À vos manettes! : l’art subtile d’être surpris

Nouvelle sélection de textes!

Cette semaine, nos rédacteurs se penchent sur les jeux qui les ont surpris. On ne sait jamais quand une perle se trouve au détour d'un couloir ou qu'une séquence narrative nous émeut. Ou bien que le jeu se révèle étonnamment bon malgré une prémisse douteuse.

Nos rédacteurs vous proposent donc quatre jeux récents ou moins récents qui les ont agréablement surpris, au point de les avoir marqués encore aujourd'hui.

Spec Ops : The Line mérite le trophée du « bon message au bon endroit ». J’imagine l’amateur de Call of Duty moyen voir la jaquette de Spec Ops dans un magasin et se dire « Yeah ! J’ai envie d’un soldat badass », et une fois arrivé à la moitié du jeu, se faire démolir par un message surprise incroyablement efficace. On incarne souvent des machines à tuer dans les jeux du genre sans vraiment se poser de questions. « Sommes-nous les héros dans cette histoire ? » « Ces gens méritent-ils vraiment de mourir ? » « Ouin, la guerre c’est pas ben ben l’fun finalement. » Un jeu brillant qui se sert des clichés du médium pour dire quelque chose d’important, on ne voit pas ça tous les jours.

Je sais, ce n’est pas un jeu que vous vous attendiez à voir dans une liste. Mais c’était vraiment une bonne surprise, je vous jure!

Je me rappelle d’une période spéciale à l’école primaire durant laquelle on avait le droit d’amener nos jeux vidéo. J’avais mon fidèle Game Boy Color qui tenait avec du tape, et une amie m’a laissé essayer son jeu, Harry Potter et la Chambre des secrets.

Je m’attendais à un jeu de plateformes médiocre, comme la plupart des adaptations de franchises jeunesse. Étonnamment, Harry Potter et la Chambre des secrets était plutôt un RPG tour par tour qui respectait l’histoire des livres (presque) à la lettre (je le sais, j’étais un gros nerd au primaire... ben, plus encore).

Et pour un jeu de Game Boy Color, c’était plus beau que la moyenne. C’est peu dire, mais bon.

Quand on joue à Braid pour la première fois, on voit un petit jeu indie bien poli, d’inspiration très platformer et Mario Bros, mais avec un accent marqué sur les casse-têtes. Les mécaniques de contrôle du temps sont assez surprenantes en elles-mêmes, mais c’est l’histoire qui détient un sombre secret. Je ne divulguerai rien de plus à ce sujet, mais il faut une intuition narrative développée pour bien détecter ce qui se passe. On nous raconte l’histoire toujours à demi-ton, tout en subtilité et sans vraiment parler de ce qui se passe réellement. Derrière l’univers onirique du protagoniste tout en pastel se trouve un “plot-twist” (pardonnez mon français) à faire lever les poils du dos. Vous y avez déjà joué, mais ne comprenez pas de quoi je parle? Redonnez-lui un petit 10 heures de votre vie et essayez de percevoir le second degré. Vous ne serez pas déçu.

J'ai longtemps pesté contre mon impossibilité de mettre la main sur un exemplaire de Nobunaga's Ambition. À défaut d'avoir un jeu de la série d'origine, j'ai opté pour la version Pokémonesque un peu par dépit. Je veux dire : Pokémon et un jeu de stratégie du Japon de la période Sengoku ? La prémisse est intéressante, mais le mélange me paraissait tellement soudain et inopiné que je m'attendais à un désastre fulgurant.

J'essaie encore aujourd'hui d'aller chercher l'ensemble des dresseurs et des Pokémon. La stratégie est intuitive et les 25 premières heures donnent assez de défis. J'ai été agréablement surpris par la pléthore de missions et le nombre incroyable de personnages à recruter. Certes, il faut nécessairement un guide pour y arriver (ou bien avoir une patience de moine, ça dépend), mais on ne peut qu'être étonné par la durée de vie du titre. Je ne m’attendais pas à apprécier autant ce petit jeu sorti sans trop de publicités, avec un nombre d'exemplaires limités. Aucune narration pertinente, une trame sonore limitée, mais un système de combat intéressant et un nouveau mode de capture. Et beaucoup trop de temps à investir !

 

 

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Ce fut en écoutant Navi qu’il est tombé à jamais dans le jeu vidéo. Et en voulant se relever, il découvrit la Force. Geek et gamer (et traducteur quand il peut), il est un inconditionnel de Nintendo, des RPG et des jeux de stratégie. Entre deux Final Fantasy, il s’intéresse à la localisation des jeux et à leur impact socioculturel.
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