DreamHack Winter 2014, la dernière de l’année

L'approche des fêtes de fin d'année est souvent synonyme d'accalmie pour les amateurs de sport électronique. À l'instar des WCS côté StarCraft II, ou encore des LCS pour League of Legends, les progamers ont eux aussi droit à un répit bien mérité, après une année encore riche en actualité et compétition de haut vol. Mais nos amis suédois ont désormais pris l'habitude de clôre la saison avec l'édition hivernale de leur circuit DreamHack. De plus, cette édition 2014 représente également une date marquante pour la structure suédoise, qui fête ses vingt ans d'existence. Étudions les enjeux de cet ultime événement majeur du panorama E-Sports mondial.

Starcraft II :  Life saura-t-il survivre encore?

Après le final en apothéose des WCS ayant vu contre toute attente le sacre de Lee "Life" Seung Hyun, tous les regards seront bien entendu braqués sur le joueur étoile de Startale. La débâcle de sOs et sa disparition quasi-totale des radars après son titre l'an dernier ne seront pas bien difficile à effacer. Mais rééditer la performance de la BlizzCon  représenterait un exploit pour Life, tant la liste des compétiteurs est chargée en APM sud-coréens. Ainsi, Life retrouvera son plus grand adversaire de la BlizzCon, le Terran Taeja, et ce dès la phase de groupe. L'autre malheureux finaliste, MMA, aura certainement à coeur d'effacer la correction subie à Anaheim. Côté foreigners, les espoirs reposeront une nouvelle fois sur les épaules du Norvégien Snute, dorénavant habitué à être cerné par les Sud-Coréens, comme durant les phase finales de la HomeStory Cup il y a deux semaines. Il ne sera pas seul cependant, son coéquipier de chez  TeamLiquid, le danois Bunny, ayant bénéficié d'une invitation suite à des forfaits. Ce dernier est probablement le meilleur joueur terran européen actuel, même si ses résultats sont généralement assez irréguliers. Sa dernière performance en date remonte au mois dernier, avec un balayage 4-0 face à la Canadienne Scarlett, mais le 0-4 subi face à Parting et HyuN lors de la HomeStory Cup X aura calmé ses ardeurs. Pour conclure sur la grille de départ, on déplorera les forfaits d'INnoVation, SoO et herO, pour des problèmes de planning et de fatigue des joueurs. Ce sont tout de même trois joueurs présents dans l'arbre final de la BlizzCon, et donc un coup dur pour les organisateurs et pour le spectacle attendu, mais aussi une opportunité pour Life de confirmer sa belle forme actuelle.

Toutes les informations sont disponibles sur le site officiel du DreamHack Open 2014.



Counter-Strike : Global Offensive, on lave son linge sale.

La scène CS:GO a vu resurgir avec grand fracas l'un de ses plus vieux démons la semaine passée : le cheat, ou le retour des joueurs aux ".cfg" plus lourds qu'un PDF. Alors que le jeu est en plein essor, c'est sans aucun doute le plus gros coup porté à son développement depuis sa sortie. En effet, la terrible nouvelle est tombée les 17 et 20 novembre derniers : trois joueurs professionnels, Simon "smn" Beck, Hovik "KQLY" Tovmassian et  Gordon "Sf" Giry ont été bannis par le système antitriche de Valve, le Valve Anti-Cheat (VAC). On touche ici le principal point sensible et obstacle à la reconnaissance et la crédibilité de la discipline. Si des jeux comme Starcraft, ou les MOBAs tels que League of Legends et Dota2 sont relativement à l'abri de pratiques frauduleuses en LAN en dehors du "match fixing" et du maphack, Counter-Strike a toujours dû traîner le boulet des multiples aimbots et autres programmes douteux disponibles. Les plus anciens se souviennent probablement avec un goût amer du fameux OGC, fournissant wallhack, speedhack, aimbot, un café, l'addition et la rage des adversaires en ligne. Cette DreamHack arrive donc dans une période tumultueuse, alors que le doute est jeté sur toute la scène pro, certaines "célébrités" du hacking portant des accusations sur l'ensemble des joueurs professionnels. Les deux équipes concernées, à savoir Epsilon et Titan, ont bien entendu dû renoncer à leur participation, ne remplissant plus les critères de stabilité de leur alignement, mais surtout ne pouvant décemment pas remplacer un joueur à quelques jours seulement du premier coup de feu.

Mais laissons de côté les sujets qui fâchent. Cette compétition, malgré la perte de deux équipes de haut niveau, regorge d’intérêt. Tout d'abord, le statut de favoris incontestables après leur sacre à l'ESWC revient aux Fnatic. Mais face à eux, plusieurs équipes peuvent prétendre leur ravir la première place. À commencer par les NiP, en quête de rédemption, mais aussi les LDLC, dernière équipe française ayant esquivé les balles du VAC. Enfin, il faudra garder un œil sur les HellRaisers, section composée de joueurs bourrés de talent mais peinant encore à mettre en place une stratégie cohérente.

Tous les détails sont sur le site officiel, http://www.dreamhack.se/dhw14/esport/csgo/.



HearthStone : dernières cartes avant l'extension

Cette DreamHack Winter sera également la dernière compétition majeure sur HearthStone avant que la première extension du jeu Goblins Vs Gnomes vienne semer le chaos dans nos joutes de cartes virtuelles dès décembre. Ce sera donc la dernière chance pour bien des joueurs de la scène compétitive de profiter de leur connaissance du format actuel pour dominer des adversaires de taille.

Trente-deux des meilleurs joueurs de HearthStone tenteront donc de conquérir leur part des 25 000 $ de prix proposés cette année. Parmi cette liste, vingt-quatre joueurs ont été invités sur la base de leurs résultats impressionnants lors de tournois précédents et les huit derniers ont dû gagner leur place au cours de matchs de qualification.

Parmi les joueurs invités, on retrouve plusieurs gros noms qui viennent tout juste de croiser le fer au premier championnat du monde de HearthStone durant la BlizzCon 2014. On pourra donc voir de nouveau en action des pros comme Greensheep, Kolento, Numberguy, StrifeCro ou bien sûr Firebat, l'actuel et premier champion du monde. Celui-ci, par ailleurs, aura la chance de prouver l’étendue de son talent à ces mauvaises langues qui l’accusent de l’avoir eu un peu trop facile lors de la finale pour le titre contre Tiddler Celestial.

En ce qui concerne les joueurs qualifiés, huit d'entre eux sont de haut niveau, la plupart faisant partie d’équipes reconnues comme Neirea ou Dog. Et bien que certains parmi eux soient mieux connus que d’autres, il est certain que ces joueurs voudront détrôner ceux qu’on considère comme la crème de HearthStone. On s’attend à des matchs mémorables!

Ensuite, on remarque une très faible proportion de joueurs asiatiques pour ce tournoi, en fait un seul joueur oriental sera présent soit Amaz. On peut donc dire que ce tournoi en sera un bien européen, ce qui s’explique, en partie du moins, par la situation géographique de la DreamHack. Cela donne une opportunité à plusieurs joueurs de l’Europe de se faire valoir devant leurs fans, ce qui ne peut qu’être sain pour HearthStone à long terme. Et puis après tout, on ne peut pas avoir une compétition de l’envergure du championnat du monde chaque semaine!

Enfin, pour faire partie de l’action et profiter de matchs en streaming, dirigez-vous vers viagame.com à partir de jeudi, et pour plus d’infos visitez la page du DreamHack!

Article écrit avec la collaboration d'Alex Dubé pour la  section HearthStone.

Dota 2: le gratin de l'Amérique du Nord en Midlane

La DreamHack Winter sera également le théâtre de la finale de la DreamLeague, tournoi sur deux mois qualifiant les deux meilleures équipes de chaque région. Malheureusement, les équipes sortant de la zone Asie, à savoir LGD et Invictus Gaming, n'ont pas pu obtenir les visas nécessaires, problème récurrent dans le monde du progaming. Leurs équipes remplaçantes, MVP Phoenix et Alliance, ayant terminé aux deux dernières places du round robin, n'étaient clairement pas à la hauteur des équipes européennes et nord-américaines. C'est donc une finale légèrement galvaudée à laquelle nous assisterons,   les équipes nord-américaines devraient probablement briller, comme Cloud 9 et Evil Geniuses.

L'arbre final de la compétition

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Tombé dans la NES quand il était petit, c'est un fan de jeux vidéo depuis l'enfance. Console, puis PC, c'est l'avènement d'internet qui scellera sa passion pour le jeu en ligne. FPS, STR, MOBA, un café, l'addition, tout l’intéresse, et il suit avec attention la scène pro à travers le monde. Au diapason de ses origines, il trouve son inspiration au sein d'une organisation secrète: #FrenchWhine.
Un commentaire
  • Pierre Paul
    28 novembre 2014 at 07:12
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    Très bon recap! Merci

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