À vos manettes! : ces jeux jamais terminés

Nouvelle semaine ? Nouvelle sélection !

Il y a certains jeux qui nous marquent plus que d'autres, si bien que nous leur portons un amour inconditionnel et que nous sommes prêts à vanter leurs mérites à tout le monde. Mais il arrive aussi que, malgré tout l'amour que nous leur portons, il nous soit impossible de les terminer.

Nos rédacteurs vous proposent quatre de ces jeux qu'ils n'ont jamais terminés, même s'ils sont excellents, faute de temps, suite à la sortie d'un nouveau titre ou encore suite à une baisse d'intérêts après 80 heures de jeu.

J’ai dû littéralement jeter la pièce pour faire mon choix, tant ma bibliothèque Steam est majoritairement composée de jeux entrant dans cette catégorie. Le décrochage vidéoludique est une plaie chez moi : trop long, trop dur, ou juste interrompu par un nouveau jeu irrésistible; les causes sont multiples. Et à chaque sortie d’un nouveau DLC, le sentiment de culpabilité revient, telle une plaque d’eczéma chronique revenant avec le printemps. Le cas de Dark Souls réunit un peu toutes ces raisons dans mon cas. Sa réputation n’est plus à faire, tant par sa qualité que par le niveau d’engagement exigé. Le dernier contenu additionnel sonnant le chant du cygne d’une franchise ayant profondément marqué l’industrie, au point d’y attribuer un phénomène de “darksoulisation” des jeux, je me devais d’y rendre hommage : Dark Souls 3 et son dernier ajout, The Ringed City, posent un point final à un titre fabuleux, profond, nébuleux et au credo unique : respecte le jeu, il te le rendra au centuple.

J’étais profondément excité pour cette suite si attendue. Un Fallout pour la nouvelle génération de console! Bethesda allait enfin pouvoir se délier les jambes et profiter d’une technologie robuste à la hauteur de leurs ambitions créatives!

Pourtant, mes premières heures de jeu ont été tapissées d’un étrange et constant sentiment de déjà vu. J’avais l’impression de revisiter les mêmes sentiers battus. Autant au niveau du combat que des environnements étonnamment familiers.  J’ai passé d’innombrables heures dans Fallout 3 ainsi que dans New Vegas. Il est donc possible que mes attentes probablement trop élevées m’aient empêché d’apprécier complètement le nouvel univers proposé. Ceci dit, j’aurais voulu quitter le sol américain pour découvrir une portion inconnue de ce monde post-apocalyptique ou encore incarner un Mutant, une Ghoul ou même un Androïde. Le jeu semble jouer de prudence en misant sur ce qui marchait bien sans véritablement prendre de risques et, à ce compte, j’ai les mêmes impressions du côté de Mass Effect: Andromeda.

Fallout 4 est un très bon titre et j’ai constamment envie de me replonger dans le Commonwealth. Je vais certainement y jouer au courant des prochains mois, mais je ne pensais jamais qu’il me faudrait un petit effort soutenu et un brin d’auto-discipline pour terminer l’un des jeux que j'attendais le plus dans les dernières années.

Un jeu à monde ouvert se déroulant dans les années 1940 à Paris? Oui je le veux! Pandemic, le développeur de la série Mercenaries, propose d'incarner un Irlandais qui veut se venger de la mort de son partenaire. La jouabilité est la même que dans leur précédent titre, mais le décor est plus que différent. Certes il y a plus d’édifices dans la capitale de la France que dans les forêts et jungles du Venezuela, mais la direction artistique est extrêmement bien exploitée : lorsque nous entrons dans un territoire occupé par les nazis, tout devient graduellement noir et blanc, excepté les sources de feu et de lumières, qui reflètent en jaune et en rouge. En tournant seulement un coin de rue, on se croirait dans le film de Spielberg La Liste de Schindler.

J’ai recommencé ce jeu trois fois déjà, et la raison pour laquelle je ne l'ai toujours pas fini, c'est les fameux emblèmes à détruire. À travers la ville, il y a beaucoup d’équipements, de monuments, de drapeaux et de symboles de l’armée allemande, et tous peuvent être détruits. Étant une personne qui aime compléter les jeux à 100 % en effectuant toutes les quêtes secondaires possibles, je me lassais rapidement puisque je ne pouvais pas continuer l’histoire si la carte n’était pas selon mon désir. Si je voulais y rejouer quelques mois plus tard, il fallait que je recommence ma partie, puisque je l'effaçais par rage contre le titre. Un jour j’aurai le courage de le terminer!

Je fais partie de ceux qui ont adoré Final Fantasy XIII. Donc, quand Final Fantasy XIII-2 est sorti, j'étais fort content de pouvoir me replonger dans la série Fabula Nova Crystallis.

Quant au dernier titre, Lightning Returns, j'y ai joué. Plusieurs fois. Mais, il y a toujours une raison qui vient m’éloigner du jeu. Et pourtant, je l'adore. Je trouve que ces mécaniques sont suffisamment complexes et bien intégrées. Mais, surtout, je dirai que c’est son histoire et son univers sombre, voire glauque, qui me plaisent particulièrement. Le jeu me zyeute et me juge encore aujourd’hui du haut de ma bibliothèque. Malgré tout, je peine à le terminer. Je dois avouer que, comme avec n'importe quelle série, je sais que je subirai une sensation de vide une fois le jeu complété, un vide douloureux, comme si je mettais fin à une histoire qui n'en méritait pas. Et c'est cette appréhension de mettre fin à la série qui me retient depuis trois ans.

Cet été, je compte bien me replonger dans cet univers fantastique. Mais je le ferai de façon à bien compléter la boucle : en refaisant au préalable XIII et XIII-2. Ça sera long, mais c'est un mal nécessaire pour profiter, au mieux, de la fascinante épopée de Square Enix. Mais ça, c’est si je réussis à me convaincre d’y replonger malgré la mer de jeux sortis depuis. C’n’est pas gagné…

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Jeux
Ce fut en écoutant Navi qu’il est tombé à jamais dans le jeu vidéo. Et en voulant se relever, il découvrit la Force. Geek et gamer (et traducteur quand il peut), il est un inconditionnel de Nintendo, des RPG et des jeux de stratégie. Entre deux Final Fantasy, il s’intéresse à la localisation des jeux et à leur impact socioculturel.
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