Zelda et la balade du changement

Vendredi prochain, en même temps que la Nintendo Switch, ce sera le lancement du nouveau Legend of Zelda et, vous savez quoi, j’ai hâte et j’ai vraiment peur en même temps. J’ai tellement un trop-plein d’émotions envers cette franchise, c'est presque malsain. Pourtant c’est la peur qui prédomine le tout. Pourquoi donc?

Pour vous situer, The Legend of Zelda, c’est une série qui a eu un impact énorme sur mon enfance et mon adolescence, des heures à chercher des items, conquérir des donjons et des boss plus spectaculaires les uns que les autres. De « Ocarina of Time » jusqu’à « Skyward Sword », ils m’ont tous marqué par leurs histoires et leur monde simplement épiques. Vraiment, c’est une franchise qui est allée me chercher plus loin que Mario aurait pu. J’ai commencé à jouer à Donjons et Dragons et développer une passion pour le médiéval fantastique à cause de Zelda. J’en ai même perfectionné mon anglais, car le jeu m’apprenait de nouveaux mots et des phrases qu’on était loin de comprendre en 6e année du primaire.

Vous pouvez comprendre que j’étais incroyablement excité d’avoir été dans les chanceux qui ont pu essayer le jeu sur la Nintendo Switch. J’étais heureux comme douze d’enfin essayer la démo du jeu. Sauf qu’une réalisation est venue me chercher solidement : je n’avais pas l’impression de jouer à un Zelda. Pourtant, tout y était, je contrôlais un jeune homme blond qu’une voix off appelait Link, les sons et les images suintaient la franchise à fond la caisse. Pourtant, quand j’ai terminé la démo, je suis parti content, car j’ai vu un jeu auquel je vais probablement jouer. Mais pas parce que c’est Zelda. Encore aujourd’hui, j’en reste peut-être un peu trop perplexe.

« ... je n’avais pas l’impression de jouer à un Zelda. »

Le fait que je sois laissé à moi-même dans un monde vaste, qu’il failleque je doive mettre de l’équipement sur le dos, incluant ma tunique et pas mal toutes les pièces d’équipement, que je trouve le premier morceau de bois qui traine pour me défendre contre des monstres un peu folichons et que j’ai une quête à remplir, comme n’importe quels gros jeux ouverts, j’ai eu peur après y avoir joué. J’ai peur que la franchise que je porte chère dans mon cœur, celle qui m’a fait vivre de grosses émotions a peut-être trop changé pour moi.

Ma peur ne veut pas dire que je ne comprends pas le désir de prendre la série et de l’emmener ailleurs que dans le moule qu’ils ont créé avec Ocarina of Time. Oui, la série commençait à devenir banale avec les donjons à thématiques et les items qui permettent de battre le boss final. Plus la série évoluait, plus Nintendo ajoutait du spectacle. En prenant du recul, on analysait la formule, c’était la même chose depuis la Nintendo 64. Oui, le développeur saupoudrait des nouveautés à gauche et à droite, de nouveaux gadgets, de nouvelles manières de se transporter, mais encore une fois, la formule régnait dans tous les titres.

« ...on analysait la formule, c’était la même chose depuis la Nintendo 64. »

Peut-être que même si je demande du changement et que je cherche du renouveau dans un jeu que j’aime, je ne serais pas prêt à me départir de tout ce qui fait d’un jeu un Zelda. Peut-être que j’ai peur du changement quand il est trop gros ou trop grand parce que ça peut être trop et que cela peut faire mal à une série.

Ce qui est sûr c’est que vendredi prochain, je vais jouer à The Legend of Zelda : Breath of the Wild. La démo m’a bien indiqué que je risque de l’aimer, mais quand même… J’ai peur de perdre mon jeu favori.

Catégories
Opinion
Cofondateur de Multijoueur, Bruno est un grand passionné de l'industrie vidéoludique. Non seulement il aime jouer, mais il adore discuter de cet univers. N'ayant pas la langue dans sa poche, il ne se gêne pas de critiquer les erreurs qui passent sous ses yeux!
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet