Road to Ballhalla – Perdre la boule

Banniàre Road to Ballhalla
Banniàre Road to Ballhalla

Road to Ballhalla est un mélange entre Marble Madness et The Stanley Parable. En théorie, c’est un mix parfait et ingénieux, mais en pratique, ce n’est peut-être pas ce que vous espérez.

Dans ce jeu minimaliste, vous incarnez une balle qui doit simplement se rendre à la fin de niveaux parsemés d’embûches. Attention, il vous transmettra une Pac-Manite aiguë, qui vous poussera à collectionner les petites boules jaunes dans chacun des niveaux. Pour débloquer les niveaux suivants, on vous encouragera à terminer chaque défi en mourant le moins de fois possible et en collectionnant toutes les petites balles jaunes.



Lasers, projectiles, tuiles mortelles, trous, bref, vous êtes en danger, et seule votre dextérité saura vous faire traverser les nombreuses épreuves de Road to Ballhalla. Ça s’approche parfois dangereusement d’un « bullet hell » (pas aussi intense, mais tout de même), alors que les projectiles volent dans tous les sens. Votre matière grise sera titillée quelques fois, mais les casse-têtes sont rares et plutôt faciles.

Ce n’est pas un jeu de rythme à proprement parler (oh que non), mais les éléments dangereux, comme les tuiles et lasers suivent le rythme. C’est une méthode ingénieuse pour vous aider à synchroniser vos déplacements et éviter les obstacles d’une façon précise.

La plus grande particularité, c’est que des phrases sont lisibles autour ou dans l’aire de jeux, comme un narrateur (muet) à la Thomas Was Alone. Il s’adresse directement à vous et brise constamment le quatrième mur. C’est en quelque sorte l’antagoniste du jeu, puisqu’il vous pousse parfois dans des pièges et se moque constamment de vos échecs.

« N’allez pas sur ce portail ». Et si vous y allez par curiosité, votre bille explose et un message apparaît, disant : « Je vous l’avais bien dit ». Vous voyez le genre. Au début c’est rigolo, mais lorsqu’on avance dans la campagne d’une durée d’environ trois heures, on finit par se lasser. « Cul-de-sac à droite ». Est-ce que j’y vais parce que c’est ce que le jeu attend de moi, ou j’ignore ce chemin ? « Cul-de-sac, je vous l’avais bien dit! ». Soupir. C’est encore plus désagréable lorsque le jeu vous tend un piège, que vous n’avez pas d’autre choix que de tomber dedans pour progresser et qu’il se moque de vous par la suite.

Road to Ballhalla

La bonne nouvelle, c’est que Road to Ballhalla fait preuve d’une grande variété dans chacun de ses niveaux. Il introduit des mécaniques ou des twists fréquemment. La mauvaise nouvelle, c’est que certaines d’entre elles ne sont pas seulement difficiles, mais simplement désagréables.

Je pense particulièrement à un niveau où la caméra est dans une position étrange ou même à l’envers… Vos contrôles sont inversés : ça pourrait être drôle, mais en vérité, c’est très irritant. Road to Ballhalla est assez difficile, mais les checkpoints sont nombreux, et il n’y a pas de limite de vies. La conséquence, c’est que si vous êtes mauvais, vous n’arriverez pas à progresser dans le jeu.

On sent souvent qu’on doit se dépêcher pour éviter les obstacles, alors on utilise les gâchettes pour aller plus vite. Le problème, c’est que les tuiles rouges clignotantes vous tuent instantanéement si vous y touchez pendant votre boost. C’est vraiment irritant, parce qu’on est forcé de se déplacer le plus vite possible, alors qu’on vous tue si vous ne lâchez pas le boost à temps. Si on additionne cela avec l’accélération lente de la balle, je suis souvent tombé dans un genre de rage au volant, en criant « awaye, avance c****** !!!! », suivi d’une mort immédiate. Un plaisir fou.

Il y a aussi ce niveau où le bon chemin est formé de tuiles invisibles (comme dans Indiana Jones). On y va à tâton et on meurt, inévitablement, encore et encore. Est-ce amusant? Pas du tout.

Road To Ballhalla image 2

C’est alors que j’ai vu que dans les options, on nous offre la possibilité de lier son compte Twitch. Et là j’ai compris. La raison pour laquelle ce jeu est si frustrant et irritant, c’est que le public cible sont les joueurs Twitch, qui divertiront l’auditoire en perdant patience et en se faisant avoir par les pièges.

C’est bien, mais lorsqu’on joue seul, on finit par simplement en avoir marre. Il y a des défis supplémentaires, dont le but est de terminer les niveaux en moins de temps possible, mais une fois le jeu terminé, j’ai décidé que j’avais eu ma dose.

Vous êtes peut-être plus patient que moi : peut-être que la difficulté du jeu vous allumera, et que vous l’apprécierez beaucoup plus que moi. Personnellement, je préfère les autres jeux de billes sur Steam, qui sont plus souvent axés « puzzle », qui sont plus zen et moins frustrants, comme Marble Mountain, Polyball ou InFlux.

Parfois irritant
6
Parfois irritant

Les commentaires qui brisent le quatrième mur sont rigolos au début, mais lorsqu’on avance dans la campagne d’une durée d’environ 3 heures, on finit par se lasser.

Catégories
CritiquesPC / MAC
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet