GNOG – Une idée derrière la tête

Les jeux de puzzle intense comme Snakebird, Cosmic Express, ou She Remembered Caterpillar sont tout à fait géniaux, mais il arrive qu’on soit juste trop épuisé pour y jouer après une journée de travail. Il y a des jours où on souhaite profiter d’un divertissement plus léger, quelque chose pour éliminer le stress au lieu d’en ajouter.

GNOG fait partie de cette nouvelle vague de jeux de casse-tête relaxant et minimaliste qui mise sur la découverte et l’expérimentation. Ce sont des jouets avec lesquels on s’amuse, mais aussi des œuvres d’art interactives. Ça vient généralement avec une esthétique aux couleurs vives et unies et une trame sonore joyeuse et zen. Hohokum, Empty, Islands : Non-Places, Vignette, Windosill, ou même Metamorphabet, à la limite, en sont tous. Chaque fois, je m’en régale.

C’est le studio montréalais Ko-op qui nous propose GNOG, des têtes de monstres géantes qui sont recouvertes de boutons et leviers de toute sorte. À l’intérieur de celle-ci se cachent de petits personnages qui y habitent. C’est en résolvant les problèmes de ces minuscules monstres que vous atteindrez le but ultime : faire danser la tête sur une musique joyeuse. Adieu le coup de cafard!

Il peut s’agir de réparer un vaisseau spatial, aider un cambrioleur à dévaliser des maisons sans se faire prendre, ou encore cuisiner pour des animaux affamés. Bref, on ne sait jamais ce qui se cache dans ces têtes colorées.

Chaque niveau se termine en une dizaine de minutes. J’avoue avoir été quelquefois déçu par la simplicité de certains casse-têtes (nous n’avons parfois qu’à appuyer sur tous les boutons visibles), mais comme j’ai mentionné plus haut, c’est un jeu pour relaxer, pas pour se casser la tête.

Mais après le 9e niveau, il se passe un truc épouvantable : le jeu se termine. On réalise alors qu'il souffre d’un manque de contenu. Je ne soulève pas ce point pour une question de prix ou de durée, simplement qu’on reste sur notre faim. Des niveaux de GNOG, j’en aurais dévoré pendant des heures. Le concept permet une liberté artistique immense, on a donc l’impression de n’avoir vu qu’un minuscule échantillon de ce qui était possible. Si ça se trouve, c’est un gage de qualité, comme quoi GNOG assez original et intéressant pour en vouloir plus.

De GNAH! à GNOG

Ce qui est étonnant dans tout ça, c’est que les premières images de GNOG, (originalement nommé GNAH!) ont fait surface sur le web en 2013. J’ose croire que l’équipe de Ko-op Mode a été appelée à travailler sur d’autres projets (comme l’extension Mirror Of Spirits pour Lara Croft GO), ce qui expliquerait les trois années de développement du jeu! Lorsqu’on retrace l’historique du dévoilement d’images du jeu, on remarque qu’une quantité importante de contenu a été coupée au montage. Même la bande-annonce d’octobre 2016 contient un niveau complètement absent du jeu. Une vingtaine, voire quinzaine de niveaux aurait éliminer toutes mes plaintes, même si certaines avaient été moins marquantes que d’autres. Ko-op nous ont promis des surprises dans les prochaines semaines, il y a tout de même une chance de voir apparaître du contenu supplémentaire, qui sait.

Il faut tout de même applaudir le travail de design visuel et sonore dans chacun des niveaux. Le choix des formes, des couleurs, des sons et de la musique forme un univers homogène tout en étant unique et inventif, à chaque fois. Les effets sonores, couplés avec l’interaction possible avec presque tous les objets nous donnent un sentiment très tactile, comme si nous avions un casse-tête chinois entre les mains.

Merveilleux en VR

Là où le jeu rayonne, c’est avec l’utilisation du PlayStation VR. Tout comme Thumper, le VR n’est pas obligatoire, mais ça nous inclut dans cet univers et nous aide à oublier tout le reste. Je danse autour du mot «immersion» utilisé à outrance lorsqu’il est question de VR, mais il faut bien admettre que c’est exactement ce dont il est question. En 3D, tous ces visuels cartoonesque nous donnent encore plus l’impression qu’on a un objet physique devant nous, augmentant le cet effet tactile mentionné plus haut.

GNOG est tellement chaleureux et accessible qu’il est facile à recommander à tout amateur d’expériences reposantes et fascinantes. Le prix d’entrée en vaut la peine, si ce n’est que pour savourer cette oeuvre d’art étrange et mignonne. C’est un indispensable pour les détenteurs de PlayStation VR, et un petit jouet à essayer pour les autres. Il est présentement disponible sur PlayStation 4 (et PS VR) et le sera plus tard cette année sur PC Mac et iOS.

Mignon et relaxant
7.5
Mignon et relaxant

GNOG est tellement chaleureux et accessible qu’il est facile à recommander à tout amateur d’expériences reposantes et fascinantes. C’est un indispensable pour les détenteurs de PlayStation VR, et un petit jouet à essayer pour les autres.

Les plus
  • Ambiance visuelle et sonore remarquable
  • Support VR
Les moins
  • Contenu limité
  • Casse-tête parfois très simple
  • 7.5
Catégories
CritiquesPC / MACPlaystation
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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