Highlands: Haut en couleur

C’était jour de première ce 21 avril pour le tout nouveau développeur Burrito Studio de Montréal qui sortait son tout premier titre sur PC : Highlands. Dans un monde de châteaux et de robots, la famille Arislaan doit défendre son royaume d’îles volantes d’une mystérieuse menace qui l’envahit.

Aux prises avec une invasion sans précédent, la famille royale de la Maison Arislaan, l’une des nombreuses lignées dirigeant ces îles volantes nommées les Highlands, doit combattre pour reprendre ses terres et défendre ses citoyens. Ce jeu de stratégie au tour par tour confronte donc le joueur à une impitoyable armée composée autant de robots que de dangereux mercenaires. Le tout est présenté dans un style aux allures de dessin animé.

L’univers est bien rodé, mêlant un monde magique et médiéval à des aspects plus technologiques, n’allant pas sans rappeler le style steampunk, notamment chez les ennemis du jeu. Le tout est présenté au travers d’une histoire mettant en vedette Cecaelia, l’enfant aînée de sa famille, ainsi que ses deux frères cadets Leoric et Micah.

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Des combats Risk-és

Le jeu se déroule à la manière d’une partie de jeu de table, avec un plateau composé de plusieurs îles volantes connectées. Chaque mission a un but spécifique, généralement de capturer une région en particulier ou d’atteindre un endroit, mais toujours en combattant une variété d’ennemis, de plus en plus nombreux au fil de la partie. Pour ce faire, il faut déplacer des unités d’une région à une autre, puis le combat se déroule suivant des nombres aléatoires, à la manière des combats dans le jeu Risk. Selon le score de combats des personnages, déterminé par leur santé, un montant de dégâts est alloué chaque tour aux ennemis et au personnage que le joueur a choisi comme étant protecteur.

Si les fans de jeux de stratégie se plaindront de la trop grande place que ce système laisse à la chance, il saura plutôt plaire aux joueurs plus occasionnels par sa grande simplicité. Les quatre différentes classes de personnages à recruter dans le jeu, les combattants, les mécanos, les leaders et les académiciens, offrent certes des habiletés diverses, comme affaiblir les ennemis, renforcer des positions ou soigner des personnages, mais leur nombre est somme toute assez limité pour un jeu du genre. La plupart du temps, l’option de ne recruter que des combattants était la plus avantageuse, puisque les personnages uniques de la famille Arislaan sont déjà dotés des capacités spéciales nécessaires.

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Vol planifié

Il est à noter que les personnages évoluent de mission en mission, mais que seulement certains d’entre eux peuvent être sélectionnés pour remplir l’équipe d’une mission à l’autre, y apportant leur équipement acquis précédemment ainsi que leurs compétences. Toutefois, les morts de personnages sont permanentes, ce qui signifie que la partie prend fin immédiatement si un membre de la famille royale vient à périr au combat.

Pour avancer dans chaque mission, les régions doivent être libérées des forces ennemies, qui grandissent en puissance à un certain intervalle de tours. Également, les personnages de type leader peuvent parfois les améliorer pour produire de précieuses ressources utiles tout au long des missions. La nourriture est nécessaire pour garder en jeu une grande armée, la ferraille, quant à elle, sert à certaines habiletés spéciales, notamment la création d’équipement, et finalement le leadership est requis pour le recrutement d’alliés.

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Un monde vivant

Le style graphique montre plusieurs inspirations, des films de Disney comme le Roi Lion à la série Avatar : The Last Airbender aux films de Miyazaki et Studio Ghibli. La musique appuie très bien cette ambiance et les bruitages passent inaperçus. Il y a toutefois une certaine disparité entre les cinématiques, qui passent de superbes séquences animées et avec voix à des images fixes des personnages avec le texte du dialogue affiché.

Les interfaces du jeu sont également problématiques par moments. Plusieurs menus sont nécessaires pour modifier l’équipement des personnages et le passage de l’un à l’autre est difficile. De plus, le joueur ne peut savoir à l’avance quel personnage a quel équipement, ce qui lui demande plusieurs minutes de navigation d’interface qui auraient pu être évitées.

 



Zone de turbulences

Somme toute, Highlands se retrouve rempli de très bonnes idées pour simplifier la stratégie au tour par tour et la rendre accessible, le tout combiné à un univers attrayant, mais qui se perd dans un système trop basé sur la chance et une trop grande difficulté de navigation des interfaces. Les missions sont grandes et étoffées, assez difficiles. Le jeu saura plaire aux adeptes du genre, mais il n’est pas sans accrocs.

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Simple mais efficace
7.5
Simple mais efficace

Un très bon début pour ce studio montréalais. À jouer pour les mordus de stratégie au tour par tour et de jeux de table.

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CritiquesFaits au Québec
Étudiant en design de jeux intéressé par les jeux de toutes sortes, du jeu de stratégie à l'arcade en passant par le RPG, il est également fanatique de soundtracks, d'environnements sonores et de systèmes de jeux en tout genres, tant que le fun et l'originalité sont au rendez-vous!
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