À vos manettes ! : des collectibles pour les gouverner tous

Nouvelle semaine ? Nouvelle sélection !

Source de conflits au sein des joueurs et joueuses, les collectibles, ces petits - parfois gros - objets/notes/étoiles à accumuler dans tout jeu, modifient certainement la façon dont les jeux sont perçus et analysés.

Qu'on soit pour ou non l'intégration des collectibles, on finit, bien souvent, à se laisser tenter par le jeu. Tant qu'à ramasser les bananes d'or de Donkey Kong 64, aussi bien toutes les ramasser, non ?

Cette semaine, nos rédacteurs vous parlent de quatre jeux qui, pour eux, ont valu la peine d'investir des heures supplémentaires dans la quête hasardeuse d'accumuler des collectibles.

  • Beyond Good & Evil - PS2, GameCube, Xbox, PC, PS3, Xbox 360 - Marc Shakour

Il existe des jeux avec de multiples types de collectibles à récupérer :  des pièces jaunes, bleues, rouges, étoiles, lums...

Et puis il y a Beyond Good & Evil avec ses perles et ses photos d’animaux à prendre. Et c’est tout ce qu’il faut. Il y en a suffisamment pour durer longtemps, mais pas trop pour trouver ça ennuyant.

C’est équilibré, juste, totalement facultatif et du coup c’est plaisant à faire. On ne te frustre pas avec des objets que tu ne peux plus récupérer après une certaine étape. Tout est bien introduit et agréable.

Je trouve la chasse aux collectibles amusante uniquement lorsqu’elle me donne l’impression de progresser, lorsque ce que n’est pas juste une excuse que le développeur nous donne pour nous faire croire que son jeu de 15 heures à une longue durée de vie. Dans Crackdown, c’était déjà amusant de sauter d’un toit à l’autre, mais puisqu’il y avait des orbes à collectionner PARTOUT (voir image ci-dessous), ça nous donnait une raison pour lâcher son fou. Les « agility orbs » augmentait votre habileté à sauter et à grimper d’une façon permanente: c’est elles qui, à la longue, vous donnaient des pouvoirs surhumains jusqu’à ce que vous ayez facilement accès au plus haut sommet de Pacific City. Les « hidden orbs » qui vous forçaient à creuser un peu plus, mais augmentaient toutes les autres statistiques de votre personnage. Crackdown reste une de mes expériences favorites sur Xbox 360; c’était un des rares cas où l’exploration était une partie intégrante du gameplay. J’ai donc bien hâte de voir ce que nous réserve le troisième opus le 7 novembre prochain.

Je ne crois pas être le fan numéro 1 des collectibles en général. Je suis plutôt le type de joueur qui souhaite battre le boss final, et puis passer au prochain jeu, dans le vain espoir d’un jour réussir à réduire mon backlog.

Mais Donkey Kong Country Returns a réussi à m’avoir avec ses pièces de puzzle. C’était un formidable défi de toutes les récupérer. Simplement terminer les niveaux n’est déjà pas tâche facile, c’est encore pire si on cherche à compléter le puzzle.

En soi, elles ne servent pas à grand-chose; amasser les pièces nous permet simplement d’admirer des images et des dioramas. Mais elles ont une fonction supplémentaire : séparer les gorilles des enfants.

  • Lego Lord of The Rings - Android, iOS, Windows, OS, 3DS, DS, PS3, PS Vita, Xbox 360, Wii - Pierre Gabriel Dumoulin

Collectionner des trucs dans des jeux vidéo, c'est loin d'être dans mes habitudes. J'accumule au fur et à mesure que je joue, et puis basta. J'avais essayé, jadis dans mes années d'insouciance vidéoludique, d'amasser toutes les plumes d'Assassin's Creed 2. Pas parmi mes meilleures idées, disons.

Mais j'ai un faible pour les Lego. Quand la série Star Wars est arrivée en Lego, je m'y étais lancé. Je voulais accumuler tous les minikits, les briques rouges, etc. Mais je n'y arrivais jamais : je me lassais après l'Épisode 3. Quand j'ai mis la main sur Lego Lord of The Rings, par contre...

Une rare pulsion s'est emparée de moi : en une semaine, je le terminais à 100 %. Je l'ai dévoré, moi qui déteste refaire six fois les mêmes tableaux. Mais la disposition des tableaux dans la Terre du Milieu, la profusion de personnages, les façons très Lego de tricher aux règles du jeu m'ont aidé dans le projet. La facilité avec laquelle on peut trouver les minikits (taper tous les buissons de chaque tableau just in case, ça m'énerve)... Bref. C'était tout en douceur, sans se forcer, dans un univers coloré et drôle. La difficulté d'obtention des minikits n'était pas très élevée : il fallait être un peu patient, et c'était tout. Aucunement une façon de punir le joueur ou de lui compliquer la vie : les collectibles devenaient une nouvelle façon de redécouvrir les tableaux et de profiter de tous les clins d'oeil à l'univers du Seigneur des Anneaux.

Catégories
Jeux

Ce fut en écoutant Navi qu’il est tombé à jamais dans le jeu vidéo. Et en voulant se relever, il découvrit la Force. Geek et gamer (et traducteur quand il peut), il est un inconditionnel de Nintendo, des RPG et des jeux de stratégie. Entre deux Final Fantasy, il s’intéresse à la localisation des jeux et à leur impact socioculturel.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet