La DreamHack Montréal, le rêve digital s’éveille

On l’attendait depuis de longues semaines, et elle arrive enfin à nos portes! La DreamHack pose ses valises au coeur de la place Bonaventure, apportant son lot de prouesses esportives, de spectacles et d’activités pour tout amateur de jeux vidéo compétitif. Petit revue de ce qui vous attend pour cette fin de semaine surchargée.

La DreamHack, c’est un peu l’Ibiza du gamer : un endroit mythique, dans un pays au large, avec toutes les activités possibles et imaginables pour faire briller les étoiles au fond des yeux du joueur acharné. Bon, si la Suède est certes moins clémente que les Baléares sur le Celsius, reste que la structure nordique est devenue LA référence mondiale de la LAN party. Cette première édition montréalaise s’appuie sur les compétences du LAN ETS, dont le nom n’est également plus à faire au Canada. Et le premier apport majeur de cet événement, ce sont les World Championship Series, correspondant à la finale d’été du circuit professionnel sur Starcraft II. Ce sont les trente-deux meilleurs joueurs mondiaux (sauf la Corée) qui vont tenter de décrocher le Graal, synonyme de qualification directe pour la Blizzcon, ultime tournoi de l’année et grande messe Blizzardienne. Pour plus d’informations sur ce tournoi majeur, rendez-vous en bas de page.

DreamHack, une LAN ETS 2.0?

En marge des experts de l’APM, il y aura bien entendu les traditionnels tournois BYOC, avec cette fois sept tournois : League of Legends et CS:GO aligneront 15000$ de bourses; Hearthstone et Starcraft II offriront respectivement 6000$ et 3000$; et 4000$ pour Rocket League. Parmi les petits nouveaux, le désormais incontournable Overwatch proposera 6000$ de récompenses, tandis que Deckbound Heroes, arrivé de dernière minute, posera 2000$ sur la table. Les joueurs consoles ne seront pas en reste, avec deux tournois sur Super Smash Bros. Melee et Street Fighter 5, offrant 4000$ et 2000$ respectivement. Les jeux principaux seront donc représentés, sans non plus étirer la liste quasi exhaustive que proposait la dernière édition du LAN ETS.

DreamHack, festival numérique

plan dreamhack

Histoire de ne pas vous perdre dans vos rêves...

Mais bien entendu, une DreamHack propose tellement plus que des tournois de nos jours. À commencer par une zone indie, sous l’étendard de Loto-Québec, qui regroupera plus d’une douzaine de studios locaux. De nombreux exposants du domaine du PC et du jeux vidéo, comme Twitch, HyperX, MSI, et tout le wagon des sponsors soutenant le circuit suédois seront présents pour faire rêver les adeptes de machines de guerre. Petit clin d’oeil à la structure québécoise, une scavenger hunt sera de nouveau organisée pour rythmer le week-end des participants.

Mais les activités les plus excitantes seront probablement du côté du marathon No Reset, qui enchaînera de grands noms du speedrun durant toute la fin de semaine, avec en bouquet finale une course à 3 sur le triathlon N64, à savoir GoldenEye, Ocarina of Time, et Super Mario 64. Un restream francophone sera assuré sur la chaine Twitch de No Reset.

À suivre également, un concours de Cosplay comportant 2000$ en bourses récompensera les plus belles créations. Une zone rétro sera également présente, ainsi qu’un espace pour visionner les joutes du The International 6, l’immense compétition Dota 2 se déroulant cette fin de semaine et alignant la somme record de plus de 20 millions de dollars de récompense. Pas de jaloux!

Enfin, une pensée pour les malchanceux n’ayant pas de billet pour cet événement unique : le Nexus SmartBar ouvrira ses portes dès midi samedi et dimanche pour le visionnement du TI6 et des WCS, tandis que le Meltdown Montréal proposera une soirée after party samedi soir, et sera prêt dès 13h le même jour pour accueillir les amateurs de Dota 2.

Les WCS Summer, étape ultime avant la Blizzcon

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Nous ne pouvions vous laisser sans analyser un peu plus en détails l’attraction phare de cette DreamHack. L’enjeu de ce tournoi, outre les 150000$ distribués parmi les trente-deux qualifiés, dont 35000$ allant au vainqueur, ce sont évidemment les fameux points WCS, classant les joueurs sur la saison et envoyant les huit meilleurs à Anaheim. Et la compétition sera rude!

Côté fierté locale, le jeune Québécois Alexandru “Semper” Dimitriu, passé par les qualifications nationales, n’a pas été vraiment chanceux avec le tirage de l’arbre. Il affrontera une de ses terreurs, le Zerg polonais Nerchio, un des joueurs les plus solides hors Corée. D’ailleurs, le reste de son quart d’arbre est également impitoyable, avec le favoris du tournoi, le Protoss étasunien Neeb, ou encore le Terran néerlandais Uthermal. Il nous en raconte un peu plus sur son parcours et ses objectifs pour ce tournoi durant cet entretien mené avec les Sportifs du Clavier jeudi dernier.

Autre habitué des LAN ETS, le Terran MaSa a, de son côté, un parcours possiblement plus favorable, affrontant Major, le Terran mexicain, et moins en vue ces derniers mois. Pour terminer avec les joueurs canadiens, la célèbre Scarlett nous revient de Corée et devra jouer contre le Protoss Puck, adversaire largement à sa portée.



 

L’émission des Sportifs du Clavier nous a permis également de mieux découvrir le joueur français PtitDrogo, vainqueur de la DreamHack Leipzig en janvier dernier. Il nous parle de ses espoirs, étant au coude à coude dans la lutte pour la qualification à la Blizzcon avec MaSa. Il devra retrouver son niveau du début d’année afin de coiffer au poteau le Canadien et les deux Zergs campant les dernières places, le Polonais Elazer et le Sud-Coréen viOlet. Cependant, une ultime opportunité de récolter des points se présentera durant la Copa Intercontinental, à Mexico City les 10 et 11 septembre...

Ce tournoi proposera donc un spectacle de haut-vol pour tout amateur de stratégie, avec tout bonnement l’élite de la discipline… Hors Corée. Coup d'envoi vendredi 11h, finale à partir de dimanche midi, à ne manquer sous aucun prétexte!

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Tombé dans la NES quand il était petit, c'est un fan de jeux vidéo depuis l'enfance. Console, puis PC, c'est l'avènement d'internet qui scellera sa passion pour le jeu en ligne. FPS, STR, MOBA, un café, l'addition, tout l’intéresse, et il suit avec attention la scène pro à travers le monde. Au diapason de ses origines, il trouve son inspiration au sein d'une organisation secrète: #FrenchWhine.
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