À vos manettes ! : sortir de sa zone de confort

Nouvelle semaine ? Nouvelle sélection !

Des surprises et des déceptions, nous en vivons toutes et tous. Parfois, on essaie des jeux, un peu à reculon en se disant, qu'au mieux, on aura découvert un genre qu'on n'aime vraiment pas.

À d'autres moments, nous découvrons des jeux qui nous marquent, nous motivent et nous changent. Je me souviendrai toujours du jour où je suis tombé, tel Obelix, dans les J-RPG par exemple.

Cette semaine, quatre de nos rédacteurs vous présentent l'un de ses jeux.

  • Sky Force Anniversary  Steam, PS4, Xbox One; version d'origine sur iOS et Android - Martin Brisebois

À première vue, Sky Force est un space-shooter vertical comme les autres, mais ce qui m’a accroché sans que je m’y attende : il est en fait… roulement de tambour… un rogue lite ! C’est pratiquement impossible de terminer le jeu du premier coup, mais lorsqu’on meurt, les étoiles accumulées permettent d’améliorer le vaisseau. C’est motivant de se rendre de plus en plus loin chaque fois et, en même temps, ça se trouve à être un excellent entraînement pour les néophytes du space-shooter. En plus de son système d’upgrades, je suis resté accroché grâce à son contrôle parfaitement calibré, ses décors 3D étonnamment beaux pour le genre et ses otages à trouver dans chaque niveau. Sa suite (qui est aussi une version remastérisée d’un jeu sur iOS), Sky Force Reloaded, est entrée en bêta en août, pour une sortie prévue en fin d’année. «Achat instantané», comme on dit.

Ça paraît absurde de penser que j’aurais pu ne pas aimer The Witcher 3, mais il y a une époque où ce jeu ne m’intéressait absolument pas.

Je suis fan de RPG, mais en général surtout de JRPG. J’aime les histoires et les dialogues soutenus, qu’il y ait de la couleur et de l’humour, bref, je suis bien tanné de Skyrim. Les RPG occidentaux m’attirent habituellement assez peu, malgré les incessantes tentatives d’un bon ami de me vendre les mérites de la série polonaise.

J’ai fini par l’essayer parce qu’un ami qui l’avait acheté s’en était vite désintéressé et me l’a prêté.

...Je ne lui ai jamais redonné.

Tout m’a séduit. Les environnements étaient sublimes. En me promenant dans la forêt maudite des Crones, je ressentais étrangement un sentiment apaisant; je sentais l’odeur des feuilles et le vent froid d’automne qui me rappelait mon enfance à jouer chez ma gardienne en attendant mes parents.

L’histoire était complexe, souvent drôle, et surtout, les choix étaient déchirants et semblaient avoir de réelles conséquences. Fini Skyrim, où même si j'avais tué tous les dragons de la terre, on continuerait de me narguer avec mes confiseries. Dans le royaume de Geralt de Rivia, on pouvait rentrer dans une ville et trouver des dizaines d’elfes pendus parce qu’on a cru sage d’aider des magiciens à s’évader de la persécution. Et on devait vivre avec ce choix.

The Witcher 3 est un chef-d’oeuvre… que j’ai presque ignoré.

  • This is the Police - PC, Xbox One, PS3, Nintendo Switch - Hugo Engel

J’ai reçu This is the Police parmi tant d’autres jeux dans un monthly bundle il y a déjà quelques mois. Erreur, tristesse ! Je voulais à la base un autre jeu mettant en scène les serviteurs de l’ordre: Beat Cop. Faute de n’avoir eu qu’un autre jeu indie de police dont j’avais vaguement entendu parler (moi j’voulais Beat Cop), c’est avec désintérêt et déception que j’ai lancé This is the Police (parce qu’à la base je voulais Beat Cop).

Résultat : après une vingtaine d’heures de jeu accumulées en quelques jours, je pense que mon désintérêt s’est transformé en addiction, et ma déception en regret d’avoir seulement hésité à donner sa chance à ce jeu.

This is the Police est un jeu indépendant de gestion dans lequel on incarne Jack Boyd, un commissaire de police qui part à la retraite et qui a quelques mois pour accumuler une petite fortune avant de faire ses adieux au monde des donuts et de la volaille. On gère donc une équipe de police qu’on va dispatcher sur une carte de la ville selon les appels que l’on aura, signalant des crimes ou parfois de fausses alertes, qu'il faudra déceler. Chaque policier possède un niveau de compétences et pourra s’améliorer en fonction des criminels arrêtés, mais  chacun peut aussi se faire stupidement tuer lors d’une crise mal gérée. Les phases de jeu sont entrecoupées d’un scénario intéressant, et on doit apprendre à gérer tout cela en résolvant des crimes et en collaborant (ou non) avec la mairie ou la mafia locale.

Malgré quelques résultats bien trop aléatoires quant à la résolution des crimes qui vous feront perdre des cheveux, This is the Police est une petite perle indie au gameplay original et au scénario captivant (quoiqu’usant les archétypes classiques des films de flics), et qui vous fera passer un bon paquet d’heures à questionner votre propre moralité. La loi est-elle forcément ce qu’il y a de mieux pour nous ?

(Du coup j’ai toujours pas joué à Beat Cop)

Cela fait très longtemps que j’ai abandonné les RPGs mais ça faisait plus longtemps encore que je n’avais pas eu de nouveaux jeux pour ma PS Vita. J’ai acheté celui-ci lors d’une promotion que j’attendais comme un prétexte pour y jouer. Il fallait en effet que je vérifie pourquoi ce jeu récoltait tellement d’éloges.

Puis j’ai compris. Le système de combat dynamique, la bande-son, le dating system, la direction artistique, l’intrigue, les dialogues, les multiples mécaniques du jeu, l’humour, l’autodérision...

Tout fonctionne, et le mieux, tout fonctionne ensemble. Le jeu est cohérent, plein de charme.

Depuis ce jour, vous pouvez me croiser portant l’un de mes multiples t-shirts Persona 4.

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Jeux

Ce fut en écoutant Navi qu’il est tombé à jamais dans le jeu vidéo. Et en voulant se relever, il découvrit la Force. Geek et gamer (et traducteur quand il peut), il est un inconditionnel de Nintendo, des RPG et des jeux de stratégie. Entre deux Final Fantasy, il s’intéresse à la localisation des jeux et à leur impact socioculturel.

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