The Blackout Club: Voir les yeux fermés

Un grand sage enseignant les arts martiaux nous disait : “L’important n’est pas de regarder, mais bien de voir.” Je n’aurais jamais cru qu’un jour je pourrais appliquer cette notion à un jeu vidéo. The Blackout Club du studio Question est un jeu à la première personne dans une ville où beaucoup de choses étranges se déroulent. Vous incarnerez des adolescents qui tentent de prouver ces événements. À l’heure actuelle, le jeu est toujours en développement et est disponible en Early Access.

Devenir adulte, c’est devenir malfaisant

Le prologue commence en établissant un univers où les adultes savent qu’il y a un genre de secte dans le village, mais où les adolescents sont assez ouverts d’esprit pour comprendre que tout ne tourne pas rond. Régulièrement, cette petite ville subit des blackouts. Donc, avec la jeune fille que vous y incarnez, vous investiguez votre maison. En arrivant devant la télévision, vous obtenez le pouvoir sensationnel de fermer les yeux! En exécutant cette action, vous verrez tout ce que vous ne pouviez pas voir…

S’entraider dans la peur

The Blackout Club est un jeu d’horreur coopératif où l’univers est extrêmement bien construit. La musique est stressante, l’ambiance est glauque et les ennemis semblent tirés de Last of Us, surtout les “sleepers”. Ce sont des ennemis qui entendent tout alors, si vous faites trop de bruit… adieu. Sérieusement, l’accent de The Blackout Club est vraiment de vous trouver des amis et de profiter de la noirceur pour éclaircir le mystère du village. L’aspect coopératif permet de jouer de 1 à 4 joueurs. Avec chaque nuit qui est unique, vous et vos coéquipiers tenterez de prouver que ce vous voyez est vrai.

Les amateurs de FPS ne seront pas dépaysés

Comme j’ai testé le jeu sur PC, les contrôles sont les mêmes que la majorité des FPS. La souris sert à voir et ASDW sert à se déplacer. Alors, pendant que vous êtes à la recherche de preuve, vous devrez utiliser le cellulaire du personnage (la lettre T sur votre clavier) et prendre des vidéos afin de montrer les événements étranges qui se passent dans votre village. De plus, votre pouvoir principal que vous spammerez à mort est la lettre Z. Avec ce contrôle, vous fermerez les yeux. C’est ce qui vous permet de voir l’invisible. Vous constaterez dès le prologue que ce n’est pas toujours une bonne chose.

Un choix sans regret

Personnellement, je suis content que le jeu soit à la première personne. Cela apporte toute la limite de ce que vous verriez normalement. Dans cet univers, il faut être très observateur et surtout, observer le bon endroit au bon moment avant que la chose ne vous attrape. Par contre, j’ai le sentiment qu’il sera éventuellement adapté en VR. En éliminant la distance entre le joueur et l’écran et en adaptant les contrôles pour nous faire vivre l’histoire, The Blackout club pourrait augmenter l’étendue de son public.

Un jeu indie près du AAA

Le studio Question peut se vanter de nous présenter un jeu visuellement près de tous les FPS. Les graphismes sont magnifiques. La précision et la minutie a été la ligne directrice des concepteurs. Dans tout ce que j’ai pu essayé, les bogues sont inexistants, et ce, même si vous pouvez interagir avec énormément d’objet dans le jeu. C’est un beau petit joyau très bien sculpté.

Un gâteau

Pour faire un bon jeu d’horreur, il faut tous les ingrédients pour ne pas devenir qu’un jeu de suspense. The Blackout club remplit bien sa mission de nous entraîner dans un monde complexe à en faire des cauchemars. En ayant ses propres créatures tenaces qui vous feront sursauter et rager, c’est cliché, mais tous les ingrédients sont très bien dosés pour créer un jeu agréable et prenant. Je vous recommande fortement d’au moins pouvoir essayer le prologue avant de vous faire une idée.

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À venirMicrosoftPC / MACPlaystation
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
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