Le niveau caché : Eternal Poison

Le niveau caché est une chronique faisant état de jeux qui sont méconnus, passés inaperçus ou simplement revisités pour rappeler des souvenirs aux plus vieux. Elle a aussi pour mandat de faire découvrir ces jeux à  un nouvel amalgame de joueurs. Venez visiter l'univers nostalgique du niveau caché!

Publication hybride

Eternal Poison CoverJeu sorti sur PS2 seulement, il fait parti des derniers titres adaptés pour cette console avant la production exclusive pour PS3. Publié par Atlus, ce bijou est malheureusement passé inaperçu grâce au début de l'âge d'or de la PS3. Venez découvrir ce jeu sur lequel j'ai passé plus de 70 heures.

 

 

 

À quoi s'attendre?

Ce chef d’oeuvre est un RPG Tactic où tous les personnages ont le même but : atteindre l’Eternal Poison. Pour se faire, ils doivent passer par Besek, une ville sombre et mythique qui change d’aspect selon les personnes qui s’y introduisent. Entre les personnages, la ville et leur objectif, le chemin sera parsemé d’embûches et de Majins, des monstres affamés de chair humaine qui sont les principaux résidents de Besek. Le comte Duphaston, un allié présent dans toutes les histoires, vous invite dans son domaine, Isapolis, qui deviendra votre quartier général après chacun des combats.

eternalpoison

Pourquoi y jouer?

Les raisons sont multiples. Il a une rejouabilité fantastique. Vous devez choisir parmi trois scénarios et après avoir complété une de ces histoires, une quatrième devient disponible! Il est plutôt rare de rencontrer des RPG tactiques dont l’histoire principale n’est pas la seule à suivre. Ça permet de contrer la linéarité de ce type de jeu. Les personnages complémentaires à votre équipe n’arrivent pas dans le même ordre selon l’histoire que vous choisissez de suivre. Dans chacune des quatre aventures, vous prendrez le temps de découvrir et de vous ajuster à chaque aventurier qui s’intègrera à votre équipe. Pour en ajouter sur les personnages, les protagonistes ont tous leur raison propre d’atteindre l’Eternal Poison. Par exemple, l’histoire d’Olifen : c'est un commandant d’armée qui cherche la princesse Lenarshe, sa future épouse, enlevée par des Majins. Il a aussi pour compagnon Levatte, qui veut découvrir le poison pour devenir le prochain pape, Marie, une sorcière qui souhaite augmenter son pouvoir et Logue, qui est un ami d’enfance d’Olifen, qui cherche aussi le poison pour se guérir d’une malédiction. Ceci n’est qu’une des quatre histoires. 

Monstre avec une croix ont été Overkill

Outre les péripéties que vous vivrez en l’essayant, le jeu est visuellement magnifique. Dans son ensemble, je dirais que c’est une peinture gothique animée. Si le jeu était sorti sur PS3, le type de graphisme aurait plu aussi. Je le comparerais au premier Devil May Cry pour le côté très sombre et lugubre. Pour ce qui est de la jouabilité, il est très facile à prendre en main tant pour les connaisseurs que pour les débutants dans les RPG tactiques. Les tutoriels sont très clairs et assez simples.

 

À l’intérieur de ce jeu, il y a un jeu de casse-tête dérivé du jeu de dames, dans lequel vous devez éliminer des statues jusqu’à ce qu’il ne vous reste qu’une seule statue. Cette partie du jeu est très amusante tout en étant très addictive, car les casse-têtes sont des challenges de plus en plus difficiles.

Eternal Poison Stone of fate

 Quelques bémols

Count DuphastonBien sûr, ce jeu ne pouvait pas avoir que des points positifs. Tout comme n'importe quel jeu, les combats vont devenir de plus en plus difficiles. Le problème est qu’il est impossible d’aller s’entraîner sans faire avancer l’histoire. Alors, si vous passez toujours votre temps à utiliser toujours le même personnage, vous serez incapable de compléter l’histoire. La meilleure méthode que j’ai trouvée pour augmenter les personnages de niveau, c’est d’utiliser toutes les compétences de support, de toujours viser l’overkill pour chacun des Majins (overkill: tuer un monstre en lui infligeant au-delà d’au moins deux fois ses points de vie totaux, pouvant être fait sur plusieurs attaques), et capturer les Majins pour les ajouter à votre banque pour soit les faire combattre, les vendre ou les extraire pour obtenir leurs sorts.

 

Aussi, la quantité d’objet est limitée. Pour les armes, c’est tel que tel, mais pour les armures et les potions ça complique énormément les choses. En plus de cette limite de disponibilité chez le vendeur, il y a la limite de potions en combat. Alors quand vous n’avez personne pour vous revitaliser en combat, votre partie peut s’écourter très rapidement.

Dans sa totalité, Eternal Poison doit faire partie de vos expériences de jeu. Il est complet, bien fait, sorti pour la bonne console (surtout qu’ils auraient pu le pousser pour le PS3), beau graphiquement, simple à jouer, avec des scénarios prenants, pleins de rebondissements et surtout très stimulants intellectuellement et agréable à jouer. Une fois que vous aurez complété l'une des histoires de ce jeu, vous sentirez une fierté que beaucoup de jeux contemporains n’offrent plus.

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Sony
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
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