Animaracon 2018: Étape par étape

Les 8 et 9 septembre derniers avait lieu à Sherbrooke l’Animaracon, une convention se rapprochant beaucoup de l’Otakuthon de Montréal. Cette réunion d’amateurs de manga, d’anime et de cosplay qui a attiré près de 600 personnes, et bien entendu, des passionnés de jeux vidéo.

 

Les éternels

Dans toute bonne convention, vous retrouverez des marchands et des exposants. Aussi, il faut compter sur une salle comprenant des tournois de classiques de jeux vidéo. Par exemple, tous les opus de Super Smash bros étaient disponibles à ceux qui souhaitaient se mesurer à leurs amis ou à des inconnus. Avec le nouvel élan du rétro gamingl, il nous était possible de jouer à de grands classiques comme Conker Bad Fur Day sur la Nintendo 64 ou Mario Bros sur le Nintendo Entertainment System. Il y en avait pour tous les goûts. Même les plus jeunes d’environ 10 ans vivaient le plaisir que certains jeux contemporains ne nous procurent plus.

Un sentiment mélancolico-nostalgique

Après avoir discuté longuement avec les marchands de jeux vidéo présent à la convention, je suis arrivé à un constat: l’univers des jeux vidéo est comme le lait, la crème finit toujours par remonter à la surface. Si tout ce qui se vend comme jeux vidéo dans des événements de la sorte sont des classiques ou des jeux rares, que faut-il penser de ce qui se fait aujourd’hui dans notre bel univers fictif? Cette question sans réponse a été philosophée avec plusieurs grands commerçant et plusieurs amateurs de jeux sans toutefois déroger du constat que la moyenne des jeux contemporains ne sont plus aussi satisfaisants que ceux de l’époque. Mais que s’est-il passé? Une chance que les studios indépendants sont présent pour nous redonner une raison de jouer.

 

Un événement francophone bilingue?

Ce point est commandité par le linguiste en moi. Certes, Sherbrooke, par sa position près des lignes américaines et somme toute près de Montréal, est une ville multilingue. Malheureusement pour nos confrères anglophones, la majorité de tous les événements (à l’exception des visionnements sous-titrés en anglais) se sont fait en français. Pour le bien de l’Animaracon, soit les événements devraient être propulsés une fois en français et une fois en anglais, soit les événements devraient avoir un commentateur francophone et un commentateur anglophone. Prenons l’exemple de la Mascarade (l’événement où les cosplayeurs défilent avec leur costume devant des juges), le trois quart de l’événement s’est déroulé en français avec quelques instructions en anglais. Si le tout était inversé, les unilingues francophones se seraient indignés. Alors, c’est un petit conseil que je me permets de donner au comité organisateur d’un événement qui contribue à faire rayonner la culture geek en Estrie.

Fin de la parenthèse

Un conseil que je peux donner à tous ceux qui veulent organiser des événements dans leur localité, contactez les organisateurs de l’Animaracon. Ce fut un événement bien organisé et le tout se passât dans le respect et la dignité. Les invités étaient intéressants, les panels étaient préparés et les jeux laissaient une chance à tout le monde de gagner. Le comité organisateur prend le temps de grossir l’événement qui éventuellement gagnera en importance, j’en suis convaincu.

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Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
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