Le retour de Lynn and the Spirits of Inao

La culture japonaise est une culture qui a gagné énormément en popularité chez les occidentaux dans la dernière décennie. Cosplayers, fans de séries animés ou lecteurs assidus de manga japonais, on en voit de tous les genres. Mais aujourd’hui, c’est à travers le jeu vidéo Lynn and the Spirits of Inao que Bloomylight Studio tente de faire vivre cette culture. Il veut ainsi prouver que la culture du jeu vidéo peut coexister avec celle japonaise, tout en sortant des styles que l’on connaît, c’est tout du moins le pari qu’à fait le studio français.

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Installé à Aix-en-Provence, le Studio a été fondé en 2011 de façon informelle par David Tollari. C’est seulement au bout de deux ans de travail sur l’univers et le scénario de Lynn and the Spirits of Inao qu’il a été rejoint par d’autres professionnels talentueux dans le but de l’aider à donner vie à sa création et tout l'aventure qu'elle contient. L’équipe, composée de gens passionnés, ambitieux et débordants d’idées est malheureusement fauchée comme les blés. C’est pour cette question qu’ils ont lancé leur campagne sur Kickstarter, afin que leurs idées et leur projet puissent aller plus loin que de simples esquisses sur papier.

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Ils sont fauchés, d’accord, mais ce jeu, c’est quoi ?

L’histoire prend place sur l’île Inao, endroit magnifique où vivent harmonieusement les humains et les esprits. Cependant, pour une raison inconnue, les esprits se sont mis à tourmenter les habitants jusqu’à installer un climat de peur et d’oppression. Dans le but de ramener l’ordre, la grande prêtresse a tenté un rituel pour renvoyer les esprits dans l’autre monde, mais cela a échoué. Bref, c’est un peu le bordel. Le joueur incarne Lynn, la jeune apprentie de la prêtresse, qui entamera alors son voyage à travers les régions sauvages pour comprendre la cause des tourments afin de sauver les habitants de l’île. Évidemment, tout ne sera pas reposant pour notre protagoniste qui devrait faire face à différents obstacles pour arriver à ses fins. Par chance, elle ne sera pas seule puisqu’elle rencontrera Aku, un esprit démoniaque qui, par hasard, aidera notre protagoniste à restaurer la paix. Une relation d’amitié s’établira entre les deux, un des thèmes principaux de Lynn and the Spirits of Inao. Une histoire qui se veut à la fois poétique, humoristique et inspirée des mythes japonais.

De plus, le travail artistique derrière l’aventure de Lynn est fait à la main, renforçant ainsi la référence avec le style artistique du Studio Ghibli tout en s’appropriant un style authentique, proposant donc de l’art unique permettant de rester dans le genre recherché par les développeurs : le dessin animé. Lynn and the Sprits of the Inao, de par son aspect créatif unique malgré les influences, tend à offrir une expérience enchanteresse à travers une trame narrative proche du conte dans lequel la confiance et l’amitié sont des thèmes principaux.

À quoi ressemblera l’expérience de jeu ?

Influencé par Hayao Miyazaki, le studio cherche à offrir un jeu combinant l’expérience inédite des plateformers qu’on connaît (Mario, Rayman) et les jeux à progression non linéaire des séries telles que Castlevania et Metroid. Nous y retrouverons donc des mouvements classiques tels que la course, les doubles sauts, les glissades, se pencher et planer en parapluie avec l’addition de certains mouvements comme celui de marcher discrètement. Une combinaison intéressante lorsque nous pensons entre autres à ce qu’a donné l’excellent titre d’Ori and the Blind Forest. Ce n’est néanmoins pas tout, puisque Lynn nous propose aussi de jouer sur le cycle de la nuit et le jour à l’aide d’une habileté que notre personnage va apprendre au courant de l’histoire, cycles qui pourront avoir un impact significatif sur l’environnement.

Dans Lynn and the Spirits of Inao, le but n’est pas de tuer les esprits à tout prix. Un peu comme ce qu’on a pu voir dans Undertale, nous pouvons aider les esprits à retourner dans l’autre monde, nous faisant étrangement penser au film Le sixième sens. Contrairement à Undertale, qui offre ce mécanisme avec toute une complexité, il est possible ici d’arriver à calmer les esprits d’un simple saut ou en les évitant. Aspect tout de même intéressant, même s’il n’est pas autant exploité.

L’île, quant à elle, propose différents thèmes dans lesquels se retrouveront différents types d’esprits. L’environnement est dessiné à la main, mais est organisé de façon à ce qu’on le trouve vivant. De plus, l’île comportera un aspect d’exploration afin de trouver des trésors cachés en plus d'une météo diversifiée pour ajouter à l’immersion et l’ambiance. Le village, qui semble être l’endroit de prédilection pour se reposer est aussi le lieu où, la nuit, des esprits font leur apparition. De là l’importance d’acquérir l’habileté de contrôler le jour et la nuit. Le jeu semble proposer une diversité intéressante sans toutefois quitter son inspiration orientale. On retrouvera des personnages vivants qui feront en sorte d’augmenter l’ambiance tout en favorisant l’humour.

Le contenu ne s’arrête toutefois pas là, puisque Bloomylight Studio promet des énigmes et des puzzles, des boss magnifiques et épiques,  des compétences à acquérir tout au long du jeu, de l’infiltration ainsi que du contenu tactique. Sans compter qu’il y aura des aventures secondaires en plus de mini-jeux. Lynn and the Spirits of Inao se veut un jeu complet qui fait preuve de son potentiel tout autant sur l’aspect visuel, audio et du gameplay.

Une campagne attendue

Il ne fait aucun doute que Lynn a progressé depuis sa campagne Greenlight en octobre 2014 et que le studio cherche à acquérir une renommée à travers son jeu. Ils ont pris le temps nécessaire avant de se lancer dans cette campagne Kickstarter afin d’amasser les fonds requis à la finition de leur projet, prouvant ainsi la passion des développeurs et que tout n’est pas laissé au hasard des campagnes d’autofinancement. Il y a derrière Lynn des idées, de l’ambition, de la créativité et surtout beaucoup de travail. Il est évident que le studio cherche à offrir une expérience vidéoludique unique afin qu’elle soit la plus satisfaisante possible, quitte à prendre plus de temps que prévu pour finir le jeu, puisqu’il était espéré pour février 2015.

D’ici sa sortie, Bloomylight Studio nous promet un jeu de plateforme amélioré, inspiré par les grands noms de l’animation japonaise et des plateformers classiques, avec des mécanismes modernes. Dans un monde ouvert, le joueur sera encouragé à explorer et découvrir les différents secrets de l’île dans laquelle se retrouveront divers combats et boss. Une tonne de quêtes secondaires ainsi que des objets de collections pour terminer le jeu à 100% font aussi partie intégrante des caractéristiques du titre.

Sur ce, allez faire votre propre idée du jeu en visualisant son dernier trailer tout en leur souhaitant bonne chance dans leur campagne qui se terminera le 2 juin 2016.

Que Lynn soit avec vous !

Ce texte a été rédigé avant que des informations sur le travail de stagiaires aient été dévoilées.

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Diplômée en gestion de communauté, Cindy est passionné par l'univers ludique et principalement par les jeux vidéo. Nouvellement mère, elle doit trouver un moyen de concilier ses nouvelles responsabilités avec sa passion. Être geek et parent n'est pas toujours chose évidente!
4 commentaires
  • sieg89
    16 mai 2016 at 09:28
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    Très joli projet. Sauf qu’apparemment “ils” sont tellement fauchés “qu’ils” emploient en chaine des stagiaires non-rémunérés, malgré des stages allant jusqu’à 6 mois. Oui, je dis “ils” parce que selon témoignage, “l’équipe” serait partie depuis un certains temps et il ne resterait plus que l’instigateur principal du projet. Ha oui, et apparemment il n’y aurait aucune démo disponible car il n’y aurait pas de codeur. Peut être qu’il attend de trouver un stagiaire en programmation…

    • Vincent
      16 mai 2016 at 11:35
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      C’est une pratique commune en Europe pour les stagiaires, c’est perçu comme du “cheap labor”. Quand j’étais à l’université, tous les stages offerts étaient comme ça là-bas.

      Ceci étant dit, j’ai eu la même remarque dans ma tête quand j’ai vu qu’ils n’avaient plus de programmeurs. Ils mentionnent cependant que les fonds du Kickstarter serviraient justement, à en engager un.

      Personnellement, je ne suis pas fan des équipes “tout ou rien” qui se servent de Kickstarter, je préfère les projets avec une base solide. Mais j’aime bien l’idée, et j’ai décidé de les aider un peu et de voir où ça mènera.

  • krok
    17 mai 2016 at 11:56
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  • Vincent Bilodeau
    18 mai 2016 at 13:04
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    Dommage, ce projet qui était très prometteur semble n’avoir été construit que sur de fausses promesses.

    Le kickstarter est maintenant annulé, bien que je comprends ce qui se passe, ces idées ont tout de même réussies à faire naître l’envie en moi de le voir se réaliser. J’espère que ça puisse en inspirer d’autres, sans pour autant leur inspirer les même méthodologies.

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