Kratos a vaincu mon déficit d’attention

Je viens de finir God of War, après que le jeu ait consumé chaque minute de mon temps libre. Ça faisait longtemps que je n’avais pas vécu ça : aimer un jeu au point de passer mon temps hors de la maison à élaborer des théories et à dessiner les personnages dans mon cahier. Non, je ne vous montrerai pas le résultat, ce n’est pas digne du dieu spartiate.

Mais je me suis demandé comment God of War avait réussi à me captiver ainsi. Évidemment, c’est un excellent jeu, mais je joue à plein d’autres excellents jeux. Avant d’entamer God of War je jouais à Wolfenstein II, et je ne passais pas mon temps à dessiner BJ Blazkowicz dans mes cahiers comme une gamine en amour avec Jay Du Temple.

Et puis, c’est en me remettant à jouer à d’autres jeux que j’ai compris le secret de la sauce, la touche magique qui avait permis de me garder accroché; le plan continu.

 

Le plan continu

Quand les studios de Santa Monica ont annoncé que le nouveau God of War serait en un seul plan séquence, c’est-à-dire qu’il n’y aurait jamais ni écran de chargement, ni coupures de caméra, j’étais intrigué, mais sans plus. Ça me paraissait un accomplissement technique impressionnant, mais au final, on ne joue pas à un jeu parce que c’est un plan-séquence. Ce ne sont pas des vrais acteurs, après tout.

Techniquement, ils ont réussi. La caméra ne coupe en effet jamais (ou presque), et elle suit nos héros et filme leur dialogues sans jamais avoir besoin de faire des coupures de plans. C’est un exploit technique qui réussit à nous faire sentir près des personnages et qui ajoute à la qualité cinématographique du titre.

Mais ce n’est même pas pour ça que je l’ai tant apprécié.

 

Les écrans de chargement, ennemis numéro 1 du joueur facilement distrait

J’ai réalisé que la grosse différence marquante, c’est qu’il n’y a plus d’écrans de chargement. Soyons clairs; il y a toujours des chargements. Ce n’est pas pour rien que quand on se « téléporte » on doit marcher dans une dimension parallèle en écoutant les histoires de Mimir, ou que le sol prend une éternité à se former quand on change de dimension : le jeu charge en cachette.

Mais il n’y a jamais d’écran noir où on nous dit d’attendre. Et je m’en suis rendu compte parce que c’est habituellement le moment où je prends mon téléphone pour finalement passer 15 minutes sur Facebook à attendre que mon jeu charge (même s’il est chargé depuis 14 minutes et 45 secondes).

Mais avec God of War, pas le temps de décrocher. C’est comme ça que je me suis retrouvé avec des parties qui ont duré des 3-4h sans interruption, jusqu’à temps que ma blonde arrive en panique à la maison parce que je ne réponds plus à mes textos depuis des heures.

Bravo Kratos. J’ai peut-être finalement oublié d’aller à l’épicerie, mais toi t’as réussi à captiver mon attention.

Catégories
Annonces
La première vidéo de Pier-Luc, c'est lui, à l'âge de 3 ans, qui joue à Duck Hunt avec le gros fusil orange. Il les a pwn 360 NO SCOPE. Depuis, il passe beaucoup (trop) de temps à jouer à des jeux, que ce soit sur Android, 3DS, Wii U (oui, il est l'une des six personnes à avoir acheté une Wii U) ou PS4. Il ne joue pas beaucoup à l'ordinateur, sauf pour les fois où il télécharge des émulateurs pour jouer à de vieux classiques (des jeux qu'il possède, bien sûr). Quand il ne joue pas, il écoute la WWE, il lit ou bien il tente de faire avancer sa carrière en humour. Mais soyons honnêtes, il passe surtout son temps à jouer.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet