L’esport est arrivé au Canada avec la Northern Arena

Dimanche dernier fut une occasion de célébrer pour les amateurs d’esports au Québec, plus particulièrement à Montréal.

Dimanche dernier fut une occasion de célébrer pour les amateurs d’esports au Québec, plus particulièrement dans sa métropole, Montréal. La Northern Arena a ouvert ses portes avec son ambitieux pari de faire une compétition dans un amphithéâtre, du jamais vu pour une structure canadienne jusqu’à maintenant...

Une journée chargée en jeu vidéo était au rendez-vous pour les amateurs de Dota 2, Gears of Wars 4 et Counter Strike: Global offensive. La Northern Arena a mis en place un événement d’une envergure encore jamais vue au Québec, voire au Canada. La jeune structure a réellement mis les bouchées doubles et a mis de l’avant une production qu’on reconnaît habituellement aux géants de l’esports comme la LCS de Riot Games, l’ESL ou la MLG.

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La foule était en délire devant les matchs de Dota 2

L’ambiance y était électrisante avec une foule armée de bâtons gonflables pour faire un maximum de bruit. On pouvait voir de nombreux fans qui arboraient les couleurs de leurs équipes favorites, dont certains chantaient à tue-tête “Let’s go NP!” ou “Let’s go G2!” durant l’entièreté des matchs disputés. Le public, même s’il ne remplissait pas tous les gradins, avait tout de même le coeur festif et l’envie de faire de la Northern Arena une réelle fête de l’esports.

Production monstre

La présentation du spectacle était musclée. La scène était munie de multiples écrans géants ainsi qu’une version géante du logo de la Northern Arena en plein milieu de la scène. De chaque côté, on pouvait apercevoir le visage des joueurs en action sur les projections, avec une utilisation intéressante de caméras pointées au visage, comme on le voit avec les tournois de Riot Games depuis un moment. En haut de scène, on pouvait apercevoir les statistiques de chaque joueur et leur état durant la partie. Chaque jeu avait ses propres particularités : le tournoi de Dota 2 était resté plus classique dans son approche en montrant les statistiques de chaque joueur et si l’un d’eux mordait la poussière, une minuterie annonçant son retour était visible à la place de son visage sur l’écran d’équipe.

«On a des grands fans de sports électroniques au Québec et au Canada. Ils n’ont juste pas de compétition d’envergure en ce moment.»

C’est avec CS:GO que cette intégration était à son meilleur avec des visages de joueurs qui se transformaient en tête de mort à la minute où ce dernier était tombait, ou on pouvait savoir s’il était mal en point avec du sang autour de la caméra de visage. Les flashbangs étaient aussi bien représentées avec les joueurs affectés simplement mis dans un blanc qui se dégradait avec le retour de la vision du joueur. Une belle addition aux parties commentées dans un anglais des plus passionné par des équipes de commentateurs professionnels.

Malgré quelques soucis techniques sur scène avec des écrans mal ajustés ou les bandeaux LED du Centre Bell qui annoncent la mauvaise chose, la production était un vrai régal pour la foule.

Un aboutissement pas toujours simple

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Carl-Edwin Michel, porte-parole et fondateur de la Northern Arena

Avec l'événement maintenant bouclé, on peut se demander ce qui motive la Northern Arena à être aussi courageuse en prenant autant de risques. Carl-Edwin Michel, porte-parole et fondateur de la structure, nous a répondu : “On a des grands fans de sports électroniques au Québec et au Canada. Ils n’ont juste pas de compétition d’envergure en ce moment.”. Même avec le passage de la LCS à Toronto, il semble que des évènements du genre en amphithéâtre n’existaient tout simplement pas avant cette année.

L’événement devait être à l’origine plus long au Centre Bell. “C’était l’objectif au départ d’avoir un événement de deux jours au Centre Bell, mais il y avait un club de hockey qui jouait ici, la veille. On a pas pu le faire” raconte le porte-parole avec un sourire en coin. Quand à une Northern Arena en été, Carl-Edwin a parlé que ce n’est jamais simple. “C’est toujours compliqué aussi. On veut s’assurer que ça marche ici pour nous, à Montréal, mais qu’on soit aussi capable d’emmener ces équipes-là” en faisant référence au nombreux conflit d'horaires possibles entre les tournois du genre. “On compétitionne avec d’autres organisateurs d'événements populaires à travers le monde.”

Les dés sont jetés

Ce qui est sûr, c’est que les chiffres ne mentent pas pour la compétition qui a pu attirer plus de 2000 passionnés au Centre Bell et a tiré de très bons chiffres d'audience sur Twitch durant les rondes de qualifications pour la finale qui se sont passées entre jeudi et samedi à l'hôtel Sheraton ainsi qu’au Marriott. Il ne serait pas surprenant qu’un prochain évènement du genre soit annoncé bientôt.

C’est donc un pari réussi pour la jeune structure qui se devait de franchir cette étape pour continuer à faire des événements de calibre international au Canada. Reste à voir maintenant où se passera la prochaine arène nordique.

Crédit photo: Pierre-Luc Daoust

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Cofondateur de Multijoueur, Bruno est un grand passionné de l'industrie vidéoludique. Non seulement il aime jouer, mais il adore discuter de cet univers. N'ayant pas la langue dans sa poche, il ne se gêne pas de critiquer les erreurs qui passent sous ses yeux!
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