Ironcast – Solide et brillant

En tant qu’amateur de jeux de puzzle, je dois dire que j’adore ma Switch jusqu’à maintenant. Je me lance constamment dans de courtes parties de Puyo Puyo Tetris ou Magical Drop dès que j’ai quelques minutes. Je viens tout juste d’ajouter un titre indispensable à ma collection de jeux de casse-tête qui sont idéaux pour le mode portable, et j’ai nommé, Ironcast!

Il est disponible sur Steam depuis mars 2015, l’était sur PS4 et Xbox One un an plus tard, mais c’est le 10 août dernier qu’il a fait son entrée sur Switch. À première vue, on pourrait penser qu’il n’est qu’un clone de Puzzle Quest, mais ce n’est pas du tout le cas. Chacun de ses aspects est une amélioration (à mon avis) par rapport à son inspiration.

Plus unique qu’il ne semble l’être

Malgré son apparence familière, Ironcast n’est pas un match-3 ! On doit tracer une ligne (qui peut aussi aller en diagonale) qui collecte des pièces de couleurs identiques. Les connaisseurs ont aussitôt un jeu mobile en tête : Dungeon Raid, qui utilisait effectivement le même principe de tracé de ligne, mais qui était beaucoup plus léger en termes de stratégies.

La grille contient cinq types de pièces. Lorsqu’on en récolte, elles s’accumulent dans une réserve.
-Les munitions (mauve) nous permettent d’utiliser nos armes
-L’énergie (orange) nous donne la possibilité d’activer le bouclier, ou faire marcher le mech, ce qui nous permet d’éviter les attaques.
-Cooldown (bleu). Si vous effectuez trop d’actions, votre système surchauffe et ça vous blesse. Le cooldown permet d’éviter ceci.
-Réparation (vert), sert à réparer les parties endommagées de votre mech.
-Scrap (jaune). La monnaie du jeu. Vous pourrez vous en servir entre chaque combat pour acheter des améliorations ou réparer votre vaisseau.

Chaque tour vous donne droit à DEUX tracés de ligne. Il ne s’agit donc pas seulement d’un jeu d’observation où il faut trouver des combos, mais plutôt de stratégie où l’on doit choisir de quelle pièces nous avons réellement besoin. Offense ou défense? Attaquer l’ennemi ou ériger un bouclier qui vous donnera l’occasion de faire le plein de cooldown et de pièces de réparation au prochain tour ?

On peut aussi choisir de ramasser n’importe quelle pièce de la couleur dont on a besoin (un minimum de deux), sans être bloqué comme dans les match-3 lorsqu’il n’y a qu’une seule possibilité de match. Dans la grille de Ironcast, on y retrouve aussi des pièces rares, des « liens » qui permettent de continuer votre trait vers une deuxième couleur en un seul tracé.

Salut les mechs !

Évidemment, il n’y aurait pas de tactique à manigancer si nous n’étions pas confrontés à des adversaires redoutables. Ironcast se joue toujours en 1 contre 1 (ordinateur seulement), mais contrairement à Puzzle Quest, l’adversaire n’utilise pas la même grille que vous! Quel soulagement ! C’était selon moi la frustration, lorsque l’IA gâchait vos stratégies à chaque tours, en volant les meilleures pièces et assemblant des combos jusqu’à ce que vous crouliez sous l’injustice. Dans Ironcast, il n’y a pas de combo : uniquement les pièces qui passent sous votre tracé sont accumulées. La chance a donc un rôle moins important, si ce n’est la couleur aléatoire des nouvelles pièces qui rempliront les trous.

Deuxième point extrêmement important : les dommages sont faits à l’adversaire uniquement en utilisant vos armes (pas par des pièces « crânes » sur la grille, comme dans Puzzle Quest). Au lieu d’attendre que les possibilités d’attaques tombent du ciel, on remplit nos stocks de munitions (pièces mauves), et on décide lorsqu’on souhaite attaquer. On peut attaquer avant notre première ligne, entre les deux ou après, et le nombre de fois que notre stock de pièces nous le permet. En gros, chaque mouvement est calculé, plutôt que de simplement faire des matchs et attendre d’en voir le résultat.

Entre chaque combat, vous aurez l’occasion d’améliorer votre mech à l’aide de nouvelles armes, boucliers, et moteurs, mais aussi quatre compétences passives et quatre pouvoirs (qu’on peut activer pendant les combats). Ceux-ci sont disponibles pour l’achat, mais vous sont aussi donnés gratuitement à chaque montée de niveau. Ces habiletés modifient grandement votre façon d’approcher chacun des ennemis.

Surprise, c’est un rogue-lite !

On améliore son mech, on obtient de nouvelles compétences, on fait quelques missions, mais tout à coup, on subit trop de dommage dans un combat, et paf ! Game over! C’est à ce moment qu’on apprend que le jeu est en fait un rogue-lite : notre « run » nous donne des médailles avec lesquelles ont peut acheter des améliorations permanentes qui nous aideront à être plus fort, pour nous rendre de plus en plus loin à chaque séance de jeu. C’est aussi de cette façon qu’on débloque de nouveaux personnages et vaisseaux.

L’aspect rogue-lite est le bienvenu, puisqu’il ajoute énormément de rejouabilité. Au lieu de passer à travers un scénario linéaire, on essaie plutôt de survivre le plus longtemps possible, sachant qu’il y aura une récompense au bout. Les missions ne sont pas imposées : on vous en propose trois à chaque fois, c’est à vous de choisir celle qui vous intéresse le plus, selon la difficulté et récompense proposée, ou une petite facile si votre mech a besoin de temps pour se remettre du dernier combat.

Sinon, je dois avouer que la thématique steampunk (toujours associée à l’Angleterre du 19e siècle) tombe dans le domaine du déjà vu. Les dialogues ne sont pas particulièrement mémorables non plus, mais soyons honnête, c’est loin d’être l’attrait principal d’un jeu de puzzle comme celui-ci.

Malheureusement, Ironcast a un défaut indéniable : son interface est exactement la même que la version PC. On se retrouve donc avec du texte incroyablement petit, qui cause un problème en mode portable. C’est lisible, mais dans un métro qui gigote, c’est une torture. Je vous suggère fortement de compléter le tutoriel sur votre téléviseur afin de vous assurer de comprendre les mécaniques de jeux avant de l’amener sur la route.

D’ailleurs, ça explique pourquoi ce n’est pas un jeu mobile. L’interface est très complexe pour un petit écran de téléphone. Comprenez-moi bien : ce n’est pas dû à un mauvais design. Chaque élément du menu est facilement accessible avec les gâchettes, c’est juste qu’il y a beaucoup d’informations à afficher à l’écran.

Ironcast est donc un excellent jeu de puzzle, plus unique qu’on pourrait croire, parfait pour la portabilité de la Nintendo Switch, mais il est aussi agréable sur les autres plateformes. Les amateurs de Puzzle Quest seront ravis.

 

Solide et profond
8.5
Solide et profond

Ironcast est un excellent jeu de puzzle, avec une profondeur surprenante et plus unique qu'on pourrait le croire.

Les plus
  • Beaucoup de profondeur stratégique
  • Idéal pour une console portable
  • Rejouabilité infinie
Les moins
  • Texte beaucoup trop petit
  • 8.5
Catégories
CritiquesMicrosoftNintendoPC / MACPlaystation
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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