L’Overwatch League commence!

Ça y est, après des mois chargés pour annoncer la ligue, elle a enfin commencé!

L’Overwatch League se déroule pendant 6 mois, du mercredi au samedi chaque semaine à partir du 10 janvier jusqu’au 16 juin 2018 dans la Blizzard Arena, à Los Angeles aux Etats-Unis.

L’année dernière, une phase de démonstration a eu lieu en pré-saison afin de donner un avant-goût de la ligue aux spectateurs. Cette année, 4 “stages” de matchs se déroulent durant 5 semaines chacun. À la fin de ceux-ci des matchs play-offs et des matchs de finales sont évidemment prévues.

Il y a 12 équipes de 6 à 10 joueurs (6 en jeu + 2,3 ou 4 en remplacement au cas où) qui vont s’affronter pendant ces 6 mois. Chacune des équipes a dû dépenser 20 millions de dollars américains pour s’inscrire. Non, ce n’est pas une erreur: 20 millions USD.

Le montant a beaucoup fait jaser lors de son annonce, parce qu’il s’agit de la première fois qu’on demande tellement pour participer, mais finalement, les 12 équipes sont bel et bien présentes.

La plupart des équipes représentent une ville américaine, mais les joueurs ne proviennent pas tous de l’endroit pour lesquels ils s’affrontent. On en veut pour preuve les London Spitfire qui est en fait une équipe coréenne.

Les matchs se déroulent en 6 vs 6 comme le veut l’architecture du jeu, sur les 4 types de cartes possibles :  Assault, Escort, Hybrid, et Control.

Chacune des équipes va affronter toutes les autres équipes au fur et à mesure des 6 mois.

Pour Overwatch, qui cumule 30 millions de jeux vendus, il s’agit d’un nouveau pari, et un énorme. Avec très peu de tournois sur une aussi longue durée, il s’agit de ne pas lasser les spectateurs. Si les premiers jours de diffusion ont atteint les 300 000 spectateurs sur Twitch et faisaient d’Overwatch le jeu le plus visionné sur la plate-forme, le 4ème jour affiche déjà la moitié des spectateurs. Mais Twitch a confiance dans le jeu et a investi 90 millions USD récemment pour se garantir l’exclusivité de la diffusion de la ligue.

L’Overwatch League est l’événement esport le plus financé à ce jour :

  • 12 équipes X 20 millions USD, totalisant 240 millions USD
  • 90 millions USD de Twitch
  • Et les investissements de Blizzard

Blizzard a grand intérêt à ce que cela fonctionne pour eux. C’est un pari envers l’industrie du sport électronique également. Dépendamment du nombre de spectateurs, des revenus engendrés, les concurrents vont soit suivre le modèle, soit s’éclipser.

Tout le monde scrute le spectacle et développe son avis à ce propos.

La production est impeccable, aucun temps mort dans le spectacle. Le montage est très dynamique. Même entre les matchs, les temps forts des précédentes parties sont montrés, il y a une grande équipe de réalisation derrière qui suit tous les mouvements de chacun des 12 joueurs et qui produit des replays à la vitesse de la lumière.

Les commentateurs sont bien sûr également à la hauteur. Je regrette une absence de la gente féminine cependant que ce soit chez les présentateurs ou parmi les joueurs. Parfois une seule présentatrice fait une apparition mais on est encore loin de la parité.

Les skins des personnages du jeu ainsi que l’interface spectateur ont été remaniés pour l’occasion : les costumes sont ceux de base mais avec les couleurs de chacunes des équipes. Et parfois la visibilité n’est pas toujours claire lors des phases d’actions très intenses. Blanc/bleu foncé contre blanc/noir par exemple, est très confondant.

Pour les joueurs occasionnels et hardcore, les matchs sont malgré tout agréables à suivre. C’est une autre paire de manches pour ceux qui découvrent le jeu à l’action si dynamique. Le montage change constamment de caméra, pour montrer soit un joueur ou une caméra aérienne au dessus de l’objectif, ajoutez à cela 12 joueurs professionnels dont chacun des personnages a de multiples pouvoirs et cela devient impossible.

En attendant la prochaine mise à jour contenant la future map Blizzard World dans le jeu Overwatch, Blizzard affiche également de la publicité pour la ligue dans son jeu, pour que vraiment tous les joueurs du monde aient les yeux rivés sur leur événement.

 

 

Catégories
ActualitésEsports

Après être tombé dans la marmite des grandes séries de jeux vidéo japonais depuis la NES, il n’en est jamais sorti et continue de suivre chacun des épisodes de Mario, Sonic, Castlevania, Street Fighter, Mega Man, Pokemon, Shenmue, Soul Calibur, Kirby… qui sort.

Il en a même fait sa profession et est devenu programmeur de jeu.

Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet