À vos manettes! : nostalgie, musique et stratégie

Nouvelle semaine? Nouvelle sélection! 

À vos manettes ! revient cette semaine avec quatre jeux qui ponctuent le quotidien de nos rédacteurs. Parce que, on ne se le cachera pas, on aime bien partager notre passion avec vous !

  • Skyward Sword - un retour aux sources Legend of Zelda pour Alban Quénoi 

Plus d’une vingtaine d’années après avoir soufflé pour la première fois dans la cartouche dorée du premier opus, je me devais de combler une vieille lacune et passer à travers le dernier Zelda sorti sur console. Évidemment, les annonces précédant une certaine machine à venir n’y ont pas été pour rien, soufflant une haleine sauvage dans mon âme de joueur vétéran de la franchise…

Oui, un Zelda de plus, qui n’a pas forcément fait beaucoup plus de bruit au-delà des cris de rage des joueurs frustrés par la reconnaissance de mouvements pas toujours précise, mais omniprésente dans le gameplay de cet épisode. Mais ce qu’on tire de ce Skyward Sword, hormis une énième épée sacrée au fourreau, c’est que la magie opère toujours, avec un sentiment de nostalgie omniprésent et débordant de cette histoire aux origines de la franchise. De la musique aux mécaniques de jeu, tout y pointe. On se laisse bercer dans ce monde si différent d’Hyrule, et pourtant si proche. Un bon Zelda avec son identité propre et attachante, en attendant la prochaine révolution à venir…

 

J’ai jamais été du genre à jouer aux jeux de rythme. Serait-ce parce que j’étais un mélomane puriste qui se limitait à ne jouer qu’avec vrais instruments? Ou parce que je me fâchais avec le contrôleur Guitar Hero des autres générations? Sans trop savoir pourquoi, je n’ai jamais été satisfait par l’ancienne “guitare”. Me voici maintenant à jouer à Guitar Hero Live, où les contrôles sont ma foi tellement plus naturels, dynamiques et excitants! Seul hic : le choix des chansons. C’est beau, le rock moderne… mais où est parti mon vieux rock!?

Je me souviens que j’étais fébrile à l’annonce d’un partenariat entre Atlus et Nintendo/Intelligent System, quand on croyait encore en la Wii U. Soit : Shin Megami Tensei rencontre Fire Emblem. Sera-t-il post-apocalyptique ? Sera-t-il plutôt J-RPG ou plutôt stratégie ? Et l’intégration des référents culturels propre aux licences (leurs lore)?

Finalement, je me retrouve à jouer à Tokyo Mirage Session #FE (oui, c’est bien hashtag Fire Emblem). J’accompagne une troupe de futures stars japonaises (pas majeures; ç’a même été un problème de localisation!) dans un Tokyo très coloré qui s’oppose aux visions chaotiques de Shin Megami Tensei. Dois-je donner une chance au coureur?

Et bien, je me laisse emporter par la naïveté de ces personnages, et une ambiance vraiment trop japonaise pour plaire au grand public japonais. Le jeu regorge de références aux deux licences. Je prends plaisir à grinder comme dans tout J-RPG. Je prends plaisir à regarder ces histoires banales et clichées entre les personnages, très bien écrites d’ailleurs avec une pléthore de blagues douteuses. Je prends plaisir à faire des quêtes secondaires vraiment absurdes, alors que je dois sauver le monde. Ça détend. Ça fait du bien.

J’ai donné une chance à Mount & Blade plusieurs fois. J’ai toujours eu cette même impression d’un jeu essayant d’être compliqué sans vraiment rien en tirer, et d’un système de combat lourd et ennuyant. Tout l’inverse de Battle Brothers, un clone fonctionnel de celui-ci.

Dans Battle Brothers, vous prenez les commandes d’une compagnie de mercenaires voulant faire leur place dans un monde de nobles avares, d’orques sanguinaires et de morts-vivants infatigables. Allant de ville en ville, vous et vos hommes complétez quêtes et tâches en échange d’or servant à payer vos troupes, à vous nourrir et à vous équiper. Il est possible éventuellement de quitter les sentiers battus pour explorer les contrées dangereuses et inexplorées du monde.

Son style pixelisé rend le jeu rapide, simple et efficace. Les villes viennent sous une interface simple; les combats sont rapides et le jeu n’est bien entendu pas très demandant. Les escarmouches sont réglées dans un format tactique, utilisant une grille hexagonale. Un aspect RPG est présent, donnant des traits et des attributs à nos personnages et nous laissant maximiser la compagnie selon nos goûts. Il ne faut pas faire n’importe quoi; avec sa difficulté grimpante et la mort permanente de nos soldats, il est possible de voir sa partie tomber en ruine. Il faut donc choisir ses combats et jouer de façon intelligente. Battle Brothers offre donc un bon mélange de profondeur, de complexité et de maîtrise, que j’aime bien retrouver dans mes jeux, sans être trop excessif.

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Rédacteur, linguiste et étudiant à la maîtrise en traductologie, il oriente son regard vers les impacts sociaux et culturels des jeux.
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