Une question d’intégrité journalistique (ou: Le problème avec GamerGate)

Il fallait bien qu’on en arrive à ça: on va parler de l’infâme GamerGate. Bonus : vous avez droit au point de vue d’un développeur de jeux indépendants.

Alors, voilà. GamerGate. Le mouvement, qui, tout dépendamment à qui vous le demandez, a commencé comme une campagne de harcèlement contre toute femme dans l’industrie à la suite de la publication d’un mini-roman détaillant une rupture entre un gamer et sa copine développeuse de jeux. Ou alors, comme un mouvement consommateur demandant l’intégrité journalistique des médias centrés sur les jeux vidéo.

Le cas premier est difficile à nier, puisque depuis la montée du mouvement, au moins trois femmes liées à l’industrie (deux développeuses et une critique sociale) ont reçu tellement de harcèlements, d’intrusions dans leurs vies privées et de menaces de mort et de viol, qu’elles ont dû quitter leur domicile pour se réfugier et ont présentement des enquêtes ouvertes avec le FBI. De plus, il y a eu de plus en plus de critiques et journalistes femmes et transgenres qui ont décidé de quitter le journalisme centré sur les jeux vidéo pour des raisons similaires.

Parallèlement, certains sont dans le camp « pro » GamerGate, et demandent l’intégrité journalistique. Mais qu’est-ce donc au juste, cette fameuse « intégrité journalistique » quant aux jeux vidéo? De ce que j’ai pu observer en interagissant avec certains GamerGaters, c’est une question d’objectivité dans la critique des jeux vidéo. C’est aussi une question de corruption, ici représentée par la disponibilité de jeux gratuits pour les critiques de jeux, et les relations amicales entre les journalistes et les développeurs. Enfin, il y a l’aspect « mouvement consommateur », où l’on perçoit que le consommateur se fait manipuler par de la fausse représentation.

Et c’est ici où nous observons le problème clé au cœur du mouvement : le problème avec GamerGate est que toute légitimité qui pourrait être accordée au mouvement est automatiquement invalidée par l’histoire du « gaming » et, par extension, des « gamers ».

Une brève histoire de la chose

Prenons Mass Effect comme exemple récent. Vous savez que je ne tiens pas la série en haute estime pour un nombre de raisons, mais j’applaudis tout de même ce qu’elle a fait de mieux (créer un univers très générique soutenu au travers de trois jeux, plusieurs bogues et quelques déformations faciales horrifiantes). Il y a quelques années déjà, le troisième titre de la série était publié par Electronic Arts. Le jeu a vendu plusieurs millions de copies et la critique était majoritairement positive. Du moins, jusqu’à ce que le jeu soit terminé.

Ce qui a suivi était un torrent de colère, de menaces, de hurlements quant au supposé vol de leur argent. « C’est juste trois couleurs différentes, rien de plus! », disaient les « gamers » outrés de la fin du jeu. Sur le coup, je trouvais ça drôle. Après en avoir discuté pendant un certain temps avec des gens qui aimaient non seulement Mass Effect, mais les séries de science-fiction en général, j’en suis arrivé à la conclusion que j’applaudirais Bioware s’ils choisissaient de maintenir l’ambiguïté de la fin de la série.

Ils ne l’ont pas fait. En abdiquant, ils ont donné raison aux « droits » perçus par les consommateurs. Ceci, je vous dirais, était le début de l’avalanche qui mènerait au mouvement que l’on connaît aujourd’hui comme GamerGate.

Finalement, c’était au courant de l’été dernier, quand l’ancien conjoint de Zoe Quinn a décidé de publier un manifeste (qu’il a plus tard avoué avoir « enjolivé » pour des raisons de « divertissement »), déclarant qu’elle aurait eu des relations sexuelles avec plusieurs personnes, dont un auteur de Kotaku, pour avoir une critique positive de son jeu Depression Quest. Il y a eu des cris d’outrance, demandant que le critique se fasse congédier et, ce, même après que toute l’histoire ait été infirmée. Peu après, le comédien (et commentateur politique de droite assez poussé) Adam Baldwin a inventé le terme « GamerGate ».

Comme je l’ai mentionné plus tôt, le mouvement est composé autant de personnes haineuses et misogynes, que de gens qui croient honnêtement que GamerGate les représente en tant que consommateur. Pour le moment, je m’adresse à ces derniers :

Dans d’autres circonstances, j’aurais compris. Mais les demandes ne font aucun sens! Alors, nous allons les défaire l’une après l’autre :

Nous voulons l’intégrité journalistique!

Vous demandez l’intégrité journalistique, sans comprendre ce que ça veut dire, tout en ignorant qu’il y a déjà des discussions en arrière-scène pour assurer des nouvelles justes et non sensationnalistes. La plupart de vos arguments se basent sur un passé déjà mis à terre, ou ridiculisé par ceux et celles qui voient le ridicule de la chose.

Quels exemples? Jeff Gerstmann, l’employé de Gamespot qui a été congédié pour avoir donné une critique négative pour Kane & Lynch pendant que Eidos faisait une pleine promotion de ce jeu sur le site; et Geoff Keigley, anciennement de G4 TV, qui est devenu le « Doritopope » après qu’il ait fait un vidéo donnant des conseils à quiconque voulait être journaliste dans l’industrie pendant qu’il y avait du placement de produits Doritos et Mountain Dew. Cet événement avait été nommé le « Doritogate ». Je ne suis pas en train d’inventer tout ça.

Le premier a décidé de partir Giant Bomb qui, jusqu’à présent, roule très bien. Le dernier? Il a mentionné la promotion que Doritos et Mountain Dew faisaient... avec Bungie et Microsoft. Ce n’est pas un problème d’intégrité journalistique. C’est un problème de placement de produits avec les entreprises, qui inclut SpikeTV. Vous avez un problème avec ça? Parlez-en aux compagnies qui développent ces jeux et qui acceptent ce type d’entente, pas les journalistes qui ne font que répéter le message.

Nous demandons des critiques objectives!

Vous demandez des critiques de jeux objectives, sans réaliser qu’un jeu vidéo n’est pas une balance de type « Béranger »! Vous avez déjà lu une critique objective? C’est ennuyeux. Vraiment. Une partie de cette requête demande deux choses de plus. La première : terminer le jeu à 100 %. La seconde : acheter tous les jeux individuellement.

Premièrement, vous ne pouvez pas demander aux critiques de jouer à tous les jeux à 100 % avant d’en sortir une critique. Saviez-vous combien de temps est disponible pour chaque critique de jeu? Pour la plupart du temps : une semaine. Du moins, une semaine quand on n’a pas : un travail à temps plein, une vie sociale, une vie familiale, des projets personnels, un appétit et un besoin de dormir. Ça coupe le tout à, plus ou moins, six heures pour jouer au jeu et en rédiger une critique.

Et ce, quand l’éditeur du jeu daigne envoyer un jeu en avance pour en faire une critique. Mais ceci apporte avec lui sa propre dose de problèmes : les serveurs pour les fonctions en ligne ne sont pas « ouverts » durant la période d’essai et fait en sorte que les fonctions multijoueur ne sont pas disponibles; les bogues ne sont pas complètement réglés jusqu’au jour de sortie; les embargos quant au jeu font qu’on ne peut pas discuter de certains éléments du jeu avec des collègues et amis de peur que l’information ne sorte.

Ce qui mène à la question de la corruption basée sur la disponibilité de jeux envoyés aux critiques : vous attendez-vous vraiment à ce qu’un critique de jeu achète tous les jeux, y joue jusqu’à complétion totale avant d’en produire une critique, et ce, pour un salaire de crève-faim (ou, plus souvent, sans salaire), pour toutes les consoles imaginables?

Avez-vous vu les prix des jeux? Avec la toute dernière génération, la plupart des titres majeurs grimpe à 70 $! Pensez-vous vraiment qu’il y a quelqu’un qui pourrait se nommer « journaliste » en jeux vidéo pouvant se permettre tous les jeux qui sortent chaque mois, et ce sans devoir se résoudre à user de plateformes de financement sociales ou du placement de produits? Oh, on pourrait se rabattre sur les indépendants, mais ça nous mène au prochain point demandé par les GamerGaters :

Nous déplorons les liaisons trop intimes entre les journalistes et les développeurs!

Le cœur de « l’intégrité journalistique » et la corruption! La relation entre les journalistes et les développeurs!

À vous, je pose cette première question non seulement en tant que rédacteur, mais aussi en tant que développeur de jeux indépendants : comment voulez-vous qu’on parle de jeux sans parler à quelqu’un de l’industrie? La question est doublée quand on parle de jeux indépendants.

Sérieusement. Comment? Le bouche à oreille? C’est un travail de longue haleine. Oui, c’est plus « grassroots » et tout, mais c’est aussi beaucoup de travail qu’on ne peut pas se permettre quand on doit faire compétition avec les jeux AAA qui reçoivent de l’attention médiatique deux ans en avance, en plus d’un vidéo promotionnel qui inclut une chanson des années 80 refaite dans un style plus triste.

Alors oui, il faut que les journalistes et les développeurs se parlent. Il arrive souvent que des amitiés se développent durant ces discussions. C’est normal. Nous sommes humains. Ça nous donne de meilleures chances de faire parler de notre jeu, et ça nous permet de rejoindre un plus grand nombre de lecteurs. Est-ce que c’est si mauvais que ça?

Je comprends l’inquiétude de recevoir une critique où l’opinion a été altérée par la relation, mais c’est en partie pourquoi la plupart va choisir de divulguer l’information en avance, ou enverra la critique à un collègue. Ceci dit, il y en a qui sont capables de faire la part des choses, et certaines amitiés dépendent d’une honnêteté complète. Alors, même cet argument est invalidé.

Ça ne laisse qu’un seul argument, et c’est celui que tous les GamersGaters ont honte d’admettre :

Nous ne voulons pas que notre passe-temps soit remis en question par des gens que nous considérons comme étant externes à nous.

Parce que, soyons honnêtes, si l’inclusivité faisait réellement partie de votre mouvement, les réponses quant aux vidéos de Mme Sarkeesian n’incluraient pas des menaces venant de la présomption qu’elle n’a jamais jouée à un seul jeu. Personne ne serait choqué quand Mattie Brice discute du jeu et du BDSM comme étant des équivalents. Il n'y aurait jamais eu de menaces de mort de calibre de la tuerie de l'École Polytechnique de Montréal. Comment voulez-vous qu’on prenne les jeux vidéo comme un médium artistique quand la moindre critique mène à des réponses démesurées?

Au lieu de ça, nous avons droit à la montée agressive de la droite politique dans le jeu. Pour ceux qui sont moins versés en politique, la « droite » représente les mouvements de conservation. Ce qui inclut, entre autres, la conservation de valeurs et de moralités antiques, la prédisposition envers une économie « tranquille », une préférence envers le militaire et non les arts.

Avez-vous vu ceux qui vous représentent? Dans le camp de ceux qui produisent le « documentaire » « The Sarkeesian Effect », il y en a un qui ressemble au stéréotype du gamer qui habite dans le sous-sol de sa mère, et un autre qui ressemble à une version Dollarama d’un vilain de James Bond. Sans compter que ce dernier produit des vidéos qui sont très bien vues par des suprémacistes blancs.

Quant aux célébrités, vous avez le précédemment mentionné Adam Baldwin, qui a admis être incapable de jouer à des jeux parce qu’il ne peut pas coordonner son cerveau avec ses mains. Il y a Milo Yiannopoulos qui, peu avant de se joindre au mouvement, traitait les gamers de gros mâles bêta paresseux. Mike Cernovich, le héros « anti-intimidation » du mouvement, est un cyberintimidateur assez prononcé. Sans ignorer Matt Forney, qui a publié un article intitulé: « comment battre votre copine ou femme sans vous faire attraper ». Et il y a d’autres tentatives d’agression que je ne peux pas me permettre de nommer qui incluent du racisme pur et de la fausse équivalence. Et n’oublions pas Stormfront, le site de « suprématie blanche » (lire : Nazis) qui approuve de GamerGate.

C’est avec eux que vous voulez vous allier?

Dans le camp de l’opposition, nous voyons que Cracked a fait quelques articles à propos du mouvement. Clickhole l’a parodié. Le New York Times a publié un article qui a fait la couverture. Hayley Tsukiyama du Washington Post a demandé à la ESA de se prononcer sur GamerGate, et ils ont répondu en critiquant le mouvement. Joss Whedon s’est prononcé. Felicia Day a parlé de ses inquiétudes avant dese faire attaquer. Polygon, Giant Bomb, Eurogamer, Game Politics et GameSpot en ont parlé. Négativement. Une analyse par Newsweek et Brandwatch a démontré que le mouvement s’attaque majoritairement aux femmes. Au moment où je rédige cet article, Film Crit Hulk a publié un article où il dénonce l’excès dans la vérification effectuée par les GamerGaters à chaque fois qu’il tentait de le comprendre. Stephen Colbert a invité Mme Sarkeesian pour discuter du sujet (et, du même coup, s'est moqué du mouvement). Même 4Chan -- 4CHAN! -- a banni toute discussion liée au GamerGate.

En conclusion

La vérité est que GamerGate a été terni dès le début par ses propres agissements. Le mouvement est devenu tellement désespéré, qu’ils ont inventé un nouveau terme qui veut littéralement dire « haine du mariage ».

Non, les féministes ne cherchent pas à vous enlever votre Dead or Alive : Beach Volley Ball. Non, il n’y a personne qui peut vous convaincre qu’un jeu est excellent si vous trouvez qu’il a des défauts. Oui, vous pouvez jouer à vos jeux sans considérer les implications sociopolitiques qu’ils pourraient contenir. Oui, Gone Home et Dear Esther sont des jeux vidéo, tout autant que votre jeu de prédilection. Oui, la grande majorité des journalistes en jeu ont un code d’éthique très respectable.

Tout ce que ça me montre est que les plus grands adeptes du GamerGate sont encore jeunes et sous le choc du fait que oui, il va y avoir de la corruption même dans les jeux vidéo. Je comprends tout ça parce qu’il y avait un temps où j’étais jeune et avais réalisé que certains sites de jeux ne faisaient qu’écrire de la bouette.

Vous savez ce que j’ai fait? J’ai arrêté d’aller sur ces sites. J’ai commencé à regarder quels journalistes et critiques exprimaient des idées similaires aux miennes, et je les ai suivis. Ça ne m’empêche pas d’être en désaccord avec eux, mais je ne sens pas le besoin d’en faire une histoire majeure.

Il y a bien plus important dans le monde.

Image à la une: Anita Sarkeesian par Susanne Nilsson sous license CC BY-SA 2.0.

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Opinion
Critique aux goûts tranchants et développeur de jeux indépendant, Moustafa se plaint beaucoup, même trop (et sans cesse, ça nous agace), mais cherche à pousser la critique constructive dans l'industrie.
20 commentaires
  • Jonathan Gervais-Ranger
    11 novembre 2014 at 11:31
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    Bonjour,
    félicitation pour cet article et ton écriture soignée.
    Je ne connaissais pas ce mouvement, mais je crois que l’ensemble de l’article l’explique très bien.
    Tu as bien raison, une critique totalement objective serait pénible à lire.
    À mon avis, un jeu est beaucoup plus qu’une note en fin de critique.

  • JiCi
    12 novembre 2014 at 11:43
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    Si on est capable d’avoir des critiques objectives sur les films, les romans et des disques, pourquoi pas pour les jeux? Les gamers sont devenus écoeurés des critiques biaisées et mensongères, ils veulent des critiques véridiques, justes et équitables. Vous dîtes que les jeux se devenus dispendieux à 70$ pour que les critiques les achètent. Devinez quoi? ça vaut de même pour les gamers, eux non plus ne veulent pas dépenser une fortune sur un jeu en raison qu’on ne leur a pas tout dit.

    Bravo à Jeff Gerstmann qui a voulu d’imposer et dire aux gens que Kane & Lynch valait un vrai 6.5/10. Si tous les critiques disaient les vraies affaires, l’industrie arrêterait de se penser au-dessus des lois et feraient des meilleurs jeux.

    Anita Sarkeesian? Elle a menti à tout le monde. Elle a parti un Kickstater en se disant comme gamer… pour ensuite avouer publiquement ne PAS être une gamer. Ses vidéos, financés par le public, ont maintenant des opinions biaisées et non-fondées.

    Faq, oui, les gamers ont droit à une intégrité journalistique dans le domaine du jeu. Si quelqu’un veut critiquer des jeux, qu’il dit la vérité et qu’il envoie un message clair à l’industrie, peu importe ce que ça leut prend pour y arriver. On regarde un film au complet, on écoute un disque au complet et on lit un livre au complet avant d’en faire une critique, donc on se doit de jouer à un jeu au complet avant d’en faire une critique. Point final.

    • Maxime Parent
      12 novembre 2014 at 12:26
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      Juste pour mettre quelque chose au clair avec toi. Les jeux ne sont en aucun cas le même genre d’expérience que d’écouter un film, lire un roman ou écouter un disque.

      Et voici pourquoi :

      -200 personnes dans une salle de cinéma regardent le même film en même temps. C’est une expérience que tout le monde partage et tout le monde voit la même chose. Cheers! Durée : 1h30-3h

      -200 personnes jouent à un jeu chacun dans leur salon. Pour plus facilement illustrer la différence on va dire que le jeu c’est Skyrim. À partir des 15 premières minutes passez dans ce monde là, voici ce que chaque personne peut avoir vécu que les autres n’ont pas nécéssairement vécu :

      1- Personne n’a personnalisé son personnage de la même façon et il y a encore probablement 15-20% du monde encore en train de le personnaliser.
      2- Combien d’entre eux ont suivi le garde Impérial au lieu du Stormcloak?
      3- Combien sont possiblement mort au début et dû recommencé?

      je pourrais continuer longtemps à énuméré des choix que les personnes ont à faire dans le premier 15 minutes d’un jeu mais le fait est qu’une grande majorité de ces personnes n’ont pas eu la même expérience par rapport au divertissement disponible et chacun va la raconter d’une façon différente. C’est pour la même raison que le critique de jeu ne peut pas te donner une critique 100% objective. Il y a joué et a vécu certaines choses. C’est la seule chose sur laquelle il peut se baser pour faire sa critique.

    • Moustafa Chamli
      12 novembre 2014 at 12:44
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      Re-lis le texte, et au complet cette fois-ci. Utilise les liens qui y sont intégrés.

      Au fait: Les critiques objectives de films, de romans et de disques, ça n’existe pas.

      Ciao!

      • JiCi
        12 novembre 2014 at 22:20
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        1) Je l’ai lu le texte au complet.
        2) J’ai checké les liens, en plus de connaître déjà certains d’entre eux.
        3) Ça… ne changera pas le fait que les gamers sont agacés par l’industrie journalistique du jeu vidéo. Tant et aussi longtemps que personne ne va se lever et exposer les pratiques douteuses, le monde va continuer à endurer des critiques biaisées et injustes.

        Multijoueur est un site de journalisme pour jeux vidéo… êtes-vous en train de me dire qu’il va tomber dans le même piège?

        • Dorian Gray
          13 novembre 2014 at 12:24
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          s vouliez de l’objectivité, mais quand il s’agit de critiquer quelque chose, personne n’est entièrement objectif: il y a toujours une part de subjectivité, basée sur ce qu’on est, sur ses valeurs, sur notre vécu, et beaucoup d’autres facteurs encore. Dire qu’un jeu est “bon” ou “mauvais”, ce n’est pas objectif: c’est une question d’appréciation personnelle. Une personne pourrait trouver qu’une histoire est nulle à chier pendant que son voisin l’a aimé. Un exemple? “Depression quest” (un grand mal aimé de Gamergate), auquel on peut jouer gratuitement, en passant. Vrai, il n’y a pas d’animation graphique, que du texte, de la musique, et une image statique. Mais j’ai beaucoup aimé son côté jeu de rôle malgré tout, son immersion dans l’univers d’une personne frappée par la dépression. C’est une excellente initiative également, puisqu’elle permet de démystifier la dépression et d’arrêter de voir ça comme une “petite déprime”. C’est un sérieux problème, qui a conduit beaucoup de gens au suicide, et il faut que ça se discute. Et avant qu’on soulève le point, Robin Williams (paix à son âme) n’a pas le monopole de la dépression, et ne l’a pas inventé non plus.

          Ce que je viens de faire pour “Depression quest” est, je l’avoue, loin d’être une critique journalistique. C’est une opinion, et nous sommes tous libres de la partager ou non (parce que j’ai lu beaucoup de “shitty game” venant de gens qui n’ont même pas pris la peine d’essayer le dit-jeu). Ce n’est pas plus objectif: c’est au contraire faire preuve d’une fermeture d’esprit tout simplement dégoutante. Mais je ne vais pas non plus vous enfoncer le jeu dans le fond de la gorge. Vous ne voulez pas y jouer? Pas de problème: c’est votre vie.

          Parlons justement d’Anita Sarkeesian. Si j’ai bien compris votre argumentation, il faudrait lui chier dessus parce qu’elle a fait collecte de fond (c’est ce qu’est un kickstarter) pour faire des vidéos de jeux vidéos sans être une gamer. Je sens d’avance le crime contre l’humanité. ………….Sérieux? Vraiment? C’est votre seule raison de la détester À MOOOORT…? Il faudrait peut-être définir ce qu’est être un gamer. Aimer les jeux vidéos, ça aide, je l’avoue. Mais vous auriez voulu qu’elle soit le genre de personne à passer 50 heures par semaine sur une console? Les adultes ont généralement une vie en dehors des jeux vidéos: une famille, des enfants, un emploi, des obligations. En tenant ce contexte en compte, est-ce qu’être un joueur occasionnel (un casu) est également un gamer? Est-ce que s’intéresser au jeu sans tenir la manette compte? Peut-être que quelqu’un joue à sa place et qu’elle regarde à côté. Après tout, pour avoir vu sa vidéo sur la donzelle en détresse, j’ai trouvé au contraire qu’elle avait beaucoup d’arguments valides. Oui, peut-être que ne pas avoir joué activement au jeu vous déplait, mais elle a quand même fait des recherches. C’est comme critiquer les personnes qui parlent contre la faim dans le tiers-monde sans l’avoir expérimenter eux-mêmes. Est-ce que ça aide? Oui, mais je ne pense pas que ça soit nécessaire, ou sinon je pense que l’Afrique n’aurait pas la visibilité qu’elle a aujourd’hui. Mais je m’égare. Est-ce que c’était “équitable” qu’elle lance un kickstarter pour que ses vidéos fassent parler d’elle, pour qu’elle ait un fond de départ pour se financer? Il y a matière à débat, je suis d’accord. Mais en même temps, personne n’était forcé de financer son projet. Toutes les personnes qui ont fait un don pour ce kickstarter l’ont fait de leur plein gré. Ça s’appelle le libre arbitre, la liberté de choisir et d’agir. Donc, des gens ont choisi de faire un don pour que ce projet devienne une réalité. Ça ne vous plait pas? D’accord, mais ça ne change rien à cette réalité des choses.

          Que des gens s’expriment ouvertement sur un produit et ce au risque de perdre leur emploi est louable. C’est aussi un choix, et un risque personnel, que les gens ne sont pas tous prêts à faire. Comme j’ai vu beaucoup de “hey, mais c’est pas un vrai Gamergater qui a dit ça!!!” et je pourrais lire ça une nouvelle fois, je vais écrire les choses comme suit: si une compagnie fait quelque chose qui ne vous plait pas, n’allez pas attaquer les employés. Prenez-vous en à la compagnie. Là, vous aurez la bonne cible. Dans le cas des jeux vidéos, on laisse les développeurs tranquilles: ils font le boulot qui leur est dicté, et ont rarement la lattitude de faire autrement, “mieux” ou plus “éthique”. Pour le journalisme, même chose: les journalistes écrivent souvent selon la ligne de pensée du journal pour lequel ils travaillent. Si vous n’aimez pas cette ligne de pensée, vous avez deux choix: vous en prendre directement au journal… ou prendre vos critiques ailleurs.

          • JiCi
            13 novembre 2014 at 17:09

            Woaw, woaw, woaw, minute là… Je n’ai JAMAIS dit que je détestais Sarkeesian à mort. Où avez-vous lu une menace de ma part? On se calme l’ami. On se calme. Je me moque de Sarkeesian complètement… et honnêtement je m’en fous de ses idéologies féministes. J’en ai rien à faire.

            C’est sûr que la menacer de de mort est mal, comme il est mal de menacer de mort n’importe quelle personne sur le globe. Toutefois, ce qu’il faut se rappeler, c’est qu’elle s’est servi des gens pour amasser de l’argent et elle leur a menti en plein visage. Elle a littéralement fraudé les backers.

            Les backers pourraient la poursuivre en cour pour du “false advertising” et ça passerait… mais ceux qui se servent de la violence sont à un bien bas niveau.

            On est correct là? On va arrêter les accusations maintenant.

        • Moustafa Chamli
          13 novembre 2014 at 16:55
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          JiCi:

          1) Si tu l’as lu, c’est probablement en diagonale, puisque ce que tu dis est très fortement déprouvé dans l’article.
          2) Entre “checker” et “observer”, il y a un gouffre. Try again.
          3) Voilà la preuve que tu n’as pas lu l’article.

          T’inquiète, il n’y a pas de piège, mais je te pose cette question: As-tu considéré être un développeur ou un journaliste? Parce que je peux te dire que ta perception de la chose serait grandement différente.

          Parce que j’ai constaté que les personnes les plus ferventes dans leur “pro-GG-isme”, ce sont des gens qui ne s’y connaissent pas dans l’un ou l’autre.

          • Dorian Gray
            13 novembre 2014 at 17:24

            Ravi de constater que tu es contre les menaces de mort et l’intimidation excessive. J’ai croisé un autre Gamergater qui n’y voyait aucun mal… tant qu’on ne touchait pas à ses idoles (aka le coup des seringues par la poste).

            Pour Sarkeesian, si elle te laisse de glace, svp laisse aussi tomber l’argument “ce n’est pas une vraie gamer”. La définition d’un gamer est très souple, et s’il fallait être absolument être un hardcore pour faire quelque chose en lien avec les jeux vidéos, on n’aurait pas de sexy Catwoman en convention. J’ai choisi mon camp!

          • JiCi
            13 novembre 2014 at 23:11

            Pour l’avoir lu une 3e fois le texte, je veux simplement parler en tant que joueur, non pas en tant que développeur ou journaliste: peut-on réellement blâmer les joueurs d’être écoeurés des critiques? Peut-on réellement blâmer les joueurs d’être emmerdés de voir le dernier Call of Duty, Assassin’s Creed et Madden claquer des 10/10? Peut-on réellement blâmer des joueurs de chialer contre les compagnies? Le développeur veut faire de l’argent en vendant des copies et en se servant des bonnes critiques et le journaliste veut faire de l’argent en écrivant un texte accrocheur et en servant des bonnes critiques. Ni un ni l’autre pense que le joueur est celui-ci qui paye le prix au final.

            La critique a tellement pris de l’ampleur que les développeurs s’en servent pour juger leurs jeux. Même si 100,000 joueurs disent qu’ils aiment, la critique d’un site reconnu qui donne 5.5/10 va tout chambouler. Quand on parle de corruption, on a des doutes. Ce n’est pas pour rien qu’on accuse GameTrailers d’être associé avec Activision ou d’avoir donné la phrase: “You cannot spell ‘ignorant’ without IGN.” On pense souvent que les sites donnent des scores de fous pour éviter de se faire planter par les studios. Metacritic est devenu LA référence pour Ubisoft et c’est ce site qui dicte les règles des suites maintenant.

            J’ai toujours l’impression qu’il y a un gros manque de transparence. Oui, la personne qui joue au jeu peut aimer le jeu en question, mais ça prend une analyse plus poussée, plus critique et plus sérieuse… même s’il faut qu’elle avoue les fautes majeures du jeu. Oui, c’est impossible d’être objectif pour critiquer un jeu, je l’avoue, sauf que si le jeu est nul… dis la vérité qu’il est nul et non ment à tout le monde en disant le contraire. Une bonne critique va attirer plus de vues et plus de clics pour les pubs dont plus de revenus, sauf qu’au final, ce n’est pas une bonne façon de faire.

            Quant à Sarkeesian, je déplore le comportement marginal voir même anarchique des gens qui pètent une coche pour ça. Tout ce que j’essayais de dire, c’est les raisons qui ont possiblement mené à ce genre d’attaque. Ça n’excuse pas les menaces de morts… mais au moins les gens peuvent comprendre pourquoi elles ont été formulées. Tsé… ça n’a pas sorti par hasard; il y a eu un élément déclencheur. C’est bon à savoir.

            Au final, ce que je recherche dans une critique de jeu, c’est la franchise absolue. Je ne veux pas flamber 70$, donc la critique se doit de me dire les vraies affaires, qu’elles soient bonnes ou mauvaises. Gerstman a dit les vraies affaires à propos de Kane & Lynch. C’est plate pour Eidos, mais désolé pour eux s’ils ont fait un jeu de merde.

            Maintenant, si vous voulez m’excuser, je vais checker d’autres articles du site… en espérant que l’opinion québécoise m’apporte quelque chose de nouveau comparé à celles des sites américains.

          • Dorian Gray
            14 novembre 2014 at 12:26

            Pour JiCi, dire “ce jeu est de la merde” ne suffit pas quand tu fais une critique: tu dois aussi expliquer pourquoi. Et rappelle toi que ce qu’une personne aime n’est pas forcément ce que tout le monde aime. Ce qu’une personne trouve beau ou artistique ou même réussi peut être complètement pourri pour une autre. Alors quand j’entends que les critiques donnent unanimement des critiques fausses, j’entends surtout du chignage parce que les critiques ne donnent pas l’opinion qu’on voudrait entendre. On peut dire la même chose avec les critiques de cinéma, tu le réalises? Il y a des films grand public que les gens adorent, mais qui sont cotés médiocres par… pff je ne sais pas qui donne les cotes de 1 à 7. Est-ce que l’industrie du cinéma va se laisser arrêter par un 7? Certainement pas. Life goes on, et Shyamalan continue à faire ses films. Je suis régulièrement quelques critiques Youtube et je ne suis pas toujours d’accord avec eux. Est-ce que ça veut dire qu’ils ont été achetés par le studio s’ils ont fait une critique favorable d’un film que j’ai détesté? Pas du tout. Oui, la corruption existe, comme partout d’ailleurs, mais il ne faut pas en faire une alerte épidémique, quand même!

            À ceux qui disent que les journalistes sont tous des corrompus, je n’ai qu’une suggestion à faire: devenez critiques vous-mêmes. Partez-vous une chaîne Youtube (ou un blog, pourquoi pas!), et faites vos propres reviews de jeux vidéos. Parce que vous serez indépendants, personne ne sera en mesure de vous accuser de conflit d’intérêt ou de favoritisme envers qui que ce soit. Vous ferez connaître votre propre opinion, et il est très probable que vous rejoindrez d’autres personnes avec une opinion similaire. C’est un conseil sincère.

            Le conseil suivant l’est tout autant. Vous n’aimez pas un critique et n’êtes pas d’accord avec ses analyses? Arrêtez de le lire, tout simplement. Si un critique perd son lectorat (ou son audimat), c’est directement son portefeuille qui est touché. Pas besoin de lui envoyer de lettres de menace (viol, meurtre): un critique qu’on ne lit pas est un critique à la rue. Ça, c’est le pouvoir du consommateur.

            “Tout ce que j’essayais de dire, c’est les raisons qui ont possiblement mené à ce genre d’attaque.” …Donc… il faut que je lise que tu es “contre les menaces de mort/de viol/d’attentat, mais…”, c’est bien ça? Tu es en train de dire que la donzelle a demandé à recevoir ces menaces, qu’elle a couru après? Tu vois, quand on vient menacer la sécurité personnelle d’une personne pour quelque chose en lien avec sa profession, moi, ça me dérange sérieusement, peu importe la raison en arrière. C’est un point qui ne mérite pas de nuance. Tu es pour ou tu es contre: pas de “mais”.

          • JiCi
            14 novembre 2014 at 19:45

            @Dorian

            Je suis contre les attaques, peu importe c’est quoi. Ce que les gens ne savent peut-être pas… c’est pourquoi elles sont faites.

            Rien n’a été dit à ce sujet… On est dans le néant. Pourquoi, mais pourquoi? C’est ÇA que j’essaye de comprendre et d’avoir des infos. Vous ne pouvez pas parler de Sarkeesian et des menaces qu’elle a reçues sans dire pourquoi elles ont été fondées.

            Pourquoi Sarkeesian s’est faite menacée de mort? C’est cave, mais la question se pose. Est-ce à cause de ses idées féministes? Est-ce à cause qu’elle a insulté un jeu en particulier? Est-ce à cause de son kickstarter? On ne le sait pas.

            C’est simplement ça que j’essaye de dire. Si Sarkeesian s’est faite menacée en raison de telle raison ou telle raison, les gens vont peut-être dire: “Oh… ok… on en est rendu là.” Les raisons “niaiseuses” méritent d’être analysées et critiquées aussi, pour que les gens comprennent qu’on est peut-être rendu à un niveau plus bas qu’on le pense.

            En ce qui concerne la critique, c’est bien beau arrêter de lire les critiques et d’essayer le jeu soi-même, mais si Metacritic fait tout pour affecter la balance… y’a un problème. Y’a des bonnes séries qui se font annulées en raison des critiques à 8/10 et y’a des séries boboches qui continuent malgré des 6/10. Les critiques affectent les ventes… mais parfois pas dans le bon sens.

          • Bruno-Pierre Campeau
            15 novembre 2014 at 15:21

            Pour ce qui est de l’histoire de copinage des médias et des développeurs, nous avons eu une preuve cette semaine que ce n’est que de simples exagérations.

            Ubisoft a donné un embargo si strict que l’entièreté des médias ne pouvait mettre leurs critiques d’Assassin’s Creed Unity avant midi le jour du lancement. 12 heures après que le jeu soit en vente. Et quelle surprise de découvrir que le jeu était truffé de bogues et de problèmes. Pourtant, bien des gens ont dit qu’Ubisoft et d’autres grosses compagnies influencent les critiques pour sortir des critiques positives.

            La réalité c’est que c’est totalement faux. Metacritic cumule les données de sites inscrits, le site ne les change pas, c’est un agrégateur.

            De plus, quelles que soient les raisons qui ont motivé les menaces de mort, l’acte en reste inacceptable.

            Nous avons le droit d’émettre une opinion, que ce soit avec ou contre le courant. Toute menace envers une personne est une atteinte à la liberté d’expression. Si le discours te dérange, discutes-en, débats tes idées, bref, soit civilisé. Il n’y a pas de perdants, il n’y a que des gagnants dans ce genre d’échange.

            Menacer, insulter ou invectiver quelqu’un à cause d’une idée qui dérange est de manquer de civisme au plus haut point et de ne rien comprendre comment une société fonctionne. De plus, tu abandonnes la crédibilité de ton argument et de ta cause par la même occasion.

          • JiCi
            15 novembre 2014 at 17:37

            @Bruno-Pierre

            Vous avez raison, l’acte de menacer de mort quelqu’un reste inacceptable, j’pense que tout le monde de sensé le savent. Menacer de mort quelqu’un en raison d’une opinion différente est inacceptable aussi. Encore là, rien de nouveau côté gros bon sens.

            Si je peux me permettre, si on est rendu à associer “menaces de mort”, “GamerGate”, “critiques de jeux” et “jeux vidéo”… On s’entend qu’il y a une plus grosse anguille sous roche.

            D’ailleurs, si un de vous lui tente, vous devriez analyser les comportements du gamer d’aujourd’hui versus le gamer d’autrefois. Non seulement ça serait intéressant, mais ça pourrait peut-être éclairer les lecteurs sur le comportement de certains membres du GamerGate.

  • Rommel
    12 novembre 2014 at 16:58
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    Intéressante analyse, d’autant plus qu’elle provient d’un journaliste qui est également développeur indépendant. Paradoxalement, le gros de la critique pro-GG que je vois défiler provient de gens qui n’ont jamais été ni journalistes ni développeurs, qui n’ont donc pas la moindre idée des réalités qu’impliquent ces rôles, et qui se fient sur une impression approximative de ce qu’ils s’imaginent fantasmer comme étant le monde du jeu vidéo. Je parle ici, bien entendu, du 0.000729% des pro-GGers qui s’affichent de façon non-anonyme lorsqu’ils critiquent la corruption journalistique et al. Quand aux nombreux comptes-fantômes et les oeufs sur Twitter, eh bien, you get my point…

  • Samsara
    12 novembre 2014 at 17:41
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    Pro GG ici ,je vais tenter de préciser deux trois trucs.

    -Le harcèlement est le fait d’un groupe de trolls appelé la Bill Waggoner Crew. Ce groupe est neutre, et a harcelé des gens des deux cotés.En dehors de ça, des gens de notre bord ce sont fait harceler,doxxer, certain ont perdu leur travail. Demande a Boogie, a Jayd3nfox, au type qui a lancé le #notyourshield ou même a Milo et Mike, a qui on a envoyé une seringue et les flics respectivement. On tente de reporter les trolls quand c’est possible mais on est pas des modos. Quand a la lettre, aucun rapport avec le gamergate n’a été prouvé.

    -On sait que toutes les critiques sont subjectives ( a part quelques idéalistes). Le problème , c’est que les journalistes,en plus d’etre corrompus, font preuve de collusion très importante,révélé par la gamejournopros mailing list, ce qui fait que la pluralité des opinions est proche de zéro. Tu peux me dire,c’est pas important, c’est pas des politiques. Mais le problème et que les indies doivent passer par ces types,qui peuvent donc faire et défaire des projets. Et souvent, ces leurs potes comme ce qui c’est passé avec Gone Home,FEZ et Depression Quest. (Le dernier était pas une review c’est vrai, mais parler d’un projet de manière positive reste assez important comme publicité dans le milieu des indies).

    La suite si ca interesse quelqu’un.

    • Bruno-Pierre Campeau
      12 novembre 2014 at 22:06
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      Je t’invite très fortement à lire le texte avant de mettre le feu au village avec ta torche et d’empâler le vendeur de pain avec ta fourche.

      Tout ce que tu semble défendre est discutté dans le texte et présenté de manière posé et intelligente.

  • Cupcake
    12 novembre 2014 at 17:49
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    Si je comprends bien, ce mouvement GamerGate a débuté à cause d’un gars frustré qui a voulu se venger de son ex copine en répandant la rumeur qu’elle couchait avec les devs/journalistes pour que son jeu ai du succès? Et que bien sur tout le blâme a été porté sur elle et ses agissements mais personne ne voulait blâmer les devs qui ne sont pas plus intègres? Je comprends pas que toute la haine soit canalisée sur la femme alors que les deux partis sont impliqués. Et qu’en suite, on ose dire que le GamerGate c’est à propos de l’éthique et de l’intégrité? Franchement ça me surprend. En plus, le désire que tout soit objectif tout le temps est plutôt inatteignable. Suffit d’avoir assez de jugement, de faire confiance à certains journalistes ou site web qu’on connait pour se faire une idée sur un jeu et surtout avoir de la mémoire. C’est pas depuis hier qu’on fait de la grosse pub à l’avance pour des jeux, des trailers à gros budget pour un jeu médiocre qui n’en vaut pas la peine. Faut se méfier du marketing avec son gros bon sens et à quoi bon se soucier des relations sexuelles faites à l’interne…
    J’en ai appris beaucoup avec cet article. J’ai voulu rester loin de toute cette histoire afin de ne pas l’alimenter, mais cet article en fait un excellent résumé. Bon, je dois avouer j’ai pas lu tout le log de 4chan. J’avais pas 10 heures devant moi :P

    Seul hic, il est plus ou moins pertinent de commenter l’apparence physique des “célébrités” de ce mouvement. Je crois que ça sert pas à grand chose de se rabaisser à des insultes ou comparaisons dégradante.

    Bon, je me sauve avant de me faire menacer. ;)

  • Dominic Arsenault
    13 novembre 2014 at 20:24
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    Les pro-GGers disent être contre l’industrie journalistique et le copinage avec l’industrie du jeu vidéo. Soit.

    1a) Les seuls jeux qu’ils attaquent sont des jeux indie et leurs créatrices (Depression Quest) ou dans quelques cas, des microentreprises (5- personnes). Ou encore, les critiques de l’industrie (Anita Sarkeesian). La chose en commun? Ce sont des voix marginales, qui ne correspondent pas aux jeux ou aux critiques qu’on voit habituellement.
    2a) Les seuls journalistes qu’ils critiquent en sont à peine et sont plus près des chroniqueurs, sur des sites spécialisés marginaux (Polygon, Kotaku…RockPaperShotgun…?)

    1b) Où sont les attaques contre IGN? GameSpot? EDGE? Apparemment, pour GG, le Official PlayStation Magazine ou le Official Xbox Magazine ne sont pas des problèmes de conflits d’intérêts. Ben coudonc.
    2b)Du côté de l’industrie (la vraie), pas d’attaques contre Eidos (qui avait déclenché la mise à pied de Jeff Gerstmann pour sa critique trop dure de Kane & Lynch). Ni contre Ubisoft, EA, Blizzard, Microsoft, Sony, etc., qui envoient les jeux et les cadeaux qui viennent avec aux grands médias, ou les invitent pour des démonstrations, avion et hôtel payés. Ben coudonc.

    Quelques attaques sortent du champ gauche et sont tellement whack qu’on ne sait plus trop si elles venaient en fait du champ droit et sont carrément passées à 100 pieds à côté de la cible, faisant ainsi le tour du monde avant d’arriver de l’autre bord.
    Ainsi GG a attaqué DiGRA, l’association d’universitaires qui font des études sur le jeu, en réclamant que DiGRA “s’assoit à la table de négociation” avec “leurs clients”. (Étant prof d’université, je peux me prononcer: on n’a rien à vendre et rien à négocier avec des anonymes qui réclament des choses à l’industrie ou aux journalistes.)
    GG a aussi attaqué Gamasutra, qui est un site pour les professionnels de l’industrie, qui parlent entre professionnels de l’industrie. Comme si le fait de voir des nouvelles quelque part rendait tout ça…..j’sais pas quoi. Suspect de s’intéresser aux jeux d’une autre façon que les reviews techniques trop enthousiastes? Qui sait.

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