Fire Emblem Heroes: premières impressions

Premier jeu mobile de la série, Fire Emblem Heroes met en scène des personnages de plusieurs opus différents. Photo : Nintendo

La semaine dernière sortait Fire Emblem Heroes, le nouveau jeu de cette initiative mobile de Nintendo. Des trois sortis jusqu’à maintenant (Miitomo, une app sociale plutôt ennuyante et Super Mario Run, auquel je n’ai toujours pas accès en tant que pauvre utilisateur Android), ce jeu de Fire Emblem était celui que j’attendais le plus.

D’une part, Fire Emblem se classe très haut parmi mes franchises favorites, tout développeur confondu. Je suis devenu fan dès le premier jeu paru en Amérique du Nord (Fire Emblem : Le gars qui ressemble à Roy dans Smash mais que c’est pas tout à fait lui) et j’ai même acheté à leur sortie les opus Gamecube et Wii, qui valent maintenant une fortune mais que j’ai échangé contre un vieux Playstation 2 brisé et 10$ de crédit chez EB games respectivement.

D’autre part, c’est la première fois que Nintendo se lance dans un modèle Free-to-play traditionnel. Miitomo ne cachait pas son contenu (on pourrait demander ‘’Quel contenu?’’) derrière des barrières payantes. La monétisation se faisait surtout par la vente de costume. Super Mario Run de son côté nous donne accès au premier monde gratuitement et nous fait payer une somme unique pour la suite.

Fire Emblem Heroes est plus traditionnel quand on est habitué aux jeux mobiles. On y retrouve un compteur d’endurance qui se recharge ponctuellement, mais qu’on peut recharger en échange d’orbes, qu’on peut acheter avec de l’argent réel.

Pour vous donner une idée, une invocation de héros coûte environ 5 orbes.

En fait, tout se paie en orbes. Vous voulez recharger votre endurance? Des orbes. Monter de niveau? Améliorer votre château? Des orbes. Des jetons pour participer à l’arène contre d’autres joueurs. Je vous laisse deviner ce qu’il vous faudra (un indice: ça finit par ‘’orbes’’.)

Mais qu’en est-il du jeu? Eh bien, on reprend les éléments traditionnels des jeux Fire Emblem en y intégrant des caractéristiques propres au jeux mobiles. Vous incarnez un héros invoqué par Anna, personnage récurrent de la série, pour protéger le royaume de Askr contre les envahisseurs d’Emblia.

Alfonse, le principal protagoniste. On sait qu'il est le héros parce qu'il a les cheveux bleus.


Votre pouvoir vous permet d’invoquer des héros de la série afin de combattre dans votre armée. Les héros en question sont obtenus au hasard en utilisant vos orbes. Vous pouvez décider quel type de héros vous aimeriez avoir de façon approximative, mais impossible de choisir lequel vous obtiendrez, c’est du hasard.

Ainsi, vous pouvez dépenser vos orbes sur une gemme d’invocation rouge, qui vous donnera un héros qui manie l’épée ou des tomes de feu. Mais si vous voulez absolument avoir Ike dans votre équipe, vous devrez dépenser des orbes jusqu’à ce que vous pigiez Ike, et impossible de savoir combien ça vous coûtera avant que la chance n’exauce votre voeu.

Les combats se déroulent sur des planches de jeu beaucoup plus petites qu’à l’habitude, pour compenser la taille de votre armée plus réduite (quatre combattants au maximum.) On a dessiné les cartes de façon à ce qu’elles tiennent toutes en un seul écran de téléphone, ce qui rend la manipulation beaucoup plus facile. 

Des toutes petites cartes et un style visuel chibi très mignon

 

Petit changement au niveau de la jouabilité, pour affronter un ennemi, vous ne déplacez plus votre unité sur une case adjacente avant de lancer l’attaque. Vous glissez simplement l’unité SUR l’ennemi, et votre unité se déplacera alors sur la case la plus accessible pour mener l’attaque. Un petit changement qui simplifie la prise en main mais qui demande de l’adaptation pour les habitués.

On a aussi simplifié le jeu à plusieurs niveaux. Terminé la mort permanente, ainsi que les critical ou les coups manqués. Les attaques font mouche à tout coup et le dommage ne varie pas. En fait, même la progression des stats n’est plus aléatoire. Tout plein de petits changements qui simplifient la prise en main pour les néophytes, quitte à perdre un peu les vétérans.              

Vous vous perdez peut-être dans mes explications, et il s’agit peut-être là du premier problème du jeu selon moi. Les systèmes sont tellement nombreux qu’on s’y perd; endurance de combat pour l’histoire, pour les combats en arène, éclats de toutes les couleurs pour monter de niveau, pour débloquer de nouvelles compétences, de nouvelles armes, gemmes pour monter de niveau, gemmes pour invoquer des personnages, plume des héros… Le jeu donne peu d’explications et on se perd rapidement dans la confusion.

Je vous laisse deviner: c'est la méchante.

Après quelques heures de jeu, Fire Emblem Heroes me semble plutôt juste. Évidemment, si vous avez des chouchous que vous voulez absolument compter dans vos rangs, ou si vous comptez jouer de longues heures consécutives, il faudra mettre la main à la poche. Mais sans avoir dépensé, j’ai pu mettre quelques heures depuis hier et progresser de façon significative dans l’histoire.

Et malgré un gameplay simplifié, on y retrouve quand même la touche Fire Emblem qui rend ces jeux de stratégie si satisfaisants. Jumelé à une présentation visuelle et sonore de très haute qualité pour un jeu Free-to-Play mobile, on se retrouve devant un produit soigné.

De toute évidence, Nintendo espère attirer un nouveau public à la franchise avec ce jeu, et si on réussit à clarifier les dizaines de systèmes de monétisation qui s’empilent, ça pourrait être un pari réussi.

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La première vidéo de Pier-Luc, c’est lui, à l’âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l’une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l’ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu’il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.

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