Mad Max – La haine

Développé par Avalanche Studios (Just Cause) et publié par Warner Bros. Sorti sur PC et PS4 le premier septembre, Mad Max reprend le monde présenté par George Miller en mai dernier dans le film du même nom. Mêlant voitures, combats à mains nues, survie et explosions, le jeu vous entraîne dans un univers violent et malheureusement redondant.

Mad Max est un jeu post-apocalyptique à monde ouvert dans lequel la majeure partie du jeu se déroule aux contrôles d’une voiture rouillée, la Magnum Opus. Le protagoniste, accompagné de son mécanicien bossu ressemblant à Ephialtes dans 300, devra tout faire pour survivre dans une région aride contrôlée par les « War Boys » de Scabrous Scrotus et les charognards de grand chemin que sont les « buzzards ». Pour ce faire, il doit se faire des alliés en les aidant via des quêtes, réduire l’influence des antagonistes dans la région en les exterminant et bien évidemment trouver eau, nourriture et essence pour assurer sa propre survie.

Tout au long de l’aventure, il est nécessaire d’accumuler des morceaux de ferraille servant à améliorer notre véhicule ainsi que notre équipement. Cette nécessité force l’exploration de chaque région car optimiser est nécessaire pour suivre l’augmentation en continu de la difficulté du jeu. Bien évidemment, trouver toute cette ferraille n’est pas chose aisée et requiert bon nombre de confrontations avec les gangs locaux, que ce soit dans des combats à mains nues violents ou bien des escarmouches sur route finissant souvent de façon explosive.

Un désert bien empli

Je crois que les plus grandes forces du jeu sont le design et sa taille. Le monde ouvert présent dans le jeu est gigantesque et les déplacements au volant d’une voiture sont bien justifiés et nécessaires. Le plus impressionnant est que même si le monde n’est que poussière et désert, il est bien ficelé et ne donne pas l’impression d’être empli que de sable et de vide. Celui-ci est regorge de carcasses de navires, de formations rocheuses, de crevasses, précipices et complexes en tout genre appartenant aux antagonistes et ne demandant qu’à être conquis au nom de nos alliés.

Le jeu portrait bien l’atmosphère présentée dans le film sur lequel il est basé, que ce soit sur les ennemis que nous avons à vaincre, les individus que nous y rencontrons ou bien la culture des véhicules rapides, bruyants et consommant beaucoup trop d’essence. Ce qui m’a surpris le plus fut l’apparition temporaire de méga-tempêtes extrêmement dangereuses pouvant durer près de 10 minutes. La première fois que je m’y suis aventuré, j’étais aux trousses d’un véhicule ennemi important et l’arrivée de la tempête ne fit qu’ajouter une dose d’adrénaline de plus au jeu, rendant la poursuite beaucoup plus impressionnante!

Malheureusement, même si le jeu offre une immersion surprenante, il détruit celle-ci aussi rapidement qu’il peut la créer. Le jeu est bourré de petites cinématiques inutiles brisant l’immersion et le rythme du jeu. Placer un bidon d’essence dans sa valise, manger, remplir sa bouteille d’eau et désamorcer des mines sont des activités courantes dans le jeu qui viennent toutes avec une cinématique de trop, coupant l’immersion.

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Une tonne d’options

L’objectif du jeu, à son plus simple, est de construire la voiture parfaite pour notre ami Max. Pour ce faire, il faut accumuler des pièces de ferrailles ainsi que de la réputation dans la région. La réputation permet de débloquer les pièces et s’obtient en accomplissant des choses se faisant seules en jouant tout simplement. Une fois débloquées, les pièces peuvent être achetées en utilisant la ferraille. Les options de véhicules sont multiples, et améliorent plusieurs aspects du véhicule comme sa vitesse maximale, sa défense, sa force de collision, sa direction, ses armes, etc. Certains ajouts, comme le harpon, n’ont que des augmentations positive alors que les parties ne touchant pas l’armement affectent généralement un autre aspect du véhicule de façon négative, rendant impossible l’optimisation du véhicule.

La ferraille sert aussi à améliorer la force de frappe, la défense physique et les talents de Max, ce qui fait très peu de sens, mais qui est mieux que l’ajout d’une deuxième monnaie ou d’expérience. Encore une fois, ces ajouts sont bloqués initialement par notre réputation. Ils sont aussi important que ceux de la voiture pour pouvoir bien progresser dans le jeu dû à la difficulté croissante. Omettre d’utiliser notre ferraille sur Max est un bon moyen de rapidement se faire mettre au tapis lors des combats.

Redondance et répétition

Comme nous sommes en 2015 et que c’est un jeu à monde ouvert publié par Warner Bros, il n’est pas étonnant que le système de combat soit basé sur celui de Batman. Les personnes n’aimant pas ce style n’aimeront pas Mad Max et ceux n’ayant pas vraiment d’opinion sur le sujet ne seront pas plus vendus par celui-ci. La difficulté des combats vient par le nombre de pions grandissant sans cesse que le jeu est capable de nous lancer et revient tout de même au final à appuyer sans arrêt sur la touche servant à frapper de notre manettes tout en ayant l’œil ouvert pour les alertes d’esquive. Heureusement, Max possède un fusil à pompe permettant d’éliminer une partie de ses adversaires avant qu’ils ne puissent l’entourer.

Cette redondance se fait aussi sentir dans le jeu en entier assez rapidement. Alors que l’exploration est nécessaire, rencontrer toujours le même genre d’objectifs devient rapidement répétitif et diminue énormément l’espérance de vie du jeu. Cela ne prend pas beaucoup de poste de garde ou de convois armé à détruire avant qu’un joueur ne soit déjà tanné de répété sans-cesse les mêmes combats dans le seul but d’amasser quelques ferrailles de plus.

C’est habituellement à ce moment que je me serais tourné vers l’histoire mais Mad Max offre une trame très mauvaise ne servant qu’à guider le joueur à travers le désert. L’histoire est très simple, les personnages ne sont pas très intéressants et comme la difficulté ne fait qu’augmenter, l’acquisition de ferrailles est nécessaire et rend donc l’exploration nécessaire. Le jeu devient rapidement un cercle vicieux de répétition dans lequel le joueur doit toujours tourner en rond pour pouvoir progresser dans le même cercle sans jamais vraiment en sortir.

Un crieur de guerre augmentant le morale des « War Boys » lors d'une rencontre se trouvant dans toute les places fortes du jeu.

Descente aux enfers

Initialement, j’aimais ce jeu, mais plus j’y joue et plus j’apprends à le haïr. En plus du problème des cinématiques, de la répétition des combats et du manque de profondeur de l’histoire qui se font sentir. Je ne crois tout de même pas que ce soit un mauvais jeu, mais il est certain qu’il ne plaît pas à tous et je comprends maintenant beaucoup mieux pourquoi il y avait autant d’opinions mitigé. Habituellement, j’ai une bonne idée de mon appréciation d’un jeu dans les 30 premières minutes alors que dans le cas de Mad Max, j’ai eu droit à une descente lente aux enfers me faisant abandonner le jeu après plus d’une quinzaine d’heures.

Tout de même, je crois qu’en son centre, Mad Max livre bien la marchandise qu’il avait à livrer et n’est pas un mauvais jeu. Les combats, que ce soit à pied ou bien au volant du Magmum Opus, sont violents, rapides et bourrés d’adrénaline. L’environnement désertique est très biens construit et rien n’arrive aux côtés de l’expérience offerte par le combat motorisé au beau milieu d’une tempête électrique infernale.

haine et répétition
7
haine et répétition

Trop répétitif, le jeu devient rapidement ennuyant. Il offre tout de même une quinzaine d'heures de plaisir.

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Critiques
Grandissant entouré de jeux vidéo, jeux de rôle et jeux de société de toute sorte, Alexandre est aujourd’hui un passionné des passe-temps geek. Étant gamer de longue date, il préfère les MMORPG et les MOBA mais rien ne l’empêche d’apprécier tous les genres, tant qu’ils sont disponibles sur PC. Alex s’intéresse aujourd’hui à l’histoire des jeux vidéo depuis le boom internet des 10 dernières années, une page tournante de l’industrie.
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