Scratches : raconte-moi une histoire… Effrayante!

Avez-vous déjà été hanté par un jeu? Du genre que vous ne pouvez vous empêcher d’y penser, même après l’avoir terminé? Si seulement vous avez eu le courage de le terminer? C’est l’effet que m’a fait Scratches : dans l’antre de la peur, quand j’y ai joué pour la première fois.

Scratches, produit par Nucleosys, est sorti en 2006. C’est un bon vieux point-and-click, catégorisé comme jeu d’aventure… je dirais que c’est sans équivoque un jeu d’horreur. Je n’ai jamais eu aussi peur en jouant à un jeu sur PC et mon sens de l’aventure n’aura jamais été autant remis en question.

Dans ce jeu, vous incarnez Michael Arthate, auteur de romans d’horreur à la recherche d’inspiration et qui séjourne quelques jours dans une maison victorienne isolée du monde. Déjà, le scénario est établi, à la Stephen King ou Lovecraft. Pas très original me direz-vous. Mais tout de suite, l’ambiance vous happe.

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Une ambiance qui donne le frisson

L’histoire se déroule à la première personne, permettant une immersion totale dans l’espace du jeu. Cette histoire vous est narrée par des sous-titres aux caractères de machine à écrire, évoquant les vieux récits inquiétants d’un roman d’horreur. Car c’est bien au cœur d’une histoire d’horreur que vous vous trouvez. Rapidement, vous devenez prisonnier de la maison… Et quelque chose d’étrange se passe au sous-sol…

Vous êtes bel et bien seul : aucun personnage n’est présent. Ils vivent à travers les journaux intimes, les articles, les lettres et les appels téléphoniques. Si la plupart des jeux vidéo d’aujourd’hui se vivent comme des films, Scratches se vit comme un roman. La lecture des différents documents trouvés dans le manoir est essentielle pour apprécier toute la profondeur de l’histoire.

C’est un point qui contribue grandement à l’immersion dans le jeu : l’absence de personnage évite la présence d’animations douteuses. Même si les graphismes n’ont pas la beauté des triples A d’aujourd’hui, le décor de la maison est plus qu’acceptable et très détaillé : le désir d’en explorer chaque recoin ne s’efface pas, même après plusieurs parties.

Enfin, on ne peut parler de l’ambiance de Scratches sans aborder le sujet de la musique. Tantôt envoûtante, tantôt mélancolique, elle est à certains moments stratégiques complètement angoissante. Une chapelle n’aura jamais été aussi effrayante, merci à la trame sonore!

ScratchesChapel

Le mystère reste entier… ou presque

Après Scratches : dans l’antre de la peur est sorti Scratches : The Director’s Cut, offrant une petit extension représentant environ une heure de jeu, et qui permet de conclure l’histoire en apportant une partie des réponses… Mais certaines questions sont restées en suspens et nombre de théories sont trouvables sur internet. Cela peut être frustrant pour certains joueurs, mais il s’agit là d’un très bon coup : un mystère persistant, suivi d’une fin spectaculaire font en sorte que ce jeu reste gravé dans votre esprit. On y pense, on veut y rejouer, simplement.

Mais est-ce que ce jeu est pour tout le monde? Est-il parfait? Non. En plus des nombreux textes écrits, par moments difficiles à décortiquer à cause de la police manuscrite (sans oublier que si vous vous procurez ce jeu sur Steam, il n’est offert qu’en anglais), certaines énigmes sont difficiles à résoudre. Une d’entre elle est, selon moi, carrément tirée par les cheveux (dans des cas comme ça, il n’y a aucune honte à aller trouver la solution sur les forums… non?).

En somme, je recommande Scratches à tous ceux qui sont friands de mystères à résoudre et d’ambiances angoissantes. Frissons garantis!

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CritiquesPC / MACWindows
Fan de l’univers de DC Comics et des romans de J.K. Rowling, cosplayeuse et récemment initiée à l’univers de Magic the Gathering, Martine était une geekette avant même de connaître ce mot. Elle étudie en traduction à l’Université de Montréal et rêve de pouvoir traduire un jour les textes et dialogues entourant l’histoire d’un jeu vidéo. Il s’agit pour elle d’un critère essentiel dans l’appréciation d’un jeu, et c’est sans doute pour cela qu’elle ne se lasse pas de Skyrim, jeu sur lequel elle a passé le plus grand nombre d’heures dans sa vie. Seule exception à son compteur : la franchise Les Sims, à laquelle elle joue depuis la première génération!
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