Pokémon : Évolutions Symphoniques et graphiques

Multijoueur était présent à la salle Wilfrid-Pelletier dimanche 30 août lors de la représentation montréalaise de Pokémon : Évolutions Symphoniques. Retour sur un concert riche en musique et en émotions.

pallet townCommençons là où il le faut : qui n'a jamais entendu parler de Pokémon? Soyons franc, tu connais Pokémon, que ce soit le souvenir nébuleux d'une émission animée sur Téletoon ou un souvenir bien frais d'un Pallet Town pixelisé en noir et blanc sur la Gameboy Pocket. Bien que plusieurs adultes nourrissent la blague du fait que tous les Pokémon s'appellent Pikachu, le concert de Pokémon : Évolutions Symphoniques rassemblait des gens de tous âges.

Rouge, bleu ou jaune

The Pokémon Company fêtera bientôt les 20 ans de son premier jeu sur console portable.  La franchise qui a bercé toute une génération ne pouvait mieux débuter un spectacle que par la chanson thème de Pokémon Red/Blue/Yellow et de Pallet Town, là où tout a commencé. Vous vous retrouvez plongés dans Kanto avec des images rappelant le dur choix de sélectionner son Pokémon de départ : Charmander, Squirtle ou Bulbasaur. La foule criait pour son préféré selon la Pokéball sélectionnée à l'écran. Le spectacle continue avec la musique du Game Corner lorsqu'il est sous le contrôle de la Team Rocket. On aperçoit à l'écran Red qui se bat contre divers Rocket Grunt pour enfin faire face au duo d'enfer Jessie et James, puis finir par battre le Persian de Giovanni. On se souvient que l'animation d'attaque des premiers jeux de Pokémon était quasi-inexistante. Afin de compenser pour ce manque, le fond de l'écran qui n'était pas caché par les images du jeu montrait une animation d'attaque en CGI assez pauvre. Des pièces de monnaies volaient dans les airs lorsque Persian utilisait Pay Day ou une vague s'échouait lorsque Blastoise utilisait Surf.pokemon orchestre

Des thèmes pour tous les goûts

Le spectacle continue avec nul autre que Gold, Silver et Crystal. Susie Benchasil Seiter toujours à la barre de l'orchestre, la Burned Tower vient réveiller vos souvenirs avec sa musique thématique. La première partie continue avec les thèmes de Red vs Red, Mt. Chimney, la chasse aux Regi, Victory Road, les routes de la région de Sinnoh puis finalement la chasse aux gardiens des lacs : Azelf, Uxie et Mesprit. Jusqu'ici, tous les titres de 1996 à 2008 sont passés en revue.

La première partie du spectacle fut bonne. Des frissons m'ont parcouru l’échine en entendant les thèmes me rappelant les 400 heures passées sur Pokémon Emerald. Pour les nostalgiques, vous avez été servis, et je ne me suis pas gênée non plus pour applaudir à la fin de chaque pièce. L'orchestre superbement dirigé par une chef enthousiaste nous donnait presque envie d'apprendre la clarinette.

D'aventure en aventure

Après l'entracte, Susie Benchasil Seiter revient pour nous épater. La première partie nous a envoûtés par le lot d'émotions et de souvenirs qu'elle fait ressortir chez les fans les plus âgés. Outre cela, la musique était bonne, sympathique, mais sans plus. Cette dernière n'annonçait en rien de ce qui nous attendait... Pokémon Black & White et XY sont considérés comme les jeux de la franchise avec l’histoire de fond la plus complexe, surtout dans le cas de XY. La musique de combat épique narrant une histoire sans avoir besoin de paroles nous fait vaguement penser au spectacle de The Legend of Zelda : Symphony of the Goddesses. La formule en générale y est jusqu'ici similaire : écrans projetant des images du jeu, orchestre symphonique et émotions. La deuxième partie du spectacle était beaucoup plus impressionnante, mais moins nostalgique, les jeux illustrés étant sortis plus récemment. L'histoire de B&W est projetée à l'écran accompagnée de musique : on parle ici de la pièce intitulée N-Counter, où l'on vit (ou revit) l'histoire de notre rencontre avec N. On termine le dernier rappel avec XY et la célèbre histoire du Pokémon Floette et du maître dresseur AZ. Ah oui, j’oubliais le premier rappel. Comment ne pas penser à la chanson thème de l'émission télévisée Pokémon, on nous demande en plus de chanter les paroles, ce à quoi la foule se met à coeur joie.floette king az

Du 8-bit à l'orchestre symphonique

Comme mentionné plus tôt, la deuxième partie du spectacle se distingue par la complexité de ses pièces et de ses animations. Il faut se rappeler que la musique de jeux composée dans les années 90 devait se soumettre à certaines contraintes techniques. Les pièces étaient en 8-bit et se restreignaient à être diffusées en son mono, sur le petit haut-parleur des premières consoles. Importer une pièce composée pour le 8-bit vers l'orchestre symphonique est une tâche fastidieuse que Mme Benchasil Seiter a réussie haut la main. Ce qui marque le plus lors de ce spectacle est justement que, plus les animations se complexifient (8, 16, 64 bit), plus la musique devient complète et offre une immersion totale avec ses sons diffusés en stéréo. Il faut féliciter ici l'équipe derrière le spectacle, qui a fait le choix judicieux de jouer les pièces dans l'ordre chronologique.

Somme toute, le spectacle valait définitivement le détour. Malheureusement, ils n'étaient qu'un seul soir à Montréal et les billets n'étaient pas dans le budget de tout le monde (de 48$ à 110$ tout de même!). Chapeau aux parents qui ont emmené leurs plus petits à un tel événement culturel et chapeau aux dames plus âgées que j'ai aperçues portant fièrement un chandail des 3 starters de la première génération!

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Force, sagesse, courage, Marilou aka Ribanne s’est initiée aux jeux vidéo avec la Sega Genesis et n’a pas arrêté depuis. Lorsqu’elle n’est pas sur les bancs d’école où elle étudie la communication, elle est sans doute en train de faire des modèles réduits ou de s’informer des nouvelles du jeu vidéo et de la techno. Son conseil : Swim against the current.
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