Top indies 2018 : la crème de la crème

On commence toujours l’année un peu pessimiste, se disant qu’il y a peu de jeux sur notre radar, et que ça ne peut pas être mieux que l’an dernier. C’est ce que je me disais en fin 2017, ne sachant pas que j’allais avoir droit à une année inoubliable contenant quelques-uns des meilleurs jeux indépendants auxquels j’ai eu la chance de jouer.

Nous souhaitons vous partager notre bonheur. C’est pourquoi l’équipe de Multijoueur vous a préparé quelques listes pour mettre en valeur ces petits joyaux indépendants qui n’ont pas eu droit à autant de presses que les gros titres à 80 $.

Dans cette liste : la crème de la crème de 2018. L’ordre n’a pas vraiment d’importance, puisque nous savons bien que tout ceci est subjectif. Merci à Pier-Luc, Alban et Marc qui m’ont aidé à compiler tout ça!

Celeste

Des jeux de plateforme à la Super Meat Boy, il y en a des tonnes. Ceux qui proposent des niveaux stimulants et variés grâce à différentes mécaniques de jeux, qui ont un contrôle parfait et qui réussissent même à nous décrocher une larme, sont infiniment plus difficiles à dénicher. Celeste parvient même à fusionner sa difficulté élevée avec les thématiques émotionnelles du personnage principal. C’est un coup de génie, c’est touchant, et ça nous offre un défi de taille. Un chef-d’œuvre indie.

Return of the Obra Dinn

Le deuxième jeu commercial de Lucas Pope, le génie derrière «Papers, Please!» est à la hauteur des attentes. Sous un style graphique émulant un vieux jeu de Macintosh se cache un gameplay encore plus unique : vous devez enquêter sur la disparition de l’équipage du Obra Dinn, un navire réapparu sur le quai 5 ans après sa disparition. Votre travail consiste à déterminer le nom et la cause de la mort de chaque membre de l’équipage à l’aide d’une montre magique qui vous remontre les derniers instants de chacun.

Quelques phrases, effets sonores, et une scène figée dans le temps seront tout ce à quoi vous aurez droit. C’est à vous d’observer, de déduire, et de faire les liens nécessaires pour relier les points. Obra Dinn est en quelque sorte un seul gigantesque puzzle de logique bien ficelé. Comme dans The Witness, la plus grande force de Return of the Obra Dinn, c’est qu’il ne nous prend pas par la main, et nous laisse découvrir ce bateau à notre rythme. Une fois qu’on met les pieds à son bord, on ne veut plus le quitter. Ça tombe bien, parce que ce jeu est tellement marquant qu’il ne vous quittera jamais.

Beat Saber

En terme d’expérience VR rapide et intuitive, on ne fait pas mieux que le jeu de rythme au sabre laser Beat Saber. Il est peut-être encore en accès anticipé, mais son gameplay est tellement satisfaisant que je fais les mêmes chansons en boucle depuis des mois. C’est aussi une bonne occasion de transformer les pistes les plus difficiles en mini-workout, question de brûler quelques calories au sabre laser.

Yoku’s Island Express

C’est un metroidvania en pinball, dans lequel vous incarnez un insecte postier. Un pari risqué vu son originalité, pourtant, chaque aspect est réussi à merveille. On s'élance d’un bout à l’autre de cette île gigantesque à l’aide de « flipper » de pinball que l’on contrôle avec les gâchettes, passant à travers de nombreux décors magnifiquement peints à la main. Moments de détente et d’émerveillement garantis.

The Messenger

Les jeux d’inspiration rétro, ça court les rues. Mais des jeux d’inspiration rétro qui ont une compréhension profonde du jeu dont ils s’inspirent, mais qui ont aussi le courage et l’intelligence de jouer avec la formule pour se débarrasser des éléments désuets et la rendre encore meilleure, c’est rarissime.

Le studio de Québec Sabotage a réussi à faire avec The Messenger ce que peut-être seul Shovel Knight avait réussi à faire avant : réinventer un classique.

Oubliez Ninja Gaiden. L’élève a dépassé le maître, et le nouveau roi des ninja s’appelle The Messenger.

Dead Cells

Le rogue-lite metroidvania-esque du studio bordelais Motion-twin s’était taillé un franc succès dès son lancement en accès anticipé en 2017, et a littéralement cartonné pour sa sortie officielle. Une ambiance sombre et cynique, ne manquant pas d’humour et de clins d’oeil, mais surtout, un gameplay unique. Flexible, précis, à la progression agréable et au renouvellement permanent, Dead Cells pourra vous happer des heures durant, tant par la variété de son arsenal que de sa difficulté qui place la barre plutôt haute. Un incontournable du genre.

Slay the Spire

Les termes rogue-like et deck-building commence peut-être à nous irriter un peu, vu leur présence dans de nombreux indies. Heureusement, Slay the Spire est là pour sauver le genre de la médiocrité avec une exécution exemplaire du mélange entre ces deux genres surexploités. On doit constamment faire des choix stratégiques entre l’offense et la défense, et choisir judicieusement les cartes à ajouter à son deck en fin de combat pour créer une synergie gagnante. Chacune de mes parties était captivante, unique et remplie de rebondissement : c’est peut-être mon jeu de carte préféré sur Steam. Bien qu’il soit encore en Early Access en cette fin d’année, les mises à jour constantes l’ont fait grandement évoluer en 2018.

Moonlighter

Je ne pensais pas qu’un rogue-lite pouvait encore me surprendre, jusqu’à ce que je découvre Moonlighter. À la base, c’est un excellent dungeon crawler de style Zelda avec des donjons générés aléatoirement, dans lequel vous ramassez du loot pour améliorer votre équipement dans le but de traverser les cinq mondes de plus en plus difficile. Mais ça, ce n’est que la moitié du jeu. À temps partiel, vous êtes le propriétaire du magasin Moonlighter, où vous devez vendre les objets que vous avez récoltés lors de votre aventure. Ça crée un “loop” captivant où le loot est plus qu’un simple encombrement.

Two Point Hospital

Attention! Jeu addictif! Cette simulation de gestion de centre hospitalier est juste excellente. Reprenant la même formule que Theme Hospital, Two Point Hospital remet au goût du jour les maladies loufoques, leurs traitements aux animations démesurées et la gestion de centaines de patients et personnel fou. Vous progressez d'hôpital en hôpital de plus en plus compliqué avec à chaque fois de nouvelles salles, symptômes et paramètres à prendre en compte. Sans stress, vous allez prendre votre temps à découvrir les multiples subtilités du titre. Un plaisir.

The Red String Club

Lorsque je me surprends à réfléchir aux questions morales qui m’ont été posées dans un jeu narratif DES JOURS après l’avoir terminé, je sais que mon 20 $ a été bien investi. C’est typiquement sci-fi de cogiter sur la nature de l’être humain, c’est donc génial de pouvoir être confronté à certains choix dans un jeu vidéo, puisqu’on est alors obligé de prendre position. La réponse n’a pas d’importance : le jeu nous a fait réfléchir, et c’est ce qui compte. The Red String Club ne contient que quelques décors, mais pourtant, un univers incroyablement riche. C’est grâce aux dialogues avec les divers habitants de ce monde futuriste qu’on apprend les enjeux qu’ils devront affronter.

Bon, c’est sûr qu’à première vue, c’est un autre « jeu narratif cyberpunk en pixel art dans lequel on confectionne des drinks en tant que barman selon la personnalité des clients » (salut VA-11 Hall-A), mais je vous jure que leur scénario et leurs personnages en font deux œuvres complètement différentes, et légitime.

Je ne pensais pas m’accrocher autant aux personnages, je ne pensais pas être aussi intéressé par le scénario du jeu, bref, je ne pensais pas aimer autant The Red String Club. Comme quoi il faut parfois juste se lancer dans le vide, et faire de belles découvertes.

Just Shapes and Beats

Éviter de toucher ce qui est rose. C’est tout ce qu’il faut faire dans Just Shapes and Beats : n’importe qui peut donc ramasser une manette au passage et tenter sa chance. Il sera alors ébloui par des niveaux musicaux débordants d’énergie, tous différents les uns des autres, s’animant au son d’une bande sonore formée du meilleur chiptune sur le marché. Un jeu qui brille particulièrement en multijoueur local, malgré sa campagne solo rigolote et surprenante.

Florence

Florence n’a besoin d’aucun mot pour nous faire vivre une montagne russe d’émotions. C’est un jeu mobile qui nous raconte une relation amoureuse de A à Z, incluant ces moments magiques, ses petits accrochages, son début grandiose et son parcours difficile. Je le vois comme une bande dessinée interactive, ce qui n’est pas une mauvaise chose du tout. Alors, est-ce vraiment un jeu vidéo? Absolument, puisque certains sentiments sont exprimés par les interactions du joueur; chose qui serait impossible sur papier. On ricane, on s’inquiète, et on verse quelques larmes. Tout ça en moins d’une heure pour quelques dollars. Une petite merveille à découvrir dans un moment de solitude.

The Garden Between

Dans ce jeu, on ne contrôle pas les personnages, mais bien le temps. Ils escaladent des structures en spirale, avec pour but d’en atteindre le sommet. En manipulant certains objets en dehors du temps, on arrive à retirer les obstacles sur le chemin des deux enfants mis en scène dans The Garden Between. Nous revivons leur histoire d’amitié, racontée sans aucun mot, qui se termine avec vous, qui sanglotez devant le générique. L’élément le plus important est ses casse-têtes, qui nous surprennent souvent par leur ingéniosité et qui ne tombent pas dans la répétition. Un petit bijou relaxant à dévorer en une seule soirée.

Minit

Mourir chaque minute, c’est beaucoup plus amusant qu’on pourrait penser. Le gameplay repose donc sur des «runs» successives d’une minute, qui doivent toutes être utiles. Lorsqu’on y joue, on se retrouve à planifier la prochaine minute. Servira-t-elle à explorer? À résoudre un puzzle? À écouter le dialogue interminable d’un personnage? Une mécanique simple qui change tout, un univers attachant, une aventure inoubliable.

Overcooked 2

La suite à l’un des jeux coop les plus amusants sur le marché. Elle n’offre pas une tonne de nouveautés, mais assez pour réunir vos amis de nouveau et se cuisiner quelques plats. Les cuisines sont plus inventives les unes que les autres et les nouvelles recettes vous feront user de stratégie. C’est le seul jeu coop où j’ai appuyé sur pause au début des niveaux pour faire un caucus de groupe afin d’établir un plan de match. Ça prouve que nous étions investis à fond, et que les cuisines sont confectionnées pour qu’il y ait une stratégie optimale et pas seulement un chaos multijoueur. Le contenu d’Overcooked 2 aurait pu être offert en DLC pour le premier jeu, mais pour 6 à 10 heures de contenu pour 25 $, on ne peut pas se plaindre !

Into The Breach

Nouveau titre de Subset Games, dont le premier jeu Faster Than Light avait déjà rencontré un franc succès, Into The Breach a également marqué les esprits par ses mécaniques simples mais redoutablement efficaces. Bien plus qu’un simple “X-COM like”, ce jeu de stratégie au tour par tour se distingue par une idée simple : vous voyez la prochaine attaque adverse, et devrez vous en servir pour survivre. Avec si peu d’unités, et des cartes réduites à 64 cases, Into The Breach est pourtant d’une complexité et d’une profondeur quasi sans fin, et pourra vous occuper des dizaines d’heures. Tout simplement brillant.

 

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C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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