Hearthstone sur mobile : bien joué!

Avec l’arrivée de Hearthstone sur tablette, le jeu a pleinement révélé sa nature : c’est un jeu fait pour les écrans tactiles. L’arrivée sur mobile était alors imminente. Maintenant que le célèbre jeu de Blizzard est à la portée de tous les doigts, il est temps d’en faire une petite révision*.

Quand j’ai commencé à jouer à Hearthstone, j’ai déploré le fait qu’il n’existe pas sur mobile. Ça me semblait un jeu né pour être trimballé. Je me suis consolée en me disant que c’était sans doute justifié par la quantité d’éléments à cantonner sur un petit écran. La mana, les héros, leur pouvoir, les cartes (jusqu’à 10 pour chaque main!), l’historique du match : ça fait beaucoup de monde pour une petite auberge!

Un espace repensé

Malgré mon excitation, j’ai eu des réserves. Comment Blizzard allait bien pouvoir nous présenter le même jeu, sur un espace passablement plus réduit? Eh bien, le défi a été relevé avec brio! L’espace est bien exploité, laissant la majeure partie nécessaire au champ de bataille pour que chaque serviteur soit bien visible. Il suffit de passer le doigt sur les cartes pour en voir les détails.

La représentation de la mana a été réduite à un cristal, et les cartes, déplacées sur le côté.

Si elle demande un petit moment d’adaptation, le tout s’apprivoise rapidement. L’interface reste intuitive et parfaitement adaptée aux écrans tactiles. Mais si vous vous lancez dans l’arène pour la première fois, je vous recommanderais de faire votre baptême sur un ordinateur.

Bien sûr, un écran de petite taille a ses limites : votre cellulaire n’est certes pas la meilleure plateforme pour construire votre nouveau deck. Il est difficile d’avoir une bonne vue d’ensemble sur le deck en construction, si bien que l’application mobile, même si elle offre toutes les fonctionnalités que sur l’ordinateur ou la tablette, ne devrait servir que pour mener des matchs.

Hearthstone partout, tout le temps… mais pas longtemps

La mobilité, c’est génial. Mais pas quand il faut brancher constamment son cellulaire au mur. La mobilité perd alors tout son sens. Et malheureusement, si vous jouez beaucoup à Hearthstone sur mobile, c’est ce qui risque d’arriver. Vous constaterez rapidement que vous ne pourrez pas jouer très longtemps. C’est une application très lourde qui demande beaucoup de jus : j’ai été surprise de voir la batterie de mon cellulaire se décharger à vue d’œil (et je parle d’un appareil neuf qui n’a besoin d’être rechargé qu’aux trois jours environ) : près de la moitié en à peine trois matchs! Alors, gardez votre câble près de vous : qui a besoin de perdre une partie classée hyper serrée à cause d’une batterie qui a rendu l’âme? (Parce que oui, ça m’est arrivé.)

Et puis, qu’on s’entende, un cellulaire, ce n’est pas un ordinateur de la NASA. Le jeu est loin d’être aussi fluide que sur une plateforme plus puissante. La connexion au jeu est longue, le délai entre les tours durant les matchs aussi. Cela dit, Hearthstone sur mobile reste parfaitement jouable.

Malgré quelques lacunes, Hearthstone sur mobile est plus que la bienvenue.

Entre nous, je suis déjà restée assise devant mon ordinateur des soirées entières à jouer, mais j’ai dû me souvenir que j’avais une vie et d’autres choses à faire de mon temps. Pouvoir retrouver Heartstone dans mes temps perdus (en attendant l’autobus, pendant une pause) réconcilie parfaitement mes appétits de gaming avec une vie quotidienne plus équilibrée! Bref, malgré quelques lacunes, l’application est plus que la bienvenue!

 Que reste-t-il à en dire? C’est GRATUIT! Alors, pourquoi ne pas vous faire votre propre opinion et l’essayer dès aujourd’hui? D’ici là, je vous souhaite bon match!

*L'application Hearthstone sur mobile a été testée sur Androïd, sur un HTC 510.

 (c) images : Blizzard

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Fan de l’univers de DC Comics et des romans de J.K. Rowling, cosplayeuse et récemment initiée à l’univers de Magic the Gathering, Martine était une geekette avant même de connaître ce mot. Elle étudie en traduction à l’Université de Montréal et rêve de pouvoir traduire un jour les textes et dialogues entourant l’histoire d’un jeu vidéo. Il s’agit pour elle d’un critère essentiel dans l’appréciation d’un jeu, et c’est sans doute pour cela qu’elle ne se lasse pas de Skyrim, jeu sur lequel elle a passé le plus grand nombre d’heures dans sa vie. Seule exception à son compteur : la franchise Les Sims, à laquelle elle joue depuis la première génération!
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