Domina

Gestion, Politique et sang

Être un marchand d’esclaves à l’époque romaine des gladiateurs n’est pas un sujet des plus roses. Pour le deuxième titre en carrière du studio Dolphin Barn, vous incarnez le rôle d’un propriétaire de ludus qui doit entraîner des gladiateurs pour mettre leur vie en jeu dans l’arène.

Gestion, politique et sang

Essentiellement, Domina est un jeu de gestion. L’histoire du personnage que vous incarnez est brièvement présentée, puis vous êtes introduit au ludus dans lequel vous devez entraîner et équiper des esclaves pour devenir des guerriers redoutables dans l’arène. Des ressources sont mises à votre disposition et vous devez les utiliser à bon escient. Vin, or, nourriture et eau vous serviront à payer des améliorations, corrompre les politiciens et maintenir vos troupes en vie. Vous devez aussi engager des employés qui vous aideront dans votre quête et gagner la faveur du magistrat et du général romain qui fréquentent votre ludus. Le jeu est dur et sans pitié. Un tutoriel vous guide un peu dans l’expérience, mais vous êtes laissé à vous même. Après des heures de labeur et d'entraînement, vos gladiateurs sont jetés dans l’arène et c’est là que vous verrez si vos efforts en ont valu la peine. Une fois que vous avez engagé le combat, vous n’avez presque plus de contrôle et vous êtes spectateur devant le destin de votre labeur.

Vous serez périodiquement convoqué à des matchs en arène officielle, vous pourrez fréquenter les combats illégaux des bas-fonds de la ville et vous aurez des champions à abattre pour passer dans le tournoi final après une année de préparation. C’est aussi vous qui déciderez comment récompenser gladiateurs, politiciens et généraux afin de conserver la loyauté des acteurs de votre ludus. Mettre à mort ou donner la liberté à vos esclaves et gladiateurs? Donner du vin au magistrat afin qu’il adopte l’un de vos gladiateurs et paye ses frais?

Avec un petit aspect “Rogue-Like”, vous aurez aussi périodiquement à prendre des décisions impromptues sur des sujets plutôt sombres qui viendront déranger votre année de préparation, vous coûter des ressources et affecter vos relations politiques.

Les talons d'Achille

Domina n’est pas parfait, plusieurs défauts entravent l’expérience du joueur. Mais, pour les amateurs de jeux de gestion, c’est un vrai plaisir que de voir vos petits pions que vous avez soigneusement entraînés et équipés démolir vos adversaires d’une manière brutale dans l’arène. Bien sûr, c’est encore plus douloureux quand vos champions se font anéantir par des gladiateurs de renommée. N’oubliez pas de tourner le mode extraviolent pour encore plus de sang.

Parmi ses plus grands défauts, Domina n’offre pas au joueur la possibilité de sauvegarder la partie. Étant donné qu’il vous faut un bon 2 heures pour terminer une partie, cette fonctionnalité manquante pourrait arrêter plus d’un joueur à l’achat. Autrement, l’information est difficilement véhiculée au joueur, ce qui m’amène au dernier grand défaut du titre. En effet, puisqu’il manque d’information sur la meilleure tactique à utiliser pour victorieusement traverser le jeu, vous vous retrouverez à chercher la tactique optimale sur le web et finalement rendre votre expérience de découverte un peu nulle. Il existe une technique optimale pour entraîner vos gladiateurs et les voir performer dans l’arène.

Une arène redoutable

Domina réussit tout de même à transporter le joueur dans l’univers romain et une époque où le divertissement de la masse était satisfait par le sacrifice humain. Brutal et sans pitié, vous vous retrouverez à recommencer encore et encore le jeu pour entraîner et équiper des gladiateurs toujours plus redoutables. Même après plusieurs essais à un niveau de difficulté faible, le jeu continuera de vous remettre à votre place en éliminant la crème de votre ludus aux moments les plus mal placés. Ensuite, si vous êtes un peu masochistes, vous pourrez augmenter la difficulté et voir vos efforts réduits à néant. Pour les amateurs de jeux difficiles, Domina est un choix de qualité.

Du reste, nous avons encore droit à des graphismes pixelisés tel que c’est la norme dans les jeux indépendants. Peut-être que c’est pour le mieux dans le cadre d’un jeu où l’action est aussi sanglante. La musique est très appropriée et vous place dans l’ambiance avec beaucoup de tact. Surtout quand vos gladiateurs entrent dans l’arène et sont mis face à leur destin, vous avez droit à une trame sonore épique qui amplifie le point de non retour que vous venez de franchir.

 

Si vous aimez ce genre de chose, Domina permet aussi des interactions avec Twitch. Par exemple, la décision de vivre ou non de vos gladiateurs défaits peut être décidé par le chat de Twitch ou encore les noms de vos esclaves peuvent être tirés de votre chat Twicth. Si vous êtes amateur de gestion et que l’idée de combats à mort, de politique cruelle et de bains de sang vous intrigue, procurez-vous Domina dès maintenant sur Steam.

Catégories
CritiquesPC / MAC
Étudiant en conception de jeux vidéo de l’UQAC et amoureux de l’industrie des jeux vidéo, Simon aime partager sa passion à tous ceux qui veulent bien en savoir davantage. Jeux vidéo, jeux de société, cinéma... bref, tous les médiums du divertissement sont au cœur de ses préoccupations.
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