Navyblue and the Spectrum Killers : un petit indie à la Megaman

La série Megaman laisse des petits derrière elle ! Navyblue and the Spectrum Killers, un titre indépendant québécois créé de toutes pièces par François Cardin et son studio Hyper Combo Studio, vient tout juste d'atterrir sur Steam.

Créer seul un jeu vidéo n’est pas chose aisée; encore plus lorsque l’inspiration est une série adorée (voire vénérée) par nombre de joueurs et dont le nom n’est plus à faire. François Cardin, l’unique humain derrière le studio montréalais Hyper Combo Studio, s’est pourtant lancé ce défi. Le 4 septembre dernier, son jeu Navyblue and the Spectrum Killers sortait sur Steam, détaillé à une dizaine de dollars.

Un style classique revisité

François l’avoue : Navyblue est un hommage à Megaman, plus précisément le X. En cet hommage, il espère pouvoir offrir un titre accessible, à la fois différent et similaire à la série source. Il restera à voir si, dans le feu de l’action, le mélange propose un peu de fraîcheur dans le genre.

On nous plongera dans l’univers de Metromega, où notre superhéros Navyblue, autrefois un être lambda répondant au nom de Ned Park, devra affronter le scientifique derrière les progrès technologiques de la ville, le Docteur Matrix. S’en suivra, nous promet-on, combats et périples contre les Spectrum Killers, des criminels endurcis qui contrôlent des pouvoirs similaires à Navyblue et qui se sont évadés de prison. De quoi promettre explosion, technologie étrange et combats acharnés.

Une note, toutefois. Le jeu ne s’adresse pas aux débutants du genre, mais plutôt aux vétérans. Pour François, « le jeu s’adresse aux vétérans du genre et veut tester leurs compétences plutôt que de leur apprendre de nouveaux trucs. Les différentes armes et les niveaux faits à la main sont sûrs d’apporter des défis qui demanderont réflexion. »

Classique ? Pas si vite…

Navyblue s’éloignera des standards en obligeant le joueur à faire certaines quêtes, ou missions, qui lui demanderont d’escorter des objets ou encore de gérer des zones sans gravité. On s’éloigne un peu du purisme du genre pour oser quelques nouveautés, mais sans que cela ne viennent nuire à l’expérience attendue d’un plateformer. Pour François, il s’agit d’innover à partir d’une base dite « pure », au lieu de tout recommencer depuis zéro. Par exemple, à tout moment le joueur pourra faire apparaître une roulette d’armes pour s’adapter en quelques instants aux ennemis et aux situations. « L’attention du joueur est portée sur le rythme de ses attaques plutôt que sur la gestion de ses munitions et l’épuisement inévitable de celles-ci », précise François.

Est-ce que ce sera suffisant pour offrir un titre indie innovateur ? Côté visuel, les choix en terme de couleurs et de design semblent se prêter bien au genre, au côté cartoonesque et, surtout, au fait que le jeu reconnaît ouvertement ses sources et s’en inspire volontiers.

Pour la musique,  Hyper Combo Studio s’est tourné vers Olivier Allard et son groupe Cydermind, qui ont composé des pièces exclusives pour le projet.

Navyblue and the Spectrum Killers est disponible dès aujourd’hui sur Steam pour Windows.

Vous l’avez essayé ? N’hésitez pas à nous faire part de vos impressions sur notre page Facebook ou sous le présent article.

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Rédacteur, linguiste et étudiant à la maîtrise en traductologie, il oriente son regard vers les impacts sociaux et culturels des jeux.
Un commentaire
  • Francois Cardin
    12 octobre 2018 at 11:22
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    Super article Pierre!

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