Les jeux de 2013 que vous devez absolument jouer avant de vous acheter une nouvelle console

C'est ce temps de l'année, où on vous déluge de listes de choses que vous devez jouer/lire/faire pour être certain d'avoir passé une bonne année. Puisque c'est un site de jeux vidéos, cette liste se concentrera sur des jeux qui sont sortis en 2013 que vous devez définitivement jouer avant de considérer une nouvelle console.

DmC: Devil May Cry

Oui, le reboot de la série de jeu d'action. Plusieurs se sont plaints qu'il n'a pas les cheveux blancs (qui, soyons honnêtes, est la plainte la plus insipide que vous pouvez trouver pour ne pas jouer à un jeu), ou que le jeu se joue à 30 FPS (Jouez-le sur PC pour avoir l'expérience 60 FPS.). Ceux qui y ont joués avec une mentalité de "Impressionnez moi" se sont retrouvés à découvrir qu'on avait droit à un Dante qui était le même personnage, mais avec une saveur occidentale au lieu d'une saveur de dessin animé japonais. Sans compter une des meilleures trames sonores de jeu en son genre depuis longtemps.

C'est similaire mais différent, du déjà vu mais rafraîchissant. C'est cru mais poli. Bref, Team Ninja on fait un bel effort, et ont produit un des meilleurs Devil May Cry, se situant aisément en dessous de Devil May Cry 3. Parlant de Ninja...

Mark of the Ninja

Oui, le jeu est sorti en 2012 sur Xbox 360, mais il est sorti en 2013 sur PC (ou, du moins Linux et OSX). Un excellent jeu d'infiltration où vous jouez un titulaire Ninja, présenté dans un style bi-dimensionnel animé d'une fluidité exceptionnelle (aussi voir: Shank), et une jouabilité donnant la pleine liberté au joueur. Il y a une histoire, mais tout comme Dishonored (un autre excellent jeu d'infiltration à jouer) elle sert plus d'excuse pour avancer dans les tableaux.

Mais si votre appétit pour des jeux d'infiltration a été laissé sur sa faim après les derniers Metal Gear, Splinter Cells et Assassin's Creed (oui, c'est une série de jeux d'infiltration. Surprenant, je le sais, après tout ce parkour), Mark of the Ninja saurait vous satisfaire.

The Stanley Parable

Vous êtes Stanley. Stanley est devant son ordinateur. Comme vous. Stanley a un travail ennuyeux, mais il ne s'en plaint pas. Comme vous, probablement. Stanley se fait dire quoi faire à tous les jours et il le fait. Comme vous. Un jour, Stanley ne reçoit plus d'ordres. Stanley décide de voir ce qui se passe. Le narrateur désapprouve et recommence le jeu. Le jeu change un peu. Puis, un moment donné, le jeu devient autre chose. Le jeu devient quelque chose qu'il était et passe dans un couloir où vous étiez déjà mais vous n'avez même pas tourné de coin qu'est ce qui se passe pourquoi est-ce que ça ne se termine pas je ne comprends plus heille j'ai oublié d'utiliser de la ponctuation.

C'est à peu près la façon la plus simple de décrire The Stanley Parable. Un jeu qui offre une narration superbe, et une exploration de la nature du choix dans un jeu vidéo tout avec un humour très Anglais (d’Angleterre, pas Westmount). Oh, et contrairement à ce que le titre de l'article suggère, vous ne terminerez pas The Stanley Parable. La fin n'est pas la fin n'est pas la fin n'est pas la fin...

Gone Home

C'est vraiment difficile de parler de Gone Home sans trop en révéler. C'est un jeu bâti sur l'engin de Amnesia, donc on s'attend à un certain niveau d’interaction et d'horreur, mais ça n'est pas aussi spécifiquement simple que ça. Parmi la foule de nouveaux jeux d'horreur qui viennent où le bût est de vous provoquer un arrêt cardiaque intense (Dead Space, Outlast, Batman: Arkham Origins), Gone Home a une approche plus similaire à Silent Hill (les vieux Silent Hills) où l'horreur vient vous chercher sous la peau et il y a toujours une tension en ouvrant une nouvelle porte de la maison pis on se dépêche à allumer toutes les lumières.

Mais, pourtant, ça n'est pas en soi un jeu d'horreur. C'est tout de même très intéressant, et adapté à un esprit plus, disons, ouvert que le joueur moyen. À vingt dollars, je dirais que le jeu est effectivement un peu trop cher pour ce que la totalité de l'expérience donne, mais ça vaut définitivement un coup d'oeil.

The Last of Us

Considérant qu'ils se sont fait connaître pour Crash Bandicoot, il faut dire que les jeux récents de Naughty Dog sont beaucoup plus "adultes" qu'un cochon-rat anthropomorphe souriant. Nous avons eu droit à une trilogie de jeux se décrivant aisément comme Indiana Jones par l'entremise de Joss Whedon, et maintenant The Walking Dead mais avec des champignons. Oui, des zombies à base de champignons. Ça sonne ridicule, mais il y a déjà un type de fongus qui le fait aux fourmis, alors il n'est pas implausible de croire que ça pourrait évoluer et affecter les humains.

Il n'y pas beaucoup que je puisse dire sur The Last of Us qui n'a pas déjà été dit, mis à part ceci: Si vous voulez vraiment jouer à un jeu où il y a une importance mise sur la narrative mais qui n'a pas honte d'être un jeu vidéo, The Last of Us est définitivement quelque chose qui doit se retrouver sur votre liste. Évitez vous le traumatisme crânien qu'est la putréfaction de David Cage et jouez à The Last of Us.

Même que, je dois vraiment questionner quiconque trouve que David Cage est moindrement un génie. C'est tout simplement un idiot qui pète par le mauvais trou. Il dit qu'il veut nous donner des narratives intéressantes, mais ne fait que sortir des imbécilités semi-interactives à la Dragon's Lair, mais par l'entremise de polygones, tout en déclarant un intérêt pour que l'industrie du jeu devienne plus comme Hollywood. Je dirais qu'il a bien approché son but puisque Beyond: Two Souls peut être terminé en laissant la manette par terre tout en mangeant du pop corn. Dragon's Lair, qui est sorti en 1983 était beaucoup plus intéractif qu'un jeu sorti en 2013!

Même que ça se voit de plus en plus dans trop de jeux. On simplifie (lire: enlève) le contrôle au joueur pour nourrir une narrative qui, généralement ne vaut même pas l'attention qu'on tente de lui apporter. Vous savez qu'il y a problème dans votre équipe narrative quand votre meilleur jeu, côté histoire, est une parodie/hommage aux films d'action des années 80 et non le jeu qui a servi d'engin d'origine; ou votre franchise à pas-vraiment-assassins; ou l'autre cochonnerie à simulation militaire qui, au bout du compte, est devenue Halo, mais avec des balles; ou votre jeu hyper sérieux, hyper furieux, à propos d'un gars qui fiste au visage des bandits pendant qu'il est en pyjama.

Même que je n'arrive pas à générer un intérêt pour les nouveaux PCs limités que Sony et Microsoft essaient de nous vendre sans blague comme des consoles de jeux.

Je ne sais pas pour vous, mais on dirait que plus ça va, plus que les grands jeux sont d'un ennui profond. 2013 n'était pas si inspirant, toute somme faite, puisque je sais que certains jeux auxquels j'ai joué cette année ne feront pas un retour à long terme, mais je joue toujours à des jeux sortis il y a dix ans. J'ai peur pour 2014, puisque je n'arrive pas à penser à un jeu qui suscite mon intérêt.

À moins que Sony ne finisse par sortir The Last Guardian. Sur PS3. À 30$, en guise de pardon pour le délai.

Bye bye 2013.

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Critique aux goûts tranchants et développeur de jeux indépendant, Moustafa se plaint beaucoup, même trop (et sans cesse, ça nous agace), mais cherche à pousser la critique constructive dans l'industrie.
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