wow! Avant votre première mission, vous devez prouver vos talents de tireur d’élite dans une série de stands de tir. Pistolet, SMG, couteaux, étoiles de Ninja : votre polyvalence devra être sans limites.

Lethal VR est un jeu de «shooting range» pour réalité virtuelle, l’équivalent de Hogan Alley sur NES. Quoiqu’il serait réducteur de le comparer à ce jeu de NES, puisque le progrès que la technologie a fait en 30 ans en fait quelque chose d’immensément plus immersif, varié, réaliste et difficile. J’espère que vous avez au moins eu une occasion d’essayer un casque de réalité virtuelle avec contrôleurs, sinon il sera difficile de vous expliquer à quel point il est satisfaisant d’atteindre le milieu d’une cible mobile en visant vous-même !

Il ne s’agit pas simplement d’aligner le réticule à l’écran avec le milieu de la cible : vous devez bien viser, c’est tout. Les réticules et les pointeurs sont d’ailleurs absents de la plupart des jeux VR. Le défi prend donc une tout autre ampleur, tout comme votre satisfaction à chaque réussite.

«Dual-Wielding FTW»

Parce qu’un fusil, ça se gère bien. Deux fusils, ça demande beaucoup plus d’effort! Pour atteindre les meilleurs pointages, idéalement, vous devriez atteindre deux cibles à la fois! Comme je le disais dans mon article sur SUPERHOT VR (lien), la réalité virtuelle ajoute une toute nouvelle dimension aux jeux de tir.

Après des semaines de jeux joués debout avec l’Oculus Touch, j’étais bien heureux d’essayer Lethal VR sur PlayStation VR et de découvrir qu’il est tout à fait jouable confortablement assis sur mon fauteuil, puisque les cibles apparaissent toujours devant vous dans un angle de 180 degrés.

Par contre, lorsque j’ai joué à la version Steam pour HTC Vive et Oculus Touch, j’ai été surpris de voir que celle-ci se joue debout, puisque les cibles apparaissent tout autour de vous. Ça demande plus d’énergie, mais c’est BEAUCOUP plus amusant. On doit tendre l’oreille pour localiser les cibles qui apparaissent grâce au bruit qu’elles font. Contrairement à SUPERHOT, vous DEVEZ bouger rapidement pour toucher les cibles en le moins de temps possible. Je vous conseille donc fortement la version PC plutôt que celle sur PS VR, et ce n’est pas pour la seule raison...

Les limites du PlayStation Move

Lors de certaines missions, les PlayStations Move m’ont causé des problèmes, particulièrement lorsqu’on vous demande de lancer des couteaux sur des cibles complètement à votre gauche ou votre droite. Pour lancer, on ne peut pas simplement appuyer sur la gâchette comme un fusil, on doit étirer le bras pour faire le mouvement naturel correspondant. Je pensais que je dépassais le cadre de la caméra et que c’était la cause de mes problèmes, mais ce n’est pas le cas. J’essayais tant bien que mal de lancer ces foutus couteaux qui étaient complètement imprévisibles. Ils volaient dans tous les sens, imprécis. Lors de certaines missions où il faut atteindre précisément le visage d’un ennemi qui se cache derrière un otage, ça devient rapidement un calvaire. Si vous touchez l’otage, ou si vous mettez trop de temps, vous échouez la mission. Votre progrès est alors bloqué complètement, puisque vous devez absolument compléter chaque mission pour passer à la prochaine.

Ce genre de problème est totalement absent de la version PC. On peut donc confirmer que le problème est matériel et non logiciel.

Je ne peux donc pas m’empêcher d’ouvrir une parenthèse : après avoir utilisé les Oculus Touch, les PlayStation Move sont clairement inférieurs. Même lorsque mes mains étaient immobiles, je pouvais voir les fusils trembler, dû au manque de précision de la caméra. Ça n’affecte pas le gameplay, même que dans les menus, vos armes ont un pointeur laser qui est ma foi très précis. C’est donc plus un problème d’immersion et de la perception de la limite de la technologie qui nous donnent parfois l’impression de nous tenir debout sur un château de cartes qui pourrait s’écrouler à tout moment.

Je chiale, je chiale, mais malgré tous ces problèmes j’ai quand même réussi à obtenir 100 % des trophées sur PS4 (Yeah! Auto-high-five! CLAP!). Ça coupe un peu de rejouabilité, qui est entièrement basé sur l’amélioration de vos pointages, ce qui est impossible dans les missions avec couteaux. Mais bon, j’ai eu beaucoup de plaisir dans les missions qui n’en contiennent pas.

Par rapport à la concurrence?

Lethal VR est loin d’être le seul jeu de style «shooting gallery» disponible pour réalité virtuelle, mais je dois avouer qu’il est un des rares à se concentrer sur la précision ET la vitesse. La plupart des autres vous lancent des dizaines d’ennemis et vous mitraillez dans tout les sens pour en venir à bout le plus rapidement possible. Lethal VR vous donne plus de points pour un headshot ou un bullseye (au centre du corps), donc l’amélioration du score est plus demandant. Dead and Buried contient aussi un mode semblable, avec un plus grand environnement et un temps limité, mais j’ai trouvé que les cibles étaient trop éloignées par rapport à mes talents de tireur d’élite (oh que c’est difficile).

Il peut aussi être une parfaite introduction pour un noob du VR, puisqu’il est simple, facile à prendre en main et bien amusant. Il est intéressant de noter que malgré les cibles en carton qui en font un jeu de tir non violent, idéal pour les parents qui veulent laisser leur enfant s’amuser sans toutefois l’exposer à une violence graphique. Pour 17 $, il vous offre une trentaine de missions. On aurait aimé plus, mais la variété compense à ce niveau.

Simple et satisfaisant
8
Simple et satisfaisant

Très amusant, mais jouez-y avec un HTC Vive ou des Oculus Touch, puisque les PlayStation Move rendent l’expérience parfois pénible.

Les plus
  • Simple et efficace
  • Un jeu de stand de tir on ne peut plus pur
Les moins
  • Le manque d’efficacité des PlayStation Move peut être un gros problème
  • 30 missions seulement
  • 8
Catégories
CritiquesPC / MACPlaystationRéalité virtuelle - VR

C’est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d’origine.

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