Impression – Playstation VR et Wayward Sky

La guerre entre les casques de réalité virtuelle est déjà enclenchée. Avec le Vive et l'Oculus sur le marché, c'est maintenant à Playstation de montrer ce qu'il a dans le ventre avec son «projet Morpheus»: le Playstation VR. Une vingtaine de minutes ont été consacrées à Multijoueur afin de poser des questions, regarder le fameux casque, et essayer un démo de Wayward Sky par Uber Entertainment.

Playstation VR - Un casque chic et confortable

PlayStation-VR

Disclaimer : Puisque ce fut une démonstration directement par Playstation, nous n'avons pas pu accéder au Playstation VR à part entière. Par conséquent, soyez conscients que vous ne retrouverez pas tous les aspects techniques concernant les lunettes dans cet article.

Le Playstation VR, étant un casque/lunette de réalité virtuelle, a pour but de nous immerser dans un monde vidéoludique en prenant compte de deux aspects très importants: la netteté, le rendu de l'image ainsi que le confort du périphérique. Pour ceux qui sont inquiets par rapport au focus visuel, ce dernier ne change pas : c'est notre perception face à la distance qui est différente. Nous regardons réellement un écran devant nos yeux et l'ajustement du fameux «focus» se fait manuellement grâce à un léger bouton sur le côté droit du casque qui fait glisser la visière. Porteur de lunettes de vue, prenez garde : la monture pourrait empêcher le casque de reculer vers vos yeux, vous restreignant d'obtenir un focus optimal. Il y a bel et bien une roulette sur la bande entourant le derrière du crâne, mais le fait de ne pas y toucher n'a pas aidé à voir l'image la plus nette voulue. En fait, j'aurais pu enlever mes verres afin de porter le casque plus confortablement, mais j'ai voulu l'essayer afin de confirmer si les rumeurs sur le confort du périphérique pour ceux dans notre situation étaient RVaies.

oculus vive playstation vr

Cela étant dit, le casque reste très confortable pour quelqu'un de capricieux (dont moi). Regardant ce mastodonte, on facilement s'attendre à un appareil lourd soutenu principalement par le front et ensuite par le dessus de tête et l'arrière du crâne puisqu'il s'agit quand même d'un écran OLED de 5,7 pouces; en fait, on le sent à peine lorsqu'on le porte. Le design est excellent au niveau de l'aisance mais aussi au niveau visuel. Comparativement aux autres lunettes VR déjà sur le marché, celle-ci ne nous donne pas l'impression de regarder dans un écran plat fermé sur le monde : Outre les lumières bleues qui jaillissent de l'appareil nous donne l'allure de vivre une expérience hors du commun, le matériel utilisé et la finition lui donne un air distingué, et ce sans mentionner qu'il n'y a aucune sangle qui va au-dessus de la tête. Une prise audio 3.5 mm, sur le fil relié à la console, vous permet également de mettre vos propres écouteurs afin d'obtenir un son à 360 degrés, question de compléter votre immersion. Playstation a définitivement ajouté un «é» majuscule au mot «Élégance» pour ce qui à trait au design de son casque de réalité virtuelle.

Wayward Sky - Haut en couleur, moins en contenu

Le terme «Élégance» ne s'applique pas exclusivement au matériel, mais surtout au jeu présenté, Wayward Sky. En effet, ce jeu de Uber Entertainment, responsable de Planetary Annihilation sur PC en 2014, est une aventure «regarde et interagit», l'évolution du «pointer et cliquer» pour réalité virtuelle avec deux manettes Playstation Move. On suit Bess, une jeune copilote d'avion, qui vient de s'écraser sur une forteresse dans les nuages où son père vient d'être enlevé par un robot géant. Notre mission: la guider à travers la base volante afin de secourir son paternel.



Nous alternons entre deux perspectives, la première et la troisième, pour résoudre des énigmes dans des environnements à vue fixe. En vue à la troisième personne, nous regardons un environnement immobile comme si nous étions une entité puissante et invisible, voire même un géant observant une maquette. Nous pointons un endroit ou un objet pour que Bess se déplace ou interagisse avec ce dernier : activer un robot, par exemple. Pour d'autres interactions, tel que remettre du courant sur un panneau et ensuite l'activer, nous passons au point de vue de Bess, à la première personne et où nos manettes contrôlent les mains de la demoiselle. Même si l'expérience de la démonstration se donnait assise, l'utilisation de l'espace pour nous plonger dans ce monde est inimaginable: pour la première énigme, je fus obligé de m'avancer afin de prendre le levier pour ensuite le descendre et, à un autre moment, de me lever un peu afin de voir la protagoniste derrière un mur de couloir, créant ainsi une relation isomorphique très impressionnante.

Parlant d'énigme, je ne vais pas dire qu'elles furent compliquées, même loin de là. Cela étant dit, aucun tutoriel n'ouvre le jeu ; l'habilité de Bess d'activer des robots à distance grâce à son bracelet ne fut expliqué que par l'entremise du représentant, ce qui est en soi un gros manque. J'ai hâte de voir de quelle manière Uber Entertainment va l'incorporer tout en rendant l'expérience du jeu fluide. Côté artistique, le jeu est beau et garde une résolution à 60 images par seconde. En fait, ce titre fait beaucoup penser à Knack par Sony Japon : non seulement le jeu est dédié à un jeune public, mais il agit également en tant que démonstration technique des capacités de leur nouvelle machine. Ce n'est pas l'expérience la plus unique et ce n'est pas non plus ce qui va faire vendre des casques de réalité virtuelle, mais l'immersion donné par Wayward Sky fut assez éloquent et plaisant pour rester accrocher tout en gardant le sourire du début à la fin.

Comic Con 2016 Wayward Sky

Le Playstation VR sera disponible en magasin dès le 13 octobre prochain. Si vous ne voulez pas attendre la sortie du casque de Sony pour être immerser dans un monde virtuel, consulter notre dossier sur la rivalité Vive et Oculus afin d'être plus informé avant de prendre votre décision.

Note: Multijoueur remercie Amanda et Maxime de Playstation pour nous avoir donné accès à leur périphérique.

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OpinionRéalité virtuelle - VRSony
Geek affirmé, gamer confirmé, et barbu occasionnel, Marc-André (alias Bobbyjoe) reçoit la Playstation à l'âge de 6 ans, la faisant ainsi sa console de prédilection. En possession d'un DEC en cinéma et communication, il y ajoute une spécialisation dans l'industrie des jeux vidéo grace à son baccalauréat en médias numériques à l'UQÀM. Il ne croit pas aux guerres culturelles: que ce soit Playstation/Xbox, PC/Mac, ou même Marvel/DC, si tout le monde est content et trouve ce qui lui plait, pourquoi autant de haine?
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