Le dépisteur: raconter son roman en Maker

La littérature et les jeux vidéo font souvent bon ménage. En prenant comme exemple The Dwarves, Romance of the three kingdoms, The Witcher, Bioshock, Alice In Wonderland, les Tom Clancy, Harry Potter, le Seigneur des Anneaux, en plus de tout ce qui provient de la littérature arthurienne, les studios n’hésitent pas à piger dans ces scénarios populaires pour créer des jeux vidéo.

Par contre, quand un auteur souhaite adapter son propre roman en jeu vidéo, si ce n’est pas un succès littéraire national, il est ignoré par les studios. Alors, la solution que plusieurs auteurs empruntent est le logiciel RPG Maker. Étant moi-même issu du milieu littéraire et étant un grand amateur de RPG, je n’ai pu m’empêcher de vous présenter l’auteur Preston R. Chandler, l’auteur de la saga Records of the Chrono Wars: Cataclysm, qui a adapté son univers à l’aide de RPG Maker en intitulant son jeu Secret of the Rendrasha Blade. Comme son jeu provient d’un logiciel très connu, je concentrerai mon idée sur comment le scénario se démarque des autres.

Le récit initiatique

Encore une fois, nous parlons ici d’un scénario qui peut être facilement résumé comme étant un récit initiatique. Pour ceux qui n’ont pas eu la chance de d’apprécier ce type de lecture, c’est un type de roman qui se spécialise dans l’évolution du personnage principal. Tout d’abord, le personnage principal est généralement un garçon. Dans le cas de Secret of The Rendrasha Blade, il se nomme Ashar.

Dans un second temps, le jeune homme, naïf et inexpérimenté, doit partir à l’aventure pour apprendre, découvrir le monde et faire sa place dans la société. Directement dans le préambule de l’histoire, Ashar est le fils d’un paladin mort au combat et il doit prendre le chemin de l’aventure. Un peu naïf, nous devons le suivre dans ses choix et si possible le guider.

L’orthographe déficiente

Si vous êtes comme moi des amateurs de lecture rapide dans les jeux vidéo, vous allez vous fier sur les majuscules pour les noms de personnages importants et les lieux que vous devrez visiter. Or, le présent jeu possède plusieurs accros orthographiques et malheureusement, cela en affecte sa qualité. Il ne s’agit pas d’une simple relecture, mais bien d’ajuster des mots de tous les jours, car leur orthographe est problématique. C’est vraiment dommage, mais si l’auteur souhaitait nous démontrer son professionnalisme et sa maîtrise de la grammaire anglaise, il a raté son coup.

L’histoire des jeux de rôle

Les RPG ont la puissance de généralement détenir une histoire bien raconté où nous nous laissons guidés par l’imagination de son scénariste. M. Chandler, à travers le temps et les efforts qu’il a mis à intégrer son univers dans RPG Maker, nous permet de suivre son roman phrase par phrase, ligne par ligne, détail par détail. Il est tout de même intéressant de découvrir ce monde simple par son logiciel, mais riche par sa complexité.

Sans aucun trou

L’avantage d’avoir une histoire adaptée d’un roman est l’absence de plot hole. Le scénario étant déjà peaufiné à l’avance, il ne reste qu’à placer les éléments visuels et décider d’un système de combat. Dans le cas de Secret of the Rendrasha Blade, il est évident que la personne qui a écrit ce scénario est expérimentée. À travers chaque conversation ou chaque scène, le nombre d’éléments qui nous est donné est juste bien dosé. De plus, l’auteur se permet quelques touches d’humour notamment dans l’interaction avec des objets inanimés ou qui ont déjà été animées.

Un système de classes professionnel

Quel fut ma surprise lorsque j’ai découvert le système de classes de The Secret of the Rendrasha Blade. À la fin du premier donjon, vous aurez à faire le choix de 8 classes qui sont toutes plus attrayantes les unes que les autres. Le changement de classe me fait beaucoup penser à Final Fantasy 2/4 lorsque Cecil devient Paladin. M. Chandler prend le temps de bien expliquer chaque classe en plus de nous indiquer leur niveau de difficulté. De plus, ceux qui adorent l'entraînement seront ravis, vous pourrez changer de classe quand vous le voudrez et monter chacune d’entre elle.

Le manque de chance?

Après avoir travaillé sur ce jeu, je suis venu à la réflexion: si M. Chandler avait la chance de présenter Secret of the Rendrasha Blade à un studio de jeu vidéo, aurait-il la chance que son scénario soit produit?

Le potentiel me semble présent à travers le jeu qui m’a été présenté. Par contre, le récit est très commun. Les casse-têtes sont correct. Le système de changement de classe est écoeurant! Si ce jeu était sorti dans l’âge d’or des JRPG, il aurait clairement eu des disciples, car même s’il n’est pas à se jeter par terre, il est quand même assez efficace dans son contenu.

Catégories
AperçusCritiquesPC / MAC
Natif de St-Valère et bachelier en linguistique depuis 2015, je me suis toujours intéressé au domaine des jeux vidéo. J'adore tous les types de jeux, ma seule condition: avoir du plaisir à jouer. Je me spécialise en RPG, en jeux de sports et en licences oubliées.
Aucun commentaire

Laisser un commentaire

*

*

Dans le même sujet