LAN ETS: La guerre, la guerre, c’est pas une raison pour se faire mal!

Le mois de février sonne l’arrivée d’une nouvelle édition du Lan ETS. Rendu un incontournable pour de nombreux joueurs PC ou console, plusieurs visages connus des scènes esports et communautaires sont présents à l’évènement. Plus que pour la gloire des tournois, beaucoup viennent simplement pour le plaisir de rencontrer des amis et des rivaux pour échanger plaisanteries et socialiser dans une ambiance de fête.

Quand on parle de communauté, ce ne sont plus que des groupes de joueurs prenant place dans un Lan, ce sont des équipes, des machines bien huilées qui se présentent avec leurs équipes. Ce sont des gens qui s’occupent de la gestion des médias, les techniciens et les joueurs. Côte à côte, on a pu retrouver l’équipe de Montréal Esports, les Grizzlys, ainsi que celle de Mirage. Deux jeunes équipes qui sont dans leurs premières sorties publiques en événement.

« À chaque fois qu’on a terminé une partie, on rencontre l’autre équipe, on se serre la main… On est une belle gang »

Même si ce sont des équipes en pleines compétitions, elles attirent des visiteurs et des fans pour venir jouer avec eux. Dans le cas de Mirage, le fondateur Yannick Babin a créé son organisation d’un sentiment d’appréciation de la communauté. «Je suis étonné à quel point on a pu pousserles gens à s’intéresser au projet [...] Un des objectifs chez Mirage c’est d’avoir des gens avec une bonne tenue et une bonne conduite, pour donner un exemple à la communauté. C’est ce qui fait qu’on est très apprécié par la communauté. »

Un peu plus loin, on a pu retrouver l’équipe d’Overwatch féminine, les Sailor Scouts, bien installées dans leur section. Les joueuses Stéphanie “IDDQT” Yang, Mélissa “Mixie” Beaubien et leur dernière recrue, Annie “Annieonfire” Philippe parlent d’une franche camaraderie entre les joueurs en compétition. Bien qu’ennemis sur le terrain, les équipes restent amicales et sympathiques les unes envers les autres. « À chaque fois qu’on a terminé une partie, on rencontre l’autre équipe, on se serre la main… On est une belle gang » décrit Mixy en parlant des interactions entre les équipes. Les Sailor Scouts ont été, d’ailleurs, créés par une rencontre fortuite au Meltdown Montréal. Depuis, le groupe grandit en popularité et beaucoup de leurs fans viennent les rencontrer sur place à l’évènement.

L'équipe Sailor Scouts en pleine compétition

Dans ce maelström de compétitions et d’organisations esports bien huilées, il y a toujours place aux joueurs lambda qui participent au Lan pour le simple plaisir d’y être. C’est le cas de Gabriel Veilleux qui parle du lan comme d’une expérience pour être entre amis, mais aussi s’en faire de nouveaux. «Tu y vas avec des amis, mais tu parles à d’autres personnes, du monde que tu ne connais pas et c’est le fun, c’est du gros fun». Gabriel affirme que ce ne sera pas son dernier Lan et tant qu’il pourra, il sera présent pour jouer avec ses amis et d’autres joueurs.

 

Un essoufflement?

Malgré un évènement d’une grande envergure, les grands regroupements de joueurs venant en communauté se font de plus en plus rares. Déjà, on sent un ralentissement au niveau du Lan ETS avec moins de visiteurs que les deux années précédentes. Pourtant, l’administration du Lan ETS se veut rassurante en mentionnant que l’engouement des joueurs est toujours au rendez-vous avec plus de 1500 places vendues dans l’espace Lan. Pour un évènement qui a connu un grand saut de croissance il y a deux ans, serait-ce déjà le point de stagnation?

Crédit photo: Pierre-Luc Daoust  | Crédit correction: Alban Quénoi

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Cofondateur de Multijoueur, Bruno est un grand passionné de l’industrie vidéoludique. Non seulement il aime jouer, mais il adore discuter de cet univers. N’ayant pas la langue dans sa poche, il ne se gêne pas de critiquer les erreurs qui passent sous ses yeux!

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