Snake Pass: Les serpents, c’est dégoûtant

Les détenteurs de Switch sont en ce moment en pleine période de disette post-Zelda. J’ai terminé ce qui s’est avéré être peut-être le meilleur Zelda de tous les temps, et j’ai passé un bon moment (en toute honnêteté, je ne l’ai pas complété à 100%; je n’ai pas la patience de parcourir chaque centimètre de cet immense monde à la recherche de Shrines oubliées).

Bref, dans ma recherche de nouveaux jeux sur lesquels me lancer pour ne pas avoir l’impression que ma nouvelle console hors de prix va finir en gros sous-verre, je suis tombé sur Snake Pass.

J’étais déjà rassuré par le nom du développeur, Sumo Digital, équipe anglaise derrière les excellents Sonic & Sega All-Star Racing. Cette série démontrait un savoir-faire indéniable, d’autant plus que la franchise de Sonic semble être devenue radioactive.

Snake Pass s’inscrit d’ailleurs dans ce mouvement de revival des jeux de plate-forme 3D de l’ère N64, à la Yooka-Laylee. On a eu le droit à tous les jeux rétros possibles et imaginables à la sauce 8-bit, il semble que c’est maintenant l’ère N64 qui est la cible de la nostalgie des développeurs indies. Qui sait, peut-être que dans quelques années, les développeurs nous offriront des hommages nostalgiques aux shooters bruns et beiges du Xbox 360.

Snake Pass nous place donc dans la peau de Noodles, un joli petit serpent qui doit réussir à retrouver les gemmes qui ouvrent les passages entre les îles flottantes composant son royaume. Et là où Yooka-Laylee est vraiment allé à 100% dans la nostalgie,  Snake Pass propose dans cette esthétique rétro un système de contrôle inédit.

Noodles se contrôle comme un vrai serpent. Des membres de l’équipe ont apparemment un background en biologie animale, et ça paraît. Noodles se déplace très lentement en ligne droite. Il faut se déplacer en ‘’S’’, comme un vrai serpent le ferait. Et pour escalader les structures, on doit s’enrouler autour des poteaux et trouver de bons points d’appuis, tout en contractant les muscles de notre serpent, sans quoi il retombe au sol comme une pile de spaghettis mouillés.

Je vous ai tu déjà dit que les serpents me dégoûtent?

J'espère que tu va te noyer.

Je pense que j’ai une vraie phobie des serpents. Une enseignante de morale un peu new age au secondaire m’a déjà dit que ça cachait une peur des pénis. Je ne sais pas si c’est vrai, mais si c’est le cas, alors je ne pourrai jamais prendre ma douche dans un vestiaire public, parce que les serpents me donnent envie de me sauver en courant (et les planchers de douches sont glissants.)

Bref, Noodle doit se tortiller autour de bambous, ou bien nager sous l’eau, dans le but de retrouver des bulles, les fameuses gemmes qui ouvrent les portes menant au prochain niveau. On a aussi caché des pièces d’or, beaucoup plus difficiles à trouver, soit parce qu’elles sont dissimulées, soit parce qu’elles sont dans des endroits difficiles d’atteinte.

Il y a parfois de petits casse-têtes à résoudre.

Ce qui me mène d’ailleurs à mon prochain point: Snake Pass, malgré ses allures de jeu pour enfant, n’est pas un jeu facile. C’est même difficile, au point d’en être frustrant par moments. Pour remplir les objectifs de base, ça va assez bien. Les gemmes sont dans des endroits raisonnablement difficiles à atteindre.

Mais les pièces d’or. Seigneur.

Voyez-vous, Snake Pass nous oblige vraiment à reconsidérer à remettre en perspective les déplacements de notre personnage. Noodles ne se déplace pas comme n’importe quel autre héros de jeu de plateformes. Le défi le plus ardu dans Snake Pass est probablement d’atteindre une pièce au bout d’un simple bambou droit.

Dans Mario, ou n’importe quel autre jeu de plateforme, ce serait une tâche simple: on marche en équilibre, on prend la pièce et hop! on revient.

Ici représenté: un cauchemar.

Ici, c’est différent. On doit se tortiller autour du bambou, s’enrouler sans prendre trop d’amplitude, sans quoi Noodles tombe lamentablement dans le vide (quoi que voir un serpent mourir c’est pas pour me rendre triste non plus). Et rendu au bout du bambou, il faut trouver une façon de rebrousser chemin sans juste se dérouler et encore une fois tomber dans le vide.

Il y aussi quelques soucis de caméras, qui font que dans Noodles est trop près d’un mur, la caméra se met tellement proche du serpent qu’on n’y voit plus rien, sauf peut-être ses grosses écailles (ouache). Et quand on est suspendus au-dessus du vide, c’est difficile de tourner la caméra pour pouvoir être plus précis dans le déplacement de notre tête sans relâcher la prise de Noodles et le faire tomber dans le vide.

Au final, le point fort de Snake Pass est aussi sa plus grande faiblesse. Les contrôles sont vraiment intéressants et uniques. Mais ils sont parfois tellement uniques que la frustration s’installe.

 

Aussi, les serpents c’est dégueulasse. 

ARK REGARDE-MOI PAS!

Une nouveauté aussi intéressante que frustrante
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Une nouveauté aussi intéressante que frustrante

D'une part, Snake Pass offre une prise en main vraiment novatrice et captivante. De l'autre, les problèmes de caméra et la difficulté vous donneront souvent envie de jeter la manette au sol (faites pas ça, vous allez briser votre Switch.)

Les plus
  • Une jouabilité novatrice
  • La trame sonore signée David Wise
  • Les graphismes très jolis et colorés
Les moins
  • Des problèmes de caméra
  • Une difficulté parfois frustrante
Catégories
CritiquesNintendo
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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