La Guilde : plus grande coopérative de studios indies

Affirmant à nouveau le poids considérable et croissant de l'industrie vidéoludique au Québec, plus de 700 travailleurs du secteur du jeu vidéo se rassemblent sous la bannière de La Guilde...

Affirmant à nouveau le poids considérable et croissant de l'industrie vidéoludique au Québec, plus de 700 travailleurs du secteur du jeu vidéo se rassemblent sous la bannière de La Guilde des développeurs de jeux vidéo indépendants du Québec. Leur objectif : valoriser les entreprises et créateur(trices) québécois en partageant ressources et services nécessaires pour la production du jeu vidéo.

crédit photo : La Guilde/Philip Tam

À quoi sert La Guilde?

L'équipe s'est souvent penchée sur la question des défis que rencontrent les studios émergents et la difficulté de trouver du financement lorsqu'on est indie. La Guilde cherche alors à rassembler toutes les solutions et ressources qu'un studio peine à trouver lorsqu'il est seul : conseils légaux, stratégies marketing, gestionnaires de communautés et un vaste réseau de compositeurs. designers, programmeurs et artistes.

Louis-Félix Cauchon, président de La Guilde (crédit photo : La Guilde/Philip Tam)

La Guilde regroupe déjà 78 studios québécois, majoritairement établis à Montréal et ses environs. Louis-Félix Cauchon, président du regroupement, nous explique que la coopérative vise à démocratiser la culture du jeu vidéo sur tous les plans. Sa mission est essentiellement de favoriser le développement de tous les développeurs indépendants, que ce soit pour aider la structuration des studios émergents comme pour la représentation commerciale et médiatique à plus large échelle.

Ce regroupement permet alors une multitude de services, allant de l'aide légale (notamment pour des requêtes au CMF, acteur essentiel dans le financement de l'industrie indépendante) à l'accès aux assurances, aux échanges de ressources et une représentation plus forte sur le plan politique et culturel.

Une structure d'économie sociale

La Guilde cherche également à être un exemple d'économie sociale : l'adhésion y est volontaire et ouverte à tout les acteurs du monde vidéoludique et tous les membres peuvent jouer un rôle sur la démocratie de l'organisation. Ses partenaires sont également tous des acteurs privés et publics locaux :  le Quartier des spectacles, PME Montréal, Emploi-Québec, LJT Avocats, Deloitte, Audiokinetic, le Comiccon de Montréal, l’Espace ludique, Effects MTL 2016 et le centre NAD.

Les développeurs fêtaient cette sortie publique le mardi 5 mars à la SAT, où Louis-Félix Cauchon a d'ailleurs fait mention d'un partenariat avec le quartier des spectacles pour mettre en valeur la culture du jeu vidéo. L'annonce s'est faite après avoir été interrompue par un lutteur masqué qui a renversé un membre de l'auditoire qui huait l'idée de faire des jeux de lutte, donnant le ton de la soirée.



Catégories
ActualitésLocales
Enseignant d'histoire et de géographie passionné des jeux vidéo depuis sa petite enfance. Il a évolué dans les univers SNES, PSX, PC, Xbox, PS3, PS4. Grand admirateur de jeu de stratégies, d’aventure, de RPG, et de plate-forme. Ses goûts pour les sciences sociales et la psychologie l’amènent souvent à aborder les jeux vidéo d'un angle différent.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet