17 indies de 2017 que vous avez manqués

Avant de se lancer dans l’excitante année qui nous attend, assurons-nous de ne rien avoir manqué de l’an dernier ! 2017 nous amena encore une belle cuvée de jeux indépendants. Bien sûr, l’excellent Cuphead a réussi à attirer les regards, mais il y a aussi une foulée titres qui n’ont pas eu autant de visibilité, mais qui mérite le détour ! En voici quelques-uns. Sortez votre wishlist Steam pour être certain de ne pas les oublier !

Night in the Woods

(PC, Mac, Linux, PS4 et Xbox One)
Mon gros coup de cœur de 2017. C’est un jeu narratif incomparable, unique dans tous ses aspects, qui continue de nous surprendre jusqu’à la fin malgré son scénario en apparence banal. Il contient tellement de moments marquants, de dialogues inoubliables et profondément humains qu’il ne peut vous laisser de glace. Je l’applaudis pour aborder des termes lourds comme la bipolarité et la dépression sans aller dans le mélodramatique facile et cliché. Les personnages ne sont pas définis par les drames dans leur vies, et ça, c’est excessivement rare dans n’importe quel médium. Si vous aimez les jeux narratifs, pour l’amour du ciel, procurez-vous Night in the Woods.
(Ma critique de Night in the Woods)

Gorogoa

(PC, Switch, iOS)
Un homme. Une planche à dessin. 7 ans. Gorogoa est un chef-d’œuvre d’une beauté incommensurable qui mérite d’être célébré. Vous savez, des jeux de puzzle indies, j’en ai joué des tonnes. Plus rien ne me surprend. Malgré tout, je suis tombé de ma chaise plusieurs fois par la complexité et l’ingéniosité de certains casse-têtes de Gorogoa. Sa mécanique de jeu est pourtant si simple : quatre vignettes que l’on peut interchanger ou empiler. On peut aussi cliquer pour interagir avec des objets ou faire un zoom. C’est tout. Je pourrais facilement le comparer à Monument Valley, un jeu qui nous hypnotise et absorbe dans son monde particulier. Il est court, oui, mais c’est sa plus grande force : peu de répétition et aucune longueur. Ce jeu est un must.

Thimbleweed Park

(PC, Mac, Linux, Switch PS4, Xbox One, iOS et Android)
En appuyant le Kickstarter pour Broken Age, je pensais encourager le retour du jeu d’aventure point-and-clic tel que je les aimais dans le temps de LucasArts. Au final, c’est plutôt Thimbleweed Park qui réalisa ce rêve. C’est comme s’il était un classique oublié, tellement il est fidèle à l’humour, au casse-tête tordu et au graphisme de l’époque. L’âme de Ron Gilbert, nostalgique et cynique, est présente dans chaque pixel de ce gros festival de l’absurde. Drôle, génial, étrange, bref, une belle suite spirituelle à Maniac Mansion (qui le surpasse même selon moi).
(Ma critique de Thimbleweed Park)

What Remains of Edith Finch

(PC, PS4 et Xbox One)
Giant Sparrow a mis la barre haute pour les prochains jeux narratifs à la première personne. What Remains of Edith Finch est la nouvelle référence du genre. Le destin tragique de chacun des membres de la famille Finch vous ébranlera à coup sûr. Vous allez rire et pleurer, mais surtout être captivé par la variété autant au niveau des graphismes que du gameplay, qui change à chaque histoire. Il contient quelques moments les plus marquants du gaming en 2017.

Opus Magnum

(PC, Mac et Linux)
Il suffit d’un GIF pour vous expliquer Opus Magnum. Soit vous roulez les yeux d’ennui à voir ce jeu de « nerds », soit des étoiles vous apparaissent dans les yeux et tournent au même rythme que ces machines hypnotisantes. Ce qui est tout à fait génial dans Opus Magnum, c’est qu’on vous demande un produit final, mais on ne vous donne aucune restriction pour la construction de votre machine. Le nombre de pièces est illimité, l’espace et l’énergie qu’elle consomme aussi. Par contre, une fois que votre machine est fonctionnelle, c’est hyper satisfaisant d’essayer de l’optimiser au maximum (mais aussi 100 % optionnel). Ce n’est pas le premier jeu du genre pour le développeur, mais Opus Magnum me semble beaucoup plus accessible que Space Chem ou Infinifactory. Son interface et les pièces qu’il propose sont simples, et ne sont donc pas un obstacle pour les nouveaux joueurs.

A Mortician’s Tale

(PC et Mac)
Peu de jeux se questionnent sur la mort, la vraie. Celle où on ne « respawn » pas. Je dirais même qu’on a tendance à la banaliser (voir le jeu ci-dessus). A Mortician’s Tale promet de vous éclairer sur la question. C’est le projet de Gabby DaRienzo, game designer, artiste et co-fondatrice du studio torontois Laundry Bear. On y incarne Charlie, alors qu’elle commence son nouvel emploi dans une maison funéraire familiale. Elle doit s’occuper des cadavres (embaumement et crémation), ainsi que de la famille qui assiste à l’exposition. Il agit comme un documentaire qui vous instruit sur cette industrie et ses tabous. Son côté ludique et mignon permet de passer une quantité impressionnante d’information sur ce sujet glauque sans nous déprimer pour autant. Un jeu utile et nécessaire.

Hidden Folks

(PC, Mac, Linux et iOS)
Le jeu d’objet caché le plus charmant qui soit. Dans la même veine qu’un « Où est Charlie », le but est de trouver une douzaine de personnages particuliers dans des décors immense et grouillant de vie. Les dessins sont faits à la main et les bruits sont faits à la bouche, dans cette production conçue par seulement deux individus passionnés (et un peu fou). En parcourant les décors des yeux, on peut facilement s’y perdre tellement ils sont variés, dense et comique.
(Ma critique de Hidden Folks)

Golf Story

(Switch)
Comme je le dis souvent, « indies do what Nintendon’t ». Golf Story, c’est le meilleur Mario Golf 2D qui soit. On se souviendra que les Mario Golf sur Gameboy étaient en fait des RPG et c’est exactement ce que Golf Story nous propose. Drôle, bourré de contenu, mais surtout, un très bon jeu de Golf 2D qui s’avère à être exactement ce dont la Switch avait besoin. Je lève mon chapeau au studio Sidebar Games, pour qui le premier jeu est un délice.
(La critique de Pier-Luc Ouellette de Golf Story)

Hollow Knight

(PC, Mac, Linux)
Plusieurs considèrent que Hollow Knight est un des meilleurs metroidvania disponibles sur Steam, avec une carte gigantesque, atmosphérique et magnifique, remplie d’ennemis variés et de secrets. Il propose un bon défi, sans toutefois être impossible. On oublie trop souvent les jeux de janvier-février rendu en fin d’année : c’est déplorable que Hollow Knight n’eût été dans aucun top 10 de 2017. Peut-être que sa sortie prochaine sur Switch lui donnera l’attention qu’il mérite.

Fat Mask

(PC)
Un petit jeu de party bien de chez nous, qui n’as peut-être l’air de rien à première vue, mais qui se trouve à être hyper amusant et excitant en multijoueur. On contrôle un petit personnage qui peut prendre des blocs de couleurs et les lancer, dans une grande arène. Le but est de faire des groupes de bloc de la même couleur, mais attention, vous pouvez vous le faire voler par les autres joueurs ! Le nombre de détenteurs de ce jeu est catastrophique selon Enhanced Steam… Au prix de 10 $, ça vaut la peine de l’essayer entre amis.

Sky Force Reloaded

(PC, Mac, PS4, Xbox One, iOS, PSP et Palm webOS)
La suite du shooter vertical que je mentionnais ici m’a encore plus absorbé que le premier. Il vous oblige à recommencer ses niveaux pour réussir certains défis (comme tuer 100 % des ennemis, ne jamais se faire toucher), mais aussi pour récolter des étoiles qui vous permettent d’améliorer votre vaisseau, ou des cartes rares qui vous ajoutent des bonus. Ça vous oblige à vous surpasser à chaque fois, c’est donc une très bonne introduction pour les néophytes du « shmup ».

Splasher

(PC, Mac, Linux, Switch PS4 et Xbox One)
Splasher a eu l’idée géniale de combiner la mécanique de peinture de Portal 2 avec du bon vieux plateforming. Les niveaux sont hyper agréable à jouer, et ce n’est pas étonnant lorsqu’on apprends que le level designer (Romain Claude) est un vétéran d’Ubisoft Montpellier ayant travaillé sur Rayman Origins et Legends. Il est possible de terminer chaque tableau sans arrêter une seule fois: idéal pour les speedruns! J’ai tellement eu de plaisir sur la version PC que je l’ai acheté de nouveau sur Switch pour passer à travers une deuxième fois. Un plateformer comme il ne s’en fait plus.

Super Rude Bear Resurrection

(PC et PS4)
Depuis Super Meat Boy, les plateformer masochistes pullulent, mais peu sont réellement innovateurs… sauf Super Rude Bear. Il est d’une difficulté notable, mais pourtant optionnelle. En fait, chaque fois que votre personnage d’ourson cool meurt d’une façon horrible, son cadavre reste où il est, même lorsque vous recommencez le niveau. Vous pouvez alors sauter sur votre cadavre pour vous protéger du danger. Les speedrunners peuvent donc tenter de réussir les niveaux du premier coup (on nous assure que c’est toujours possible), tandis que les joueurs moins doués essayent juste de compléter le jeu, peu importe la quantité de cadavres nécessaire. C’est génial comme concept.

Tacoma

(PC, Mac, Linux et Xbox One)
Tacoma n’est peut-être pas aussi frappant que Edith Finch, mais est très efficace dans son approche. Le deuxième jeu du studio qui nous avait donné Gone Home anime cette fois ses personnages à l’aide d’hologramme, que l’on visionne pour en savoir plus sur les évènements qui se sont déroulés dans une station spatiale. Il réussit à humaniser ses blobs de couleur grâce à des dialogues concis, mais réfléchis. Il ne révolutionne pas le walking simulator, mais reste un des meilleurs du genre. (P.S: les amateurs de drame dans l’espace devraient jeter un œil sur Lone Echo pour Oculus Rift !)
(Ma critique de Tacoma)

Flinthook

(PC, Mac, Linux, Xbox One et PS4)
Je ne peux toujours pas croire que Flinthook soit pratiquement passé inaperçu. Sa trame sonore est délicieuse, ses graphismes sont probablement le plus beau pixel art de l’année, mais surtout, sa mécanique de grappin est tout à fait géniale. Il est peut-être un peu répétitif, et aurait pu proposer plus d’armes, mais il vous assure des heures et des heures de plaisir. Tout amateur de Rogue Legacy devrait donner une chance à Flinthook.

A Hat in Time

(PC, Mac, PS4 et Xbox One)
Bon. C’est certain que de sortir trois semaines avant le platerformer 3D le plus attendu de la décennie (soit Super Mario Odyssey) n’as pas aidé A Hat in Time à se tailler une place sous le soleil. Il reste qu’il est LE jeu de référence en termes de nostalgie pour Super Mario 64 disponible sur Steam (bien avant Yooka Laylee). Il n’est pas parfait, mais offre énormément de variété et déborde de personnalité.

SteamWorld Dig 2

(PC, Mac, Linux, Switch, PS4 et PS Vita)
Difficile de vous faire comprendre comment sept heures de creusage sont amusantes… C’est son mélange d’éléments de metroidvania, de puzzle et de plateformer qui en font un tout unique. Il bâtit sur le concept du premier jeu sans révolutionner le concept, mais en l’améliorant considérablement. La qualité du jeu à tous les niveaux est remarquable. Je vous le recommande sur n’importe quelle plateforme, mais particulièrement sur Switch puisqu’il se joue bien en petites sessions.
(Ma critique de Steamworld Dig 2)

« Mais Martin, je n’ai manqué aucun de ses jeux! » Woah, félicitations! C’est grâce aux joueurs curieux comme vous que l’industrie du jeu vidéo continuera d’évoluer et que ces développeurs indépendants auront les moyens de produire des jeux qui les passionnent. Cette liste ne sera jamais assez longue : il reste encore des douzaines de jeux dignes de mention que j’ai oublié ou que je n’ai moi-même pas encore découverts.
Et vous ? Quel est votre coup de cœur indie de 2017 que vous aimeriez ajouter à cette liste ?

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C’est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d’origine.

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