Golf Story: Comment un jeu aussi absurde peut-il être si bon???

Je ne suis pas un fan de Golf. Pas du tout. De un, c’est dehors, alors c’est une activité exclue d’emblée. De plus, je n’ai pas la patience. Même quand je joue au mini-golf, je fais un score respectable pour les 3-4 premiers trous, mais à quelque part autour du sixième, je commence à m’emporter, et rendu au 12e trou, mes scores commencent à ressembler au numéro des trous.

Mais pour les jeux de golf, c’est une tout autre histoire. Je me souviens d’avoir passé des dizaines d’heures à jouer à CyberTiger sur PS1, puis un peu plus tard, avoir passé une journée au complet, de très tôt le matin à l’heure du coucher, à jouer à Mario Golf: Toadstool Tour (moins de Tiger Woods, plus de qualité).

Quand j’ai entendu parler de Golf Story sur Switch dans la présentation Indies de Nintendo, ma curiosité a tout de suite été piquée. Le jeu s’annonçait comme un mélange d’un de mes genres préférés, les JRPGs, avec le gameplay relaxant des jeux de golf.

 

J’étais curieux, assez pour l’acheter avant que la moindre critique ne soit sortie. Mais en même temps, une partie de moi continuait de douter; un tel mariage était-il vraiment possible? On avait eu quelques exemples dans les jeux de Mario Golf de Camelot au Game Boy et Game Boy Advance, mais ça faisait longtemps qu’on avait pas vu un tel jeu, et à ma connaissance, la première fois sur une console de salon.

Je le dis tout de suite : la recette marche, de façon vraiment étonnante. Vous incarnez un personnage qui rêve de devenir golfeur professionnel… sans vraiment connaître grand chose au golf. Il se rend donc au terrain de golf de son enfance, probablement le pire terrain de golf de tous les temps, pour tenter de gravir les échelons. Vous réussirez à le faire en jouant au golf, bien sûr, mais aussi en complétant certaines quêtes pour une tonne de personnages. Les quêtes sont variées : il peut s’agir de trouver des bâtons de golf enterrés, de frapper des yeux dans le crâne de squelettes… il y a même une quête qui vous demande de vaincre un sorcier maléfique en lui envoyant des balles de golf en pleine tronche.

Comme vous pouvez le voir, l’histoire n’hésite pas à aller dans l’absurde, pour notre plus grand bonheur. Il ne s’agit pas d’une simple histoire de golf ici; on se retrouve à se frotter à une armée diabolique, à de grands conflits entre terrains de golf compétiteurs.

Et surtout, on rencontre une foule de personnages absolument hilarants. C’est une des grandes forces du jeu : l’humour. Le jeu s’amuse avec sa prémisse absurde, et ça fonctionne parce que le gameplay est assez solide pour soutenir toute cette auto-dérision.

...et en plus, le jeu a été développé par un studio australien, et force est d’admettre que les expressions employées font sourire. Attendez-vous à beaucoup de ‘’mate’’ et ‘’bloke’’.

Le jeu n’est pas parfait. Il y a quelques petits bogues; par exemple, sur un parcours déjà particulièrement difficile, le jeu semblait confondre un carré d’herbes hautes avec de l’eau, ce qui a nuit à mon score, il va sans dire. Et j’ai dû redémarrer la console une ou deux fois alors que le jeu gelait carrément. Mais rien de majeur, heureusement.

Si vous voulez rigoler un bon coup, et que vous avez un faible pour les jeux de golf, vous feriez bien de ne pas manquer Golf Story sur Switch.

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La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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