À vos manettes! : revenir au rétro

Nouvelle sélection de titres à (re)découvrir!

Cette semaine, j'ai proposé à mes collègues de retomber dans leurs classiques. Ces jeux rétros auxquels ils repensent avec nostalgie ou avec un brin d'émotions. Je leur ai demandé de me trouver 4 jeux rétro qui, pour eux, étaient indispensables.

Super Mario World n’est pas le premier jeu auquel j’ai joué, mais c’est le premier jeu qui m’ait laissé une si forte impression. J’étais tout jeune, je devais avoir quatre ans, et mon père m’a réveillé de ma sieste pour me montrer le cadeau qu’il venait de m’acheter pour ma fête: une SNES flambant neuve avec Super Mario All-Stars + World.

Il a parti Super Mario World, le premier jeu que nous proposait la cassette, et mes parents ne m’ont plus vu pour les 5 prochaines années.

Tout était spécial dans ce jeu; les graphiques étaient ronds, jolis et avaient leur propre personnalité. Le platforming était précis et versatile. Et surtout, comme tout bon Mario, il regorgeait de secrets. Je suis encore renversé par la première fois où j’ai pénétré dans le monde des étoiles. Et que dire du monde secret DANS LE MONDE SECRET.

Encore aujourd’hui, Super Mario World est mon jeu préféré, toutes catégories confondues.

S’il y a bien un jeu rétro qui n’a jamais quitté mon esprit, c’est Uniracers. Juste avant de changer leur nom pour Rockstar North et nous pondre le premier Grand Theft Auto, DMA Design nous a offert le jeu de course le plus unique qui soit. Plus rapide que Sonic et plus fou qu’un SSX, il nous demande d’enchaîner des manœuvres acrobatiques pour gagner de la vitesse et ainsi battre notre rival.

C’est ultra nerveux comme jeu (la victoire se joue sur des centièmes de secondes), et pas question de rater une pirouette, sans quoi c’est la défaite! Juste à y penser, j’ai la bouche sèche et les mains moites.

Sa campagne est composée de courses contre la montre, contre un adversaire, mais aussi des stunt runs où on doit faire des acrobaties pour avoir le meilleur pointage. En écran partagé, c’est tendu, je vous le dis. Ma copie complète avec la boîte est probablement l’item le plus cher à mes yeux dans ma collection rétro, même s’il ne vaut qu’une quarantaine de dollars. La raison? Il n’est disponible sur aucune autre plateforme, dans aucune compilation, ni sur console virtuelle!

Que dire sur ce grand classique à part que le choix fut très difficile. Certes, le rétro a une grande place dans mon coeur, mais Breath of Fire 3 a un je-ne-sais-quoi qui me rappellera toujours beaucoup de souvenirs

Ce RPG classique est accompagné d’un scénario palpitant et de personnages très attachants. Comme vous tous, je cherche encore Teepo disparu au début du jeu. Capcom avait vraiment réussi son arrivé chez Sony.

Le système de gènes de dragon, que nous pouvions composer et qui était aussi influencé par les compagnons que nous avions, était parfait. La forme de dragon de Ryu était puissante et, contrairement à Breath of Fire 2, nous pouvions en ajuster la durée selon la quantité de gènes utilisés. Gravé dans ma mémoire à tout jamais, il a clairement valu les 20 dollars que j’y avais consacré en 2004.

Je ne fais certainement pas preuve d’une grande originalité avec mon choix de jeu, mais ce titre me tient particulièrement à cœur. Outre la belle cartouche dorée et le livret d’instructions magnifiquement illustré, The Legend of Zelda venait avec un plan dont la moitié était laissée en blanc. Il était attendu que ce soit le joueur qui complète lui-même cette carte au fil de ses trouvailles.

Mes plus beaux souvenirs de gaming sont reliés à ce bout de papier grâce aux moments privilégiés qu’il m’a fait passer avec mon père. Voyez-vous, j’étais son co-pilote – non : son écuyer. Alors que mon père bravait tous les dangers de Hyrule – terrasser les monstres, trouver les trésors et résoudre les énigmes – c’était moi qui complétais la carte. Minutieusement, je remplissais tous les vides de cette terra incognita avec les découvertes que nous faisions ensemble. Je prenais aussi soin de noter tous les secrets que nous mettions au grand jour : tous les buissons qu’il fallait brûler, les rochers à pousser et les pierres tombales à déplacer.

Désolé de décevoir ceux qui s’attendaient à une appréciation plus technique de ce grand classique, mais ce sont des souvenirs de famille qui me reviennent quand je pense à ce jeu. Jamais je ne pourrai oublier les aventures que j’ai vécues aux côtés de ma première idole des jeux vidéo, le sauveur de Hyrule, mon père, ce héros.

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Jeux
Rédacteur, linguiste et étudiant à la maîtrise en traductologie, il oriente son regard vers les impacts sociaux et culturels des jeux.
2 commentaires
  • Magus
    11 mai 2018 at 11:32
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    Chrono Trigger !

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