The Messenger, le jeu du studio Sabotage à surveiller

Les connaisseurs des classiques de Nintendo le verront aussitôt : The Messenger, le premier jeu du studio québécois Sabotage reprend là où l’atmosphère des Ninja Gaiden nous a laissés.

Lentement, mais sûrement, mis de l’avant depuis quelques mois lors de certains événements de jeux vidéo, comme le MIGS, The Messenger est maintenant prêt à faire sa première vraie sortie publique. Plus qu’un retour aux sources des jeux plates-formes et d’action 8-bit des années 1980 et 1990 de Tecmo : The Messenger, c’est, semble-t-il, ce qui serait arrivé si on avait permis à ce titre de se développer en 16-bit et de jouer sur les règles mêmes du genre.

Impossible de ne pas sentir l'influence des classiques 8-bit, et encore moins l'humour qui brise le quatrième mur.

D’inspiration classique, de mouture contemporaine

Thierry Boulanger et Martin Brouard, fondateurs de Sabotage, ne le cachent pas : ils savent qu’ils ont été influencés par les jeux qu’ils ont joués plus jeune. En ce sens, The Messenger reprend l’idée classique du jeu 8-bit en essayant de lui donner une touche contemporaine, une valeur ajoutée le démarquant de ces anciens titres. Non pas en opposition, mais plutôt dans une forme de prolongement : qu’est-ce qui serait arrivé si le genre avait été influencé d’une autre façon ?

Les esquisses de The Messenger remontent à avril 2016. Avec une équipe de 6 à 12 personnes située à Québec, le jeu a connu un développement en douceur sans trop d’accroches. Plus encore, il a été présenté à quelques reprises, fin 2016, pour tâter le terrain, voir l’intérêt et permettre à certains joueurs chanceux de l’essayer ou le découvrir.

Toujours dans cette optique d’une représentation du monde 8-bit, Sabotage s’est tourné vers Rainbowdragoneyes, un compositeur pas comme les autres : il compose sur la Nintendo GameBoy ou encore sur Sega, créant une atmosphère 8-bit originale et originelle. L’alliance allait de soi pour le studio québécois.

Derrière son apparente simplicité, le jeu semble cacher une profondeur et des mécaniques prometteuses.

Innovant et innover

Lors d’un entretien avec Multijoueur, Thierry et Martin ont fait part de leur désir d’offrir un jeu tout en contraste et en humour. Pas seulement de faire rire, mais de mettre des éléments ici et là, des références que les joueurs saisiront et qui les pousseront à jouer davantage. Il ne s’agit pas non plus d’être vulgaire, de critiquer quelque chose ouvertement : le studio a développé lentement le jeu, en réfléchissant et sur la narration et sur le design de jeu.

The Messenger invite le joueur à incarner un ninja devant aller porter un parchemin pour assurer la survie de son clan. Une armée de démons attaque la ville et, en l’absence de héros, c’est à lui qu’incombe la lourde tâche d’aller porter le parchemin. Divisé en deux segments - un jeu d’action et plates-formes 8-bit et un Metroidvenia 16-bit -, le jeu se veut divertissant et engageant. Sans trop s’avancer dans les détails de la trame narrative - ne serait-ce que pour éviter des divulgâcheurs -, le studio informe d’emblée que certains retournements de situation permettront une réflexion sur le genre et d’approfondir l’humour, voire la finesse du jeu. Ils n’hésiteront pas à briser le quatrième mur pour passer un message et faire avancer l’histoire.

Un jeu qui mélange les genres, qui se veut une réflexion sur le genre tout en étant une aventure intéressante et intrigante. Que demander de plus ?

En bref

The Messenger, du studio Sabotage basé à Québec, se révèle un jeu qui mélange les genres et les générations. Au préalable un jeu de plates-formes 8-bit, il devient par la suite un Metroidvenia 16-bit, le tout dans une optique d’offrir un jeu fondamentalement contemporain, mais d’inspiration classique. Un jeu qui s’annonce réfléchi et peaufiné; une ode aux classiques de la NES et de la Super NES.  The Messenger est prévu sur PC (Windows) et console plus tard en 2018.

 

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Ce fut en écoutant Navi qu’il est tombé à jamais dans le jeu vidéo. Et en voulant se relever, il découvrit la Force. Geek et gamer (et traducteur quand il peut), il est un inconditionnel de Nintendo, des RPG et des jeux de stratégie. Entre deux Final Fantasy, il s’intéresse à la localisation des jeux et à leur impact socioculturel.
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