Top indies 2018: plus de jeux fantastiques

Vous avez peut-être vu notre premier article qui vous présentait la crème de la crème des indies de l’année, mais ça ne veut pas dire que c’est tout ce dont 2018 avait à nous offrir! On continue donc avec d’autres indies, qui ne sont peut-être pas parfaits, mais qui mérite clairement le détour.

Merci à Jimmy, Simon, Pier-Luc et Alban qui ont aussi contribué à cette partie du top indies 2018!

Gris

Je remets le prix «chaque seconde fait un magnifique fond d’écran» à Nomada Studio pour Gris, qui est assurément le plus beau jeu de l’année. Contrairement à un film où l’art conceptuel est toujours plus enchanteur que le produit fini, dans Gris, l’écran est une toile. Il ne suffit qu’un coup d’œil au portfolio de Conrad Roset pour constater que son style est resté pur même en étant converti en médium interactif.

Je sais que Gris apparaît dans plusieurs top 10 toutes catégories confondues, mais ce n’est pas le cas pour moi. J’ai aimé me détendre en me perdant dans les décors magnifiques de Gris, mais il n’a pas réussi à m’émouvoir. Sa thématique nous est inconnue pendant la majeure partie du jeu, et est confirmée uniquement dans une cinématique (trop) cachée. Ce thème a été mieux utilisé dans l’un des plus gros triples A de 2018, ou A Mortician’s Tale de l’an dernier, alors qu’ici, il est évoqué sans que le reste du jeu ne l’appuie (décors ou mécanique).

Tout ça pour justifier son absence dans l’article précédent, mais ça ne veut pas dire que vous devriez l’éviter. C’est tout le contraire. Si vous êtes épuisé après une journée de travail et que vous souhaitez vous détendre avec une œuvre envoûtante, on ne fait pas mieux que Gris. C’est le Journey de 2018.

Stoneshard

Un jeu avec énormément de potentiel qui est toujours en développement. Prévu pour la fin 2018, ce TRPG roguelike promet d’être assez punitif. Constitué d’un mélange entre Diablo et Darkest Dungeon, Stoneshard offre un système de classe étendu. Tout au long de vos quêtes, vous serez appelés à gérer la douleur ainsi que la santé mentale de votre personnage. C’est un jeu qui promet beaucoup. En espérant que les développeurs en fasse un jeu aussi marquant que son prologue.

Super Daryl Deluxe

Ce jeu est devenu mon platformer préféré depuis Mario Bros et Mega Man. En incarnant un nerd qui se crée un univers unique dans sa tête, Super Daryl Deluxe est drôle, fascinant, imaginatif et très bien pensé. Avec toutes les possibilités d’habileté, il y a beaucoup à découvrir et à tenter. C’est un excellent divertissement qui vous permettra de rire et relaxer tout en jouant.

Frostpunk

C’est dans un monde très froid (dans tous les sens du terme) qu’on vous offre ce city builder. On y mélange des choix moraux pour balancer la survie d’un peuple et la gestion de ressources dans un univers post apocalyptique glacial. Soyez avertis : c’est difficile, très difficile. Mais c’est bon!

Guacamelee 2

Peut-être que si Guacamelee 2 était sortie l’année suivant Guacamelee 1, on lui aurait reproché un manque de nouveautés. 5 ans plus tard, je dois dire que j’étais bien heureux de retourner dans le monde coloré de Juan le luchador. L’humour est beaucoup plus présent, utilisé comme pause après les longs donjons exténuants. Il a réussi à me faire rire à plusieurs reprises, chose assez rare dans le domaine du jeu. Bourrée de références de culture populaire, de clichées de jeux vidéo ou d’occasionnel « memes », on voit qu’un effort particulier a été appliqué à l’écriture.

Il jongle constamment entre les combats en lieux clos et les séances de platforming ardues qui demandent une certaine gymnastique mentale. On doit alterner entre le monde des morts et des vivants, entre la forme humaine et la transformation en poulet, utiliser les doubles sauts, grappin, attaques spéciales, et parfois enchaîner tout ça dans un seul et unique corridor. C’était la saveur qui rendait le premier jeu plus qu’un simple metroidvania, et pour ce deuxième opus, c’est toujours aussi rafraîchissant. Un bon guacamole à déguster seul ou entre amis.

Remnants of Naezith

C’est peut-être le jeu de plateforme avec la mécanique de grappin la plus satisfaisante sur le marché, mais sa difficulté élevé peut en rebuter plus d’un. Les plus courageux (et patient) pourront profiter d’un éditeur de niveaux qui lui ajoute une valeur de rejouabilité infinie. Son système de médaille basée sur la moyenne des joueurs est génial, offrant un réel défi pour les joueurs compétitifs.

Donut County

Vous savez, parfois, entre deux jeux hyper demandant côté réflexe, j’ai juste envie de relaxer. C’est exactement ce que Donut County m’as permis, avec son humour léger et sa mécanique principale qui consiste contrôler un trou et y faire tomber tous les items du niveau. Très zen. Un genre de Katamari Damacy inversé. D’une durée d’environ 2 heures, il m’as détendu et remonté le moral pour quelques dollars (aussi disponible sur iPad pour 5$, pour les moins fortunés)

Flash Point Fire Rescue

Basé sur le jeu de société du même nom («Au Feu!» en français), vous y incarnez des pompiers dont l’objectif est d’évacuer tous les résidents d’une maison en feu, en mode stratégie tour par tour. Un genre de X-COM 911. C’est un jeu coopératif, vous pouvez donc prendre contrôle vous-même des six pompiers pour le transformer en jeu de stratégie, ou bien brancher plus de manettes pour que chaque joueur puisse incarner un ou deux personnages. Vos points d’actions sont limités, vous devez donc les répartir entre le déplacement, l’ouverture de portes, éteindre les feux, défoncer un mur, ou porter une victime sur vos épaules. Non seulement c’est une bonne adaptation, mais l’ajout de défis et d’une multitude de niveaux en fait un bon jeu vidéo en tant que tel.

Do not feed the monkeys

Vous avez toujours rêvé d’espionner l’humain dans son habitat naturel? Vous êtes chanceux, parce que Do Not Feed the Monkeys est la dose de voyeurisme dont vous avez besoin. C’est un heureux mélange du système multi-caméra de Night Trap, de collecte de mots clés de Her Story, avec un poil de survival et d’éléments point & click. Vous devez observer la diffusions des caméras (pouvant aller jusqu’à 25 à la fois), afin d’influencer ces gens, ou répondre à des questions précises pour l’organisation secrète pour laquelle vous travaillez. C’est drôle, original, et tout comme votre personnage dans le jeu, vous risquez d’oublier de manger et dormir tellement on ne vous laisse aucun temps de répit.

Pummel Party

Pas de Switch? Envie de faire différent de Mario Party? Pas assez d’argent? Pummel Party est la solution. Ce petit jeu indie australien est sorti dans le même temps que Mario Party et offre pourtant une excellente variété de mini-jeux. Sans censure, il ne se gêne pas d’être violent, sans manquer de goût. Une excellente alternative pour un jeu de party.

Pato Box

Punch-Out, c’est excellent. Malheureusement, Nintendo ne sortent un jeu de Punch-Out qu’à chaque millénaire. Heureusement, Pato Box est là pour combler le vide. Mais les développeurs mexicains Bromio ne se sont pas contenté de copier la formule: ils ont donné à leur jeu une esthétique noir et blanc hors du commun, et le jeu bénéficie également d’un sens de l’humour formidable.

Aussi, vous jouez un canard attardé.

Slime-San: Superslime edition

Vous avez maîtrisé Super Meat Boy (comment avez-vous fait?!?) et vous n’en pouvez plus d’attendre ce Super Meat Boy Forever qui n’arrive jamais? Heureusement pour vous, les bons gens de Fabraz se sont chargés de développer une suite spirituelle.

Dans ce jeu à l’esthétique recherchée, vous incarnez une slime avalée par une monstre qui doit s’échapper des boyaux étrangement adaptés au platforming de la bête. Plus qu’un excellent (et difficile) platformer, Slime-San est aussi une lettre d’amour au média vidéo-ludique.

Horizon Chase Turbo

En attendant Sega Ages Outrun sur Switch (qui est déjà disponible au Japon), une bonne alternative serait Horizon Chase Turbo, qui imite à merveille le gameplay du célèbre jeu de Sega. La différence majeure, c’est qu’il se déroule sur des circuits fermés, vous obligeant à faire des dépassements risqués pour arriver en tête. Avec plusieurs championnats, environnements et circuits, sa durée de vie dépasse largement ce à quoi on pourrait s’attendre. Ajoutez à cela un mode compétitif écran partagé jusqu’à quatre joueurs, et l’offre est alléchante.

King of the Hat

Le roi des conventions indies québécoise est enfin sorti, et a pour première particularité d’être disponible sur la boutique de Discord, avant de s’ouvrir à l’eShop de la Switch et Steam dans les mois à venir. À l’inspiration prononcée pour Smash Bros., il vous faudra ici écraser non pas votre ou vos adversaires, mais leur chapeau! Car s’il est votre point faible, votre couvre-chef est également votre meilleure arme. permettant d’étourdir vos ennemis par un lancé bien ajusté. King of the Hat propose de multiples niveaux et surtout des personnages bariolés au capacités variés, allant d’un capitaine pirate à… une machine à laver, affublée d’un panier de linge. L’histoire ne raconte pas s’il est propre pas, cela dit… Un party game inratable!

Reigns: Game of Thrones

Alors qu’on aurait pu s’attendre à un simple reskins des déjà très bons Reigns et Reigns: Her Majesty, la mouture Game of Thrones rajoutent de nouvelles mécaniques, et contient plus de cartes que ses deux prédécesseurs réunis. Style graphique unique, ambiance cynique mais ne manquant jamais d’humour, Reigns: GoT vous propose d’incarner l’un des célèbres personnage de la série et de tenter de gouverner Westeros. C’est pourtant simple, tel un Tinder de la royauté, il suffit juste de balayer à gauche ou à droite les cartes successives pour équilibrer le contentement du peuple, de l’armée, du clergé ou de votre trésorerie. Et bien entendu, survivre à l’hiver qui s’en vient…
Un bijou mobile!

Pit People

Une sorte de RPG tactique tour par tour, mais sans toute sa complexité habituelle. Ce qui fait le charme de Pit People, c’est évidemment son écriture. Il est inévitable, il faut jouer en anglais pour savourer l’humour sordide, les jeux de mots et le fantastique voice acting de Stamper, la voix des jeux de The Behemoth. Un peu difficile à progresser, mais la possibilité de jouer à deux et de compétitionner allège le tout.

The Spectrum Retreat

À cheval entre le walking simulator et le jeu de puzzle à la première personne (divisé en chambre comme un Portal), The Spectrum Retreat réussi à être original autant dans son scénario que dans sa mécanique de puzzle. Ceux-ci sont d’ailleurs souvent ingénieux (plus que dans .Q.U.B.E. 2) et réussissent à se réinventer chaque fois avec l’ajout d’une multitudes de mécaniques de jeux. Son scénario a été assez intriguant pour me tenir en haleine tout au long de ces 4 à 5 heures de durée de vie.

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C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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