Pato Box: De «Quack» patienter en attendant un nouveau Punch-Out!

Produit de la collaboration des studios mexicains Bromio et 2think design studio, Pato Box nous place dans les plumes de Pato, canard anthropomorphe champion de boxe.  Champion en titre et représentant de la méga-corporation Deathflock (avec un nom comme ça, vous comprendrez qu’ils ne sont pas exactement de gentilles personnes), il se voit drogué avant un match de championnat, puis poignardé et laissé pour mort dans une ruelle.

Vous devrez donc affronter les lieutenants de la terrible Deathflock afin de mettre fin à l’emprise de la corporation sur le monde et rétablir votre honneur.

Si l’histoire racontée ici n’est pas des plus originales, canard-boxeur mis à part, elle est toutefois racontée de fort belle façon. À plus d’une fois, les dialogues m’ont fait sourire (Pato est considéré comme un enfant déficient par tous les employés de Deathflock), et la fin, que je ne révélerai évidemment pas ici, m’a fait vivre des émotions, et m’a suivi quelques temps après que j'eus terminé le jeu. Pas mal pour un canard déficient.

 

La résurrection de Punch-Out!!

La série des Punch-Out figure parmi mes favorites (même si je n’ai jamais réussi à terminer un jeu). Il y a quelque chose dans ce jeu de rythme qui se fait passer pour un jeu de boxe qui me charme à chaque fois.

Or, Nintendo ne semble pas être autant en amour avec sa franchise que moi. C’est pourquoi j’ai accueilli l’annonce de Pato Box avec autant d’enthousiasme.

Pato Box est un hommage à Punch-Out!! dans sa forme la plus pure. Si vous avez déjà incarné Little Mac, vous saurez contrôler Pato en quelques instants.

Là où Pato Box diffère un peu, c’est dans le déroulement des combats. D’une part, vous vous battez souvent autant contre l’environnement que contre les adversaires à proprement parler. Dans un combat, vous devrez mémoriser la séquence de l’arsenal de l’ennemi pour éviter d’être électrocuté, pour pouvoir frapper les rats qui font fonctionner la machine. Dans un autre combat, vous devrez essayer d’attraper les bons aliments (et éviter les bas sales) pour les lancer dans la soupe du chef, question que le fumet le distraie et que vous puissiez en profiter pour lui mettre quelques coups bien placés.

De plus, vous ne pouvez pas vous relever. Si l’ennemi vous envoie au sol, c’est terminé. Et de la même façon, vous n’aurez pas le choix de toujours terminer les trois phases des adversaires. Impossible d’avoir un KO en début de combat.

 

 

Des séquences de platforming malheureuses

Une ombre au tableau : le nombre d’adversaires est restreint. Pour ne pas que le jeu soit trop court, Bromio a donc décidé d’insérer des séquences exploratoires où vous vous promenez dans les bureaux de Deathflock afin de trouver le prochain adversaire.

Déjà, la prise en main est étrange. Vous gardez le point de vue fixé derrière votre personnage, mais en pouvant tourner à 360 degrés. S’ensuit du platforming qui feel comme un jeu à la première personne sans l’être vraiment.

Dans ces séquences, vous devrez par exemple ramasser tous les chapeaux de fête éparpillés sur l’étage, ou frapper une machine à sou pour espérer la faire arrêter sur une combinaison gagnante.

Vous devrez même vous laisser tomber sur des plateformes de façon précise, ou éviter des scies qui veulent vous déchiqueter.

On le sent : l’engin du jeu n’a pas été conçu dans cette perspective, et ce n’est juste pas agréable.

 

Une présentation qui va vous clouer le bec

Tout de suite, Pato Box se distingue par son style très comic book noir. Si ce style monochrome peut rendre le coup d’oeil un peu confus dans les phases d’exploration plus ouvertes, il rend aussi les combats un à un absolument impressionnants.

L’animation est aussi excellente. Pendant un combat, vous devez détruire la machine tueuse d’un scientifique pendant que ce dernier danse de façon rave dans le coin de l’écran. Je ne mentirai pas, je suis mort à quelques reprises parce que je ne pouvais pas m’empêcher de le regarder danser.

Et que dire de la musique qui s’inscrit dans la mouvance synthwave, en parfaite adéquation avec le thème dystopique de Pato Box. Une véritable réussite.

Coin-clusion

Pato Box n’est pas un jeu sans défauts. On aurait apprécié plus de boss, et les sections d’exploration ralentissent le rythme du jeu. Mais à si bas prix (moins de 20$ sur Steam), on serait fous de s’en passer, ne serait-ce que pour patienter jusqu’à ce que Nintendo se rappelle de l’existence de Punch-Out.

Coin-coin.

 

 

Un hommage réussi à Punch-Out!!
8
Un hommage réussi à Punch-Out!!

Hormis les séquences de platforming plus ou moins habile, le canard nous assène un solide uppercut.

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CritiquesJeuxPC / MAC
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
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