Bayonetta est encore plus gênante sur Switch

Cette semaine sortent les ports de Bayonetta 1 & 2 sur Switch, et nous avons eu la chance de recevoir des copies d’avance pour en faire l’évaluation, qui sortira d’ailleurs plus tard cette semaine.

Sans entrer trop dans les détails, les deux jeux sont encore et toujours les chef-d’oeuvre qu’ils ont toujours été, et je me réjouis à l’idée que plus de joueurs pourront découvrir la série de Bayonetta.

Ce qui me réjouit moins, par contre, c’est que les étrangers qui me voient jouer dans le métro découvrent eux aussi que je joue à Bayonetta, une série où le personnage est habillé de ses cheveux, et dans laquelle elle se dévêtit constamment pour attaquer ses adversaires.


J’ai toujours eu une relation amour/haine avec la sensualité débridée de Bayonetta. Mon collègue de Multijoueur en avait d’ailleurs fait une très bonne analyse il y a quelques années.  D’un côté, je comprends le côté indépendant et à la limite satirique du design sexualisé de Bayonetta. La sorcière n’est pas une femme objet dans le sens où on sent qu’elle ne se jauge pas selon le regard des hommes. Si elle se sexualise, c’est pour son propre plaisir. On s’imagine bien mal un homme qui aurait le courage de la “cat-caller”.


Ce qu’on sent que les développeurs de Platinum Games ont voulu faire, c’est à la limite se moquer de la sexualisation à outrance des personnages féminins dans l’industrie vidéoludique, spécialement dans l’industrie japonaise, en faisant un personnage tellement sexuel, tellement objectifié que ça en devient une parodie, une moquerie du reste de l’industrie.

Par contre, tous ces degrés se traduisent bien mal quand je suis assis dans le bus, et que la vieille dame voit juste la caméra zoomer sur le volumineux derrière de Bayonetta, penchée à quatre pattes en train de faire la moue.


La vieille dame ne se dit pas : ‘’quelle brillante critique de l’hypersexualisation’’. La vieille dame tourne la tête et regarde dehors en espérant fort fort que je ne sois pas un pervers dangereux.

C’était déjà gênant quand le premier opus est sorti sur le PS3, et que ma mère me surprenait en train de jouer et que je devais la convaincre que ‘’non, je ne me suis pas acheté un jeu cochon’’. C’est encore pire en mode portable.

En fait, si je peux vous donner un bon conseil, c’est de mettre les costumes de Link ou de Samus, qui font un retour sur la version Switch, à Bayonetta.

Elle arrête ainsi de se dévêtir à chaque attaque, et vous ne restez pris qu’avec sa poitrine qui défie toutes les lois de la physique, les positions gênantes qu’elle semble vouloir adopter sans cesse comme si elle mimait le kamasutra en solo, et les caméras qui s’attardent à de drôles d’endroit. Juste ça.

Ainsi, vous allez pouvoir profiter de deux des meilleurs jeux de la dernière décennie, même à côté d’une vieille dame dans le métro.

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Opinion

La première vidéo de Pier-Luc, c’est lui, à l’âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l’une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l’ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu’il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.

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