Yooka-Laylee vaut-il l’engouement et l’intérêt qu’on lui a donnés?

Développé par Playtonic Games, Yooka-Laylee est probablement l’indépendant le plus attendu cette année. Prévu initialement pour octobre 2016, il aura fallu attendre 6 mois de plus pour enfin mettre la main sur ce plateformeur se voulant être une suite spirituelle de Banjo-Kazooie. Toutefois, il arrive qu’à trop vouloir ramener le classique, l’originalité soit mise de côté. Si Yooka-Laylee nous offre ce à quoi on s’attendait de façon rafraîchissante et intéressante, il n’en reste pas moins qu’il n'atteint pas la perfection.

Un caméléon, une chauve-souris et une storyline.

S’il est agréable d’avoir une histoire, même dans un plateformeur 3D, il est toujours un peu décevant de constater le manque de richesse de cette dernière. Yooka-Laylee ne fait malheureusement pas exception avec son storyline faible et enfantin, mais pouvions-nous en exiger plus de la part de ce genre de jeu? Probablement pas. En ce qui nous concerne, l’aventure commence lorsqu’un livre trouvé dans l’épave de Yooka et Laylee s’envole de lui-même. Voulant le récupérer pour sa probable valeur, Yooka et Laylee se retrouvent propulsés dans une aventure toute autre. Effectivement, ils apprendront bien assez vite que le livre qu’ils possédaient est en fait un livre magique et que ses pages sont en fait des “pagies” qu’ils devront récupérer. Mais attention, l’antagoniste principal, Capital B, convoite également ce livre qui pourrait lui octroyer le pouvoir de contrôler l’univers.

Dans cette quête, notre duo se verra obligé d’acquérir de nouvelles techniques pour progresser en plus de visiter les cinq mondes disponibles pour trouver plumes et pagies en plus des collectibles disponibles. Chaque monde a son thème et ses particularités avec une progression faite grâce à l’acquisition de nouvelles techniques, ce qui nous obligera parfois à rebrousser chemin dans les mondes différents pour collecter le plus de plumes et de pagies possible. Ajoutez à cela des dialogues parfois facultatifs, d’autres drôles, mais toujours relativement enfantins et simples, et vous aurez le portrait global de Yooka-Laylee.

Simple, efficace, agréable.

Toutefois, on ne s’attend pas à ce qu’un plateformeur 3D ait une histoire aussi riche que Life is Strange. Yooka-Laylee offre un univers riche en exploration et en level design. Effectivement, malgré la simplicité de ce dernier, il reste très efficace et agréable. Entre les phases de plateformes chronométrées, des puzzles et jeux de mémoire, de la destruction ou encore les quiz, Playtonic Games arrive à nous offrir un jeu dans lequel il est facile de se perdre et d’embarquer dans cette quête de complétionniste. Il est d’ailleurs proposé aux joueurs d’explorer davantage les divers mondes avec des pagies plutôt que de débloquer les mondes tout de suite.

Selon l’envie du joueur, il est donc possible d’explorer plutôt que de progresser dans l’histoire principale et ainsi prendre la peine de bien exploiter les zones ouvertes en plus des divers défis proposés par le jeu. À noter néanmoins que Playtonic Games est très peu sorti de sa zone de confort, puisque ce titre tant attendu manque un peu d’originalité dans les différents niveaux. Toutefois, la surprise est bien présente et Yooka-Laylee sait nous offrir un plaisir de jeu vacillant entre la nostalgie et l’expérience acquise par les développeurs.

Un retour réussi du 3D plateformer ?

Inévitablement, Yooka-Laylee sera parmi les meilleurs plateformeur 3D de 2017 et rivalisera sans doute avec le futur Super Mario Odyssey. Avec ses décors visuellement impressionnants, son inspiration de Banjo-Kazooie, ses mécaniques intéressantes telles que celle d’avaler les éléments pour en intégrer les propriétés à la Yoshi, ainsi que son aspect coloré, l’ambiance est bien là, ainsi que le rythme du jeu. Le nouveau joueur pourra autant se plaire dans les différents mondes que le vétéran, puisque Playtonic Games a su bien manier les difficultés pouvant autant satisfaire les plus fanatiques de la franchise de Rare que les joueurs plus décontractés.

Dans l’ensemble, Yooka-Laylee devrait remporter haut la main la confiance des financeurs lors de la campagne Kickstarter. Toutefois, le mode co-op proposé est d’une totale inutilité et les arcades, tous deux ajoutés lors des objectifs de la campagne de sociofinancement, ne sont pas à la hauteur de ce à quoi l’on pourrait s’attendre. Si les arcades sont amusantes quelques minutes, elles ne seront que très rarement sorties lors d’une soirée entre amis. Concernant le co-op, les abeilles ne servent à presque rien et lassent finalement le joueur 2 assez rapidement. Une mauvaise exploitation? Un manque de temps? Aucune idée, mais ils sont tous deux assez décevants.

Yooka-Laylee reste néanmoins une expérience agréable, rappelant les meilleurs jeux de la Nintendo 64 avec son aspect rétro des plus réussi et sa petite touche personnelle qui en fait un jeu à ne pas négliger en 2017. Playtonic Games a relevé son pari et quiconque appréciant le genre saura trouver chaussure à son pied pour contrer les plans machiavéliques  de Capital B!

Testé pour review sur Xbox One en mode solo et co-op.

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Retro et moderne
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Retro et moderne

Financé en 40 minutes au lancement de leur kickstarter, Playtonic Games relève son défi en présentant un jeu à la hauteur de nos espérances malgré quelques déceptions.

Les plus
  • Design du jeu
  • Ambiance
  • Level design
  • Addictif
  • Graphique coloré, retro et stylisé
Les moins
  • Multijoueur co-op
  • Histoire simple
  • Jeux d'arcades
  • Gameplay
    9
  • Graphique
    9
  • Audio
    8
  • Histoire
    6
Catégories
CritiquesMicrosoftPC / MACPlaystation

Diplômée en gestion de communauté, Cindy est passionné par l’univers ludique et principalement par les jeux vidéo. Nouvellement mère, elle doit trouver un moyen de concilier ses nouvelles responsabilités avec sa passion. Être geek et parent n’est pas toujours chose évidente!

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