Dernière journée à PAX East : 5 derniers coups de coeur

Malheureusement, PAX East 2018 est déjà terminé. Bon, je ne serai pas fâché de dormir un peu, mais reste que la pluie constante de jeux tous plus innovants les uns que les autres va me manquer. Et même aujourd'hui, alors que je pensais avoir tout vu de ce qui valait la peine d'être vu, j'ai encore déniché 5 jeux que j'attends désormais avec impatience.

1. Deathgarden

Écoutez, je vais être honnête, je ne suis pas un expert en shooters, et mon PC a des capacités graphiques comparables à un Tamagotchi à rabais du Dollarama. Mais un de mes amis, grand fan de Dead By Daylight, a insisté pour que je profite de ma présence à PAX East pour essayer Deathgarden, le nouveau jeu du studio québécois Behaviour Interactive. Reprenant l'aspect asymétrique de son jeu précédent, Deathgarden nous propose d'incarner soit un chasseur, soit l'un des quatre coureurs. Les coureurs tentent d'activer les trois totems dispersés sur la carte afin d'ouvrir la porte qui leur permettra de fuir ce jardin infernal, alors que le chasseur tente plutôt de sacrifier les 4 coureurs avant qu'ils ne s'échappent.

Pourquoi dis-je sacrifier? Parce qu'il ne suffit pas au chasseur de tirer un coureur pour l'éliminer.  Il doit le fusiller, bien sûr, ce qui l'oblige à ramper, et une fois qu'il a indisposé assez de coureurs, il peut en envoyer un vers un autel sacrificiel au centre du jardin, où il devra se rendre rapidement pour sacrifier sa proie.

Deathgarden est mécaniquement très intéressant, et assez facile à prendre en main pour qu'un néophyte comme moi réussisse à gagner sa partie. Oui, j'en profite pour me vanter.

Super Meat Boy Forever

Je ne sais pas si vous avez déjà entendu parler de Super Meat Boy? C'est le jeu de plateforme diablement difficile développé par le duo de Team Meat qui a vendu un bajillion de copies et qui a contribué à créer ce mouvement qu'on appelle maintenant « jeux indies». Ben voilà, Meat Boy est de retour pour la suite de ses aventures, Super Meat Boy Forever. Dès le début, une différence majeure saute aux yeux : Meat Boy court désormais part lui-même. Un peu à la manière d'un infinite runner, sauf que les niveaux ont bel et bien une fin.

Chose encore plus surprenante, une fois que vous battrez un niveau, ce même niveau se reconstruira pour devenir de plus en plus difficile.

D'ailleurs, parlant de difficulté, elle est toujours bel et bien présente. Dans mon court essai, je suis mort une bonne dizaine de fois (avec le co-créateur Tommy Refenes lui-même qui avait l'air découragé). Mais comme dans le premier opus, à chaque mort, j'avais envie de reprendre la manette et de réessayer encore une fois... ou douze.

Super Daryl Deluxe

Premier jeu du jeune studio Dan & Gary Games (je vous laisse deviner comment s'appellent les développeurs), Super Daryl Deluxe se veut un jeu à la croisée entre le beat-em up et le RPG. C'est un beat-em up atypique puisque vous n'avez pas de coups de poings ou de coups de pieds traditionnels. À la place, vous possédez dans votre arsenal une série d'attaques que vous attribuez à un bouton, et qui demandent un temps de recharge à chaque utilisation. Il ne s'agit donc pas de massacrer sa manette en appuyant sur le plus de boutons possible, mais bien d'adapter sa stratégie rapidement en se servant de nos habiletés qui peuvent d'ailleurs être améliorées.

Les attaques sont nombreuses, et se marient magnifiquement avec l'univers décalé du jeu. Super Daryl Deluxe nous place dans la peau d'un adolescent un peu ringard, une espèce de Napoléon Dynamite (d'ailleurs, les ressemblances sont nombreuses) qui tente de devenir l'élève le plus cool de l'école. Le style dessiné à la main est magnifique, et l'humour a atteint sa cible dans la portion que j'ai essayé.

Si vous êtes curieux, vous n'aurez pas à attendre trop longtemps, puisque le jeu sort demain!

Shovel Knight: King of the cards

Avant d'aller plus loin, permettez-moi de vous faire deux confessions : premièrement, la série Shovel Knight fait probablement partie de mes franchises favorites de tous les temps. Alors, ça se peut que je sois un peu biaisé dans mon jugement. Deuxièmement, si vous voulez plus de détails sur l'aspect platforming de cette nouvelle expansion de Shovel Knight, j'ai malheureusement peu de détails à offrir, puisque j'ai plutôt essayé la portion « jeu de cartes» que Yacht Club ont ajouté à leur jeu.

Une décision étonnante, puisque Shovel Knight est connu pour son gameplay nerveux et précis, et que ce jeu de carte est particulièrement lent et axé sur la réflexion. Pour vous résumer simplement, chaque joueur possède des cartes qu'il place sur une grille de 9 cases. Chaque carte est dotée de flèches qui indiquent dans quelle direction la carte peut pousser les autres ou être poussée. Il s'agit d'être le joueur possédant le plus de cartes posées sur les cases ornées de gemmes une fois que les 9 cases sont remplies.

J'ai été étonné de l'intérêt que ça a suscité chez moi. Je me suis retrouvé absorbé, tentant par tous les moyens de déjouer mon adversaire, ou de résoudre les puzzles proposés. Voici un ajout intéressant dans une franchise déjà excellente.

Mais je pense que je suis encore plus excité par le Battle mode qui viendra sous peu, nous proposant un jeu à la Smash avec les personnages de Shovel Knight. J'ai des frissons rien qu'à y penser.

Guacamelee 2

Le premier de la série du studio torontois Drinkbox Games a été un franc succès. Le premier Guacamelee a été porté sur à peu près toutes les consoles imaginables, et a obtenu un succès critique considérable.

Mais est-ce que la suite réussit à être à la hauteur? Si je me fie au niveau que j'ai pu essayer à PAX East : oui. L'aspect platforming me semblait plus poussé et plus intéressant, ce qui n'est pas pour me déplaire. En plus, Guacamelee 2 repose sur une mécanique tout à fait inusitée : la possibilité de se transformer en poulet. Les poulets sont plus petits et plus fragiles, mais ils sont aussi plus rapides, et ils peuvent voler et se glisser dans des endroits étroits.

Il semble que Drinkbox soit en plein contrôle de ses moyens, se permettant d'offrir des innovations complètement absurdes et réussissant à s'en sortir avec brio. Viva la lucha!

Correction : Simon Forget

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La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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