Battle Brothers: La renommée ou la mort?

Ma foi, avec un mois de mars comme celui que nous avons eu, il est toujours probable que des joyaux passent inaperçus. C’est pourquoi je suis fier de présenter Battle Brothers de la compagnie indépendante Overhype studios officiellement lancé le 24 mars 2017. Fidèle à mon habitude, je vous présente un autre RPG tactic, mais celui-ci possède une saveur bien particulière.

Le résultat d’une bataille désastreuse

Le jeu commence en plein combat. Il ne vous reste que trois personnages après avoir perdu tout le reste de votre compagnie. Le combat est somme toute facile et ensuite votre histoire commence. J’aimerais bien vous dire que c’est une histoire fixe, mais non. À chaque nouvelle partie, il n’y a que trois points qui reviennent toujours : le combat initial, les trois types de personnages que vous avez pour démarrer votre compagnie (ils changeront toujours de nom, mais ce sera toujours un arbalétrier, un manieur de hache à deux mains et un lancier) et la première quête. Le reste dépend de vos choix, des mercenaires disponibles à l’embauche et des quêtes disponibles. Un petit point important, à chaque nouvelle partie, le Map seed peut changer, donc vous ne partirez jamais au même endroit, les villes ne sont pas nécessairement aux mêmes coordonnées et les personnages disponibles sont totalement aléatoires.

 

La quête de la renommée mène à la mort

Le principe du jeu est simple : gagner le plus de renommée possible. C’est facile à dire, sauf que vous devez gérer votre compagnie de mercenaires en ayant le moins de morts possible. Les concepteurs le disent si bien : un mercenaire se bat pour mourir, c’est écrit dans son contrat. De plus, il est très intéressant que nos soldats puissent avoir des blessures permanentes. Bon, certaines sont plus drôles que d’autres. Par exemple, je me suis retrouvé avec un soldat avec le nez amputé, donc il respirait moins bien. Je l’ai renommé Voldemort (oui, vous pouvez renommer tous vos soldats à votre guise, sans frais gouvernementaux). Alors, il faut compléter des quêtes, garder le morale des troupes à un niveau élevé, gérer l’équipement de tous vos personnages (maximum vingt) et devenir la troupe de mercenaires la plus importante possible jusqu’à ce qu’elle meure dans un combat impossible (il est constamment spécifié dans les écrans de chargement qu’il est impossible de gagner tous les combats et que la libération d’un mercenaire est par la mort).

Ils sont fous ces romains - Obélix

C’est ici que l’aspect tactique entre en jeu. Vous êtes sur des terrains divisés en hexagones, ce qui influence vos déplacements. Chacun des soldats en combat possède une initiative et peut soit jouer, attendre ou terminer son tour. Les actions possibles sont se déplacer, attaquer, se soigner ou, dépendamment de votre équipement, de vous défendre. En bout de ligne, idéalement, il faudrait aller chercher la victoire à la fin du combat. Petit avertissement : Il est important de faire attention avec ses archers, car vous pouvez atteindre vos propres soldats s’ils sont trop près des lignes ennemis. C’est vraiment enrageant de tuer ses propres soldats, même si ça fait partie du contrat.

Allons voir si le vin est bon - Chevaliers de la Table Ronde

Pour se déplacer dans le monde, le principe est très ressemblant à Romance of the Three Kingdoms 13. Vous cliquez où vous voulez vous rendre, et vous avez un système pour mettre le jeu sur pause (pendant lequel vous pouvez équiper vos soldats par exemple), la première vitesse et la deuxième vitesse. Généralement, la première vitesse n’est pas trop utilisée, sauf quand vous avez besoin d’arriver de jour dans une ville. Il y a un système de nuit et de jour instauré ce qui permet d’arriver dans une ville et d’avoir accès à tout de jour et de soir seulement à la taverne. Cette alternance est tout de même importante, car par exemple, les quêtes comme assassiner les loups-garous et protéger le village des invasions de nécromanciens se passent essentiellement de nuit. De plus, tous les après-midi vous déboursez de l’argent pour payer vos soldats. Vous devez vous assurer que vous avez assez de nourriture pour tout le monde. Vous traînez un inventaire d’outils pour entretenir l’équipement de vos mercenaires­.  Vous devrez gérer des produits pour que vos hommes se soignent. Vous devrez entretenir leur moral sinon certains auront peut-être envie de déserter.

Même pas de danseuses?

N’en déplaise à la gente féminine, c’est un jeu de gars. Il n’y a que des personnages masculins. Pour augmenter le moral des troupes, vous devez gagner des combats, combler leur besoins et les amener à la taverne. Bon, des danseuses ou des prostituées auraient pu être une idée, car des mercenaires ne sont pas nécessairement des fermiers fidèles avec une femme et trois enfants. Certains, dans leur description, ont déjà tué leur femme, alors je ne croirai jamais qu’ils sont devenus chastes tout d’un coup. À moins que ce qui les intéressait depuis le début était de se retrouver seuls avec 19 hommes.

Donne-moi ton cougar, j’te donne mon guépard, un échange de félins! - Les Denis Drolet

Un aspect du jeu qui est intéressant afin d’augmenter ses revenus est le système d’échange. Par exemple, vous arrivez dans une ville spécialisée dans le bois, vous achetez des planches à rabais et vous les revendez avec 100 d’or de profit! Bien que cet aspect soit présent, il n’est pas possible de recycler sa troupe de mercenaires en caravane afin de faire fortune dans le commerce. C’est peut-être un point qui serait intéressant d’exploiter dans une suite.

 

Laisser le sang couler sous les ponts

En résumé, ce jeu est magnifique. Je ne m’attendais pas du tout à ça et c’est une expérience très agréable. Si vous êtes capable de passer au-delà des graphismes, vous trouverez des jours et des jours de plaisir. Un petit bijou passé inaperçu, mais que tous les fans de Heroes of Might and Magic ou de Braveland devraient se procurer sans hésiter!

 

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Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
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