Bayonetta 1&2 sur Switch: une immense légende dans une petite console portable

Bayonetta 1&2 sont parmi les jeux les plus encensés de la dernière génération. Mais est-ce que le passage sur Switch s’est fait avec brio?

Produit de l’esprit d’Hideki Kamiya, génie derrière les Viewtiful Joe et Devil May Cry de ce monde, Bayonetta se voulait comme la série définitive qui allait encapsuler tout ce que Kamiya et Platinum Games avaient appris en développant leurs jeux. Et ça a été mission accomplie… au niveau critique.

Parce que du côté des ventes, il semble que la sorcière à la chevelure révélatrice ait été un peu ignorée. Était-ce un problème de marketing, un malaise avec le personnage principal? Qui sait.

Toujours est-il que Nintendo, eux, semblent avoir flairé le potentiel de la série. En 2014, ils finançaient le développement de Bayonetta 2, qui allait donc devenir un exclusif à la Wii U. Mais être un exclusif à la Wii U, comme on l’a vu, ce n’était vraiment pas le remède à des chiffres de vente moribonds.

On a donc décidé chez Platinum et Nintendo de faire comme pour beaucoup de trésors ignorés sur la Wii U, et de faire un port pour la Switch, qui a connu, disons-le, beaucoup plus de succès. Avec l’inclusion de la sorcière dans Super Smash Bros et sa sortie en Amiibo, et avec le temps qui semble avoir été plus clément envers les jeux de Platinum, les élevant au niveau de jeux cultes, on peut s’attendre à plus de succès cette fois-ci.

Mais le jeu est-il toujours aussi bon?

De Bayonetta 1 à Bayonetta 2

Je vais y aller en commençant par ma révélation choc : je préfère, et de loin, Bayonetta 2 au premier opus. Je sais que ce n’est pas l’avis des joueurs plus compétitifs de Bayonetta, qui préfèrent habituellement le système de combos du premier, mais pour ma part, Bayonetta 2 est bien meilleur. Ayant complété de nouveau Bayonetta 1 pour les fins de cette critique, s’il est toujours excellent, son âge commence à se faire sentir.

Déjà, tout le jeu est en teintes de beige et de brun, ce qui semblait être les seules couleurs disponibles pour les développeurs de jeux en 2009. Graphiquement, c’est aussi un peu moins soigné que sa suite, ce qui est normal, puisque 5 ans les séparent.

Bayonetta 2, en plus d’être coloré (enfin!), offre une trame narrative beaucoup plus claire et intéressante, qui réussit même à sauver l’histoire confuse du premier volet. Et surtout, il est plus épique. Je déteste utiliser ce terme, qui me fait passer pour un ado de 14 ans qui regarde des vidéos de PewDiePie, mais ici, il s’applique parfaitement. Dès le premier niveau, vous affrontez votre dragon infernal qui s’est rebellé contre vous, en lui enfonçant la tête dans un gratte-ciel et en lui lançant un AUTRE dragon.

Bayonetta 2 est définitivement plus coloréEt ce n’est que le prologue.

Le hype autour de Bayonetta est-il exagéré?

Non.

...Bon, ok, je vais développer davantage. Si vous n’avez jamais joué à l’un des jeux de la série des Bayonetta, et que vous comprenez mal le hype, dites-vous qu’ils sont, à mon sens, l’apogée du Hack n’ Slash.

Bayonetta a les boss gigantesques de God of War alliés à la finesse de mouvement et la possibilité de combos de Devil May Cry. Mais en plus, l’univers de Bayonetta a son côté déjanté, sa mythologie, que n’offrent pas ses compétiteurs.


Il y a un sens de l’humour chez Bayonetta qu’on retrouvait dans DmC, mais poussé à son paroxysme. Et l’action est inégalée. Les combos sont variés, le jeu ajoute constamment de nouvelles armes et de nouvelles techniques pour plus d’action, et c’est entrecoupé de segments qui rendent hommage à d’autres jeux, notamment ces segments à la Afterburner, jeu fétiche de Kamiya.

Bref, les Bayonetta sont les meilleurs Hack n’ Slash, point. Désolé Kratos.

La Switch là-dedans?

On a établi que Bayonetta 1&2 sont d’excellents jeux (le second plus que le premier, pour ma part). Mais comment le passage sur Switch s’opère-t-il?

Disons que les changements sont limités, mais bienvenus. La puissance supplémentaire de la Switch est mise à contribution, mais que de façon partielle. Les gains se font au niveau du framerate : somme toute, le jeu reste près du 60 fps en tout temps, ce qui est bienvenu étant donné son gameplay rapide et survolté. En mode portable, on perdra un peu au niveau des textures, mais pas tellement au niveau du framerate.

Des messages sympathiques quand vous scannez vos amiibos.

L’autre avantage énorme apporté par cette version Switch est la réduction des temps de chargement. Oui, l’écran de chargement qui nous permet de pratiquer les combos de Bayonetta est très joli et agréable, mais un chargement qui ne prend que 5 secondes, c’est encore mieux.

Par contre, si vous avez déjà acheté le combo Bayonetta sur Wii U, ne vous attendez à aucun changement supplémentaire. Les seules exclusivités, les costumes de personnages de Nintendo que Bayonetta peut enfiler, étaient déjà présents sur Wii U.

L’avantage principal de la version Switch (outre que contrairement à la Wii U, plus de 3 personnes en possèdent) reste l’aspect portable. C’est un plaisir de pouvoir y jouer partout, surtout que Bayonetta se prête assez bien aux courtes sessions de jeu. Les niveaux étant divisés en versets, il est facile de glisser un ou deux verset dans l’autobus.


Conclusion

Les deux opus de Bayonetta sont, à mon sens, les exemples les plus achevés du genre hack n’ slash. Si vous n’avez jamais fait la rencontre de la sorcière à la chevelure meurtrière, la version Switch vous offre probablement la meilleure opportunité, avec sa portabilité et les quelques améliorations techniques.


Toutefois, si vous avez déjà fait l’expérience de la version Wii U, vous ne trouverez pas de grandes nouveautés ici. À moins que vous souhaitiez absolument jouer à Bayonetta dans vos déplacements, vous feriez peut-être mieux d’attendre Bayonetta 3.

La version définitive de deux chef-d'oeuvres
9.5
La version définitive de deux chef-d'oeuvres

La version Switch est la version définitive de deux des meilleurs jeux de la dernière décennie. Toutefois, si vous avez déjà les versions Wii U, vous ne trouverez rien de nouveau, attendez Bayonetta 3.

Les plus
  • Un gameplay pratiquement parfait
  • Des temps de chargement réduits
  • Un des rares jeux à mériter l'adjectif ''épique''
Les moins
  • Peu de nouveautés par rapport à la version Wii U
  • Les graphismes un peu bruns de Bayonetta 1
Catégories
CritiquesNintendo
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet