Shape of the World – Un triangle. La forme, c’est un triangle.

Que diriez-vous d’explorer un monde fascinant et coloré? Une forêt générée aléatoirement qui évolue, et abrite des créatures étranges? Pas de limite de temps ou de casse-tête, uniquement une forme à traverser pour passer au prochain monde. Alors, ça vous parle? Comment ça, «non»?

Vous l’aurez compris, Shape of the World est un walking simulator contemplatif. Il ne contient aucune trame narrative, mais tout de même un objectif à accomplir, contrairement à Proteus par exemple.

Le but est simple : trouver un triangle caché dans l’environnement. Il est la porte vers le prochain monde. Pour l’atteindre, vous devez activer des pierres magiques, qui feront apparaître un chemin vers celui-ci. On ne doit donc pas simplement marcher en ligne droite, il y a tout de même un peu d’exploration à faire.

Les plus téméraires pourront s’amuser à trouver les 28 graines à collectionner. Une fois que vous en avez en votre possession, vous pouvez les lancer n’importe où, et elles feront pousser un arbre instantanément. L’univers du jeu est aussi peuplé de créatures flottantes, mais soyez sans crainte, elles ne vous feront aucun mal.

Il y a huit mondes à explorer, chacun contenant une faune et une flore unique. Vous risquez d’y mettre 1 ou 2 heures tout au plus, dépendant de votre habileté à vous laisser immerger dans son monde coloré. Et pour être coloré, il l’est. On ne peut qu’être bouche bée devant l’agencement de couleurs éclatées, de ces décors qui peuvent être capturés à chaque instant pour en faire un papier peint splendide.

La trame sonore enveloppante par Brent Silk est aussi un énorme atout dans l’expérience. Elle est disponible sur Bandcamp, je vous invite à y tendre l’oreille.

Croyez-le ou non, c’est Stu Maxwell, un artiste d’effet visuel de Gears of War 4 qui a confectionné ce jeu dans ses temps libres. Après avoir travaillé sur le jeu pendant un an à temps perdu, il a démarré une campagne Kickstarter en 2015, qui fût un succès.

L’utilité du jeu contemplatif

Pour être franc avec vous, la soirée où j’ai testé Shape of the World, je revenais d’une dure journée au travail. J’étais brûlé. Et vous savez quoi? Shape of the World était exactement ce dont j’avais besoin. J’ai terminé le jeu d’un seul coup, et j’en suis ressorti reposé, sans aucun stress, et prêt à passer une bonne nuit de sommeil. J’avais fait la même chose avec Flower, Abzu, et une multitude d’autres jeux du même genre.

Je crois donc que des jeux plus contemplatifs comme ceux-ci ont bel et bien une place dans le paysage vidéoludique. Autant que la musique relaxante pour la méditation a droit à sa propre section au magasin de disques.

Des jeux comme Shape of the World ne conviennent pas à tout le monde, j’en suis bien conscient. Il faut vous poser la question: «pourquoi est-ce que je joue?”. Pour passer un bon moment entre amis? Le sentiment d’accomplissement? Ou, comme dans ce cas-ci, simplement relaxer?

Je ne souhaite pas donner de note à Shape of the World. L’expérience est trop subjective. Pour ma part, bien qu’il fût agréable, il ne serait pas dans mon top 5 des jeux du même genre. J’ai largement préféré Fract OSC pour sa musique et son univers, The Witness pour ses casse-têtes, ou What Remains of Edith Finch pour son scénario. Bien que je sache apprécier les jeux au rythme plus lent, rien n’aurait empêché Shape of the World de contenir des éléments plus profonds. Quelques casse-têtes optionnels peut-être?

Shape of the World est présentement disponible pour 15$ sur Xbox One, PS4, PC et Switch (mais ne jouez pas à ce jeu dans le mode portable bon sang!).

Catégories
CritiquesMicrosoftNintendoPC / MACPlaystation
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet