Velocity 2X, le shoot ’em up nouvelle génération

Velocity 2X Bannière
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Velocity (PS3/PSP) et Velocity Ultra (sa version remastérisée sur Vita/Steam) sont plutôt originaux. Un mélange entre le space shooter vertical et une mécanique de téléportation unique pour le genre fait de Velocity un jeu incontournable. Le résultat donne un cocktail d’adrénaline et de plaisir assez explosif. 

Le concept de Velocity encourage clairement les speed run, avec un bouton qui accélère votre vaisseau, vous permettant d’atteindre l’objectif de temps pour l’obtention de médailles. Étonnamment, la série Velocity ne focalise pas sur les ennemis à abattre ou sur le danger que ceux-ci représentent. Le but ultime est de collectionner tous les jetons bleus (capsules contenant des survivants) dans un niveau, en un minimum de temps possible. Des ennemis sont présents, souvent sous forme de canons fixés sur des murs, mais ne posent jamais un réel danger : ils ne peuvent que vous ralentir. D’ailleurs, votre nombre de vies n’est pas compté dans Velocity. Mourir ne fait que vous enlever du précieux temps.



L’aspect « puzzle » arrive avec les interrupteurs qui doivent être actionnés dans l’ordre pour désactiver des champs magnétiques mortels. Ces interrupteurs se trouvent souvent sur des chemins totalement séparés. Il faut donc déposer un téléporteur aux bifurcations, agissant comme un « checkpoint » où vous pourrez vous téléporter plus tard pour emprunter une autre route. Certes, l'effort de réflexion n'est pas considérable, mais nécessite tout de même une mémorisation de l’emplacement des interrupteurs, afin de tout déverrouiller en gaspillant le moins de temps possible. Tout ceci est présent dans Velocity/Ultra et l’est aussi dans Velocity 2X. Cette suite contient tout de même des graphismes améliorés (à 1080p et 60 fps) sur PlayStation 4 et PS Vita. La trame sonore s’est aussi refait une beauté, conservant les mêmes mélodies, mais ajoutant beaucoup plus d’instruments et de nuances. Velocity 2X screenOutre les changements visuels et sonores, 2X ajoute une toute nouvelle dimension avec des sections de plateforming. Elles superposent le gameplay déjà excellent de Velocity avec ce nouvel aspect, qui se joue plus comme un endless runner qu’un Metroidvania. Un seul chemin est disponible en général, et vous ne prendrez pas le temps d’explorer le décor : le but reste de faire le meilleur temps possible. Vous pouvez donc courir avec le bouton R2 et vous téléporter avec le bouton « carré » pour passer à travers les murs qui bloquent votre passage, exactement comme les sections en vaisseau. La principale différence, c’est qu’on vous donne un fusil dont la mire se contrôle à 360 degrés avec le joystick droit, et que vous devez sauter rapidement d’une plateforme à l’autre en évitant le métal brûlant qui vous tue instantanément. Par contre, ce fusil multidirectionnel ne peut pas être utilisé en courant, vous obligeant à ralentir, ce qui coupe la vitesse de gameplay. Un deuxième fusil débloqué plus tard vous permet de faire feu en courant, mais tire seulement devant vous. Un nouvel élément du gameplay peut cependant laisser perplexe : le lanceur de téléporteur. Dans un jeu où la rapidité d’exécution est cruciale, ce nouvel outil vous oblige à vous arrêter et prendre le temps de viser, comme vous le feriez pour une grenade, pour faire passer le téléporteur par une toute petite ouverture. Le temps mort amplifié par un contrôle peu précis pour ce lancer peut totalement gâcher votre tentative de speed run.



Le premier jeu ne mettait en scène qu’un simple vaisseau, mais l’introduction des sections de type plateforme dans 2X a obligé les développeurs à introduire et développer le personnage que l’on voit à l’écran. On a donc droit à une scène de dialogue avant chaque niveau, et c’est à ce moment qu’on constate que l’écriture de scénario n’est pas la force de Futurlab. Les dialogues ne sont pas excessivement mauvais, mais simplement inintéressants. De toute façon, Velocity reste un jeu simple qui ne nécessitait pas une histoire intéressante pour accrocher les joueurs. Avec 50 niveaux, tout comme Velocity Ultra, on peut terminer Velocity 2X en quelques heures. Les niveaux se débloquent avec de l’expérience accumulée en effectuant des temps ou un pointage record, ou en récupérant tout les cristaux roses (dans les sections platforming) et les ovales bleus (appelés les survivants [?] dans les sections space shooter). Cette barrière d’XP est faite pour vous bloquer dans les dix derniers niveaux, vous obligeant à revenir en arrière pour améliorer vos statistiques. C’est en fait une excuse pour allonger la durée du jeu, qui se terminerait en 4 à 5 heures environ. C’est une des rares fois où je me permets de dire que le jeu est trop court, et c’est principalement dû au plaisir que j’y prends à y jouer. Il est tellement amusant qu’on en voudrait plus! Et il y en a plus… malheureusement. Depuis le jour de la sortie du jeu, un pack de niveau est disponible sur le PlayStation Store pour trois dollars. C’est un peu dommage, puisqu’on aurait aimé que le jeu de base ait plus de contenu, mais en même temps peut-être que c’est une façon de rentabiliser le jeu, qui est gratuit pour les membres de PlayStation Plus. Sinon, il est disponible pour vingt dollars. Il a beau être plaisant à jouer, le prix d’entrée est trop élevé selon moi. Personnellement, je vous conseille plutôt de vous abonner à PlayStation Plus, et de profiter de ce jeu pendant qu’il est gratuit.

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C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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