Outlast 2, une démo pas très catholique!

Vous ne pouviez pas le manquer (à moins d’avoir passé votre Comiccon de Montréal à jouer à Pokémon Go) : le kiosque-chapelle de Red Barrels. Après 4 millions d’unités vendues pour Outlast 1, deux ans plus tard on multiplie le budget par quatre, on agrandit l’équipe et hop, on accouche d’un Outlast 2. Au rendez-vous, de nouveaux personnages emblématiques et «de nouvelles choses jamais encore osées en jeu vidéo d’horreur ». Voyons déjà ce que présage la démo qu'on a pu tester au Comiccon de Montréal…

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Dans le désert de l'Arizona, personne ne vous entendra crier !

Loin de penser que Red Barrels a un petit quelque chose à régler avec la presse, cette fois-ci on vous envoie dans le désert de l'Arizona incarner un caméraman à la recherche de sa femme, journaliste d’investigation, qui a curieusement disparu alors qu’ils enquêtaient tous les deux sur les traces d'une mystérieuse Jane Doe.

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On se retrouve dans une nouvelle histoire distillée notamment à travers des cassettes audio récupérées au fil de votre avancée, un peu à l'image de Batman : Akham Asylum. Les nostalgiques se verront rassurés en apprenant qu'on trouvera tout de même en arrière-plan quelques morceaux, euuuh quelques liens avec Outlast 1. Par ailleurs,  la série fraîchement annoncée du Comic book Outlast : The Murkoff Account viendra faire le lien entre les deux opus d'Outlast.

À quelle sauce va-t-on être mangé ?

DSC_0132La répétitivité d'Outlast 1 et son manque de variété finissaient par essouffler quelque peu son style extrêmement scénarisé, laissant les joueurs sur leur faim. L’équipe de Red Barrels n’a pas fait la sourde oreille en remettant le couvert et en nous servant un Outlast 2 qui promet de varier davantage ses environnements.

En ce qui concerne le gameplay, autant le premier opus que son DLC Outlast : Whistleblower nous plaçaient dans une position de vulnérabilité extrême pour mieux titiller notre perte de repères et de pouvoir, autant la démo d'Outlast 2 nous émascule d’entrée, et pas qu’avec son gameplay !

Vous étiez déjà dépendant de votre vision nocturne, maintenant vous êtes dépendant de votre vision tout court. Vous êtes vulnérable!

Vous l'aurez compris, la fuite reste au menu principal de ce nouveau volet mais Philippe Morin, le co-fondateur du studio Red Barrels, nous précise que des légumes et d’autres morceaux croustillants viendront autour pour assaisonner l'expérience.

Mais pourquoi est-il si méchant ?

Le délicieux mariage entre Massacre à la tronçonneuse et The Shining avait déjà donné naissance au premier jeu, cette fois-ci vous pouvez rajouter vos pires cours de catéchèse et vous obtenez Outlast 2. L'équipe de Red Barrels a également cherché à exhumer une fois de plus les pires histoires que l'humanité ait pu connaître, tel que le massacre de Jonestown en 1978, pour mieux vous les servir sur un plateau pendant plus de six heures.

La sortie est d'ailleurs prévue pour les alentours des fêtes sur PC, Xbox One et PS4. Et pour la question que tout le monde se pose : oui Red Barrels pense au VR, ils ont les dev kit à la maison mais un éventuel portage risquerait de prendre un peu de temps...

En attendant la sortie d’Outlast 2, on peut suivre les nouvelles de son développement sur sa page Facebook ou son wiki. Et surtout, « n’oubliez pas les piles ».

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Crédits photo : Martin Sauvé

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Rédactrice, narrative designer, scénariste de jeu vidéo et multi-task à temps partiel, elle porte une attention toute particulière à la dimension narrative des jeux ainsi qu'à la scène du développement indépendant.
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