Far Cry: New Dawn – La survie en 5 étapes faciles

Survivre dans le monde rose et vert de Hope County, ça peut être difficile. Ce qui l’est encore plus, c’est pour un open-world de se démarquer dans ce désert de jeux post-apocalyptiques. Metro Exodus, Rage, Fallout, Borderlands, Mad Max, ou même Days Gone, The Last of Us ou State of Decay, combattent encore aujourd’hui sur le même champ de bataille (si on compte les jeux de zombies).

New Dawn a heureusement réussi à se tailler une place au soleil en évitant des clichés et erreurs trop souvent commis par les jeux du même genre.

Un objectif clair

Il y a deux types de joueurs. Ceux qui ont simplement besoin d’un terrain de jeu pour s’amuser (Breath of the Wild, Minecraft), et les autres qui aiment accomplir des listes de tâches (World of Warcraft, Diablo, et la plupart des open-worlds). Je fais partie de la seconde catégorie : j’aime lorsque j’ai un but précis et le sentiment de progresser. C’est exactement ce que New Dawn nous propose, dès la première heure de jeu.

Prosperity est le nom du camp de votre clan. Comme dans Primal, vous aurez besoin de ressources spécifiques pour l’améliorer. C’est par contre beaucoup plus poussé dans ce nouvel opus.

Étape 1 : ramener les spécialistes à votre camp
Chacun d’eux correspond à l’un des comptoirs de Prosperity. Dès le début du jeu, la position des spécialistes est présente sur la carte; vous pouvez simplement marcher/rouler jusqu’à leur position pour déclencher une mission spéciale.

Étape 2 : améliorer chacun des huit comptoirs du camp
C’est avec l’éthanol, que vous obtiendrez surtout lors de la conquête de postes avancés outposts, que vous pourrez investir dans le workbench (où l’on construit des armes), le camp d’entraînement (pour des alliés plus fort), cartographie (dévoiler les collectibles sur la carte), jardins (pour des medikit plus efficaces), infirmerie (pour doubler vos points de vie), garage (pour bâtir le véhicule de vos rêves), laboratoire d’explosifs (pour les plus pyromanes) et expéditions (pour débloquer le fast travel).

Au début, tout nous semble essentiel. Ça nous donne envie de courir vers le prochain camp ennemi pour accumuler des ressources.

Étape 3 : le skill tree
Malgré tout, un skill tree est toujours présent. Pas de hibou ou d’aigle en mission de reconnaissance : c’est le retour des bonnes vieilles jumelles, qui ne sont même pas disponibles au début du jeu. On obtient des points de compétence en trouvant des magazines dans les missions de caches, des missions casse-têtes où vous devez entrer dans des bâtiments barricadés d’une manière ingénieuse.

Et puisqu’on est dans un spin-off, un skill tree spécial se débloque à la moitié de la campagne qui vous permet de faire des choses jusqu’à maintenant impossibles dans le monde «réaliste» de Far Cry...

Étape 4 : les challenges
Sinon, une liste de challenge vous donne aussi des points pour votre skill tree. Ils vous encouragent à tester toutes les façons de jouer en vous demandant d’utiliser une arme spécifique ou d’utiliser l’une des mécaniques du jeu. C’est terriblement efficace. Si vous vous prêtez au jeu, ça donne des moments uniques et des défis inattendus. J’ai utilisé chacun des alliés à tour de rôle pour gagner des points de compétence, mais aussi conquis un outpost en utilisant uniquement un lance-flamme niveau 1.

Étape 5: bâtir des armes et des véhicules
On passe une grosse partie de notre temps à Hope County à ramasser des engrenages et du duct tape, des ressources essentielles pour la confection d’armes et de véhicules. Un hélicoptère en duct tape, ça se peut, y paraît.

C’est peut-être l’un des seuls irritants dans New Dawn : du loot, il y en a PARTOUT. Contrairement aux orbes de Crackdown qui sont assez visibles, Far Cry nous demande de passer au peigne fin chaque lieu que l’on rencontre, même lors des missions plus cinématiques. On ramasse une roulette de tape et on voit apparaître à l’écran un beau «⅓», qui nous fait comprendre que pour compléter ce lieu, on doit trouver les deux autres roulettes. C’est souvent fastidieux, et rarement plaisant, surtout la nuit.

La chasse a perdu sa place, ce qui est bien dommage puisque c’était une activité marquante des anciens jeux. On avait l’habitude de partir chasser pour améliorer son équipement, mais rien de cela n’est présent dans New Dawn. C’est une checklist de moins, mais ça a pour résultat d’enrayer une bonne raison de déroger au scénario pour un petit moment paisible en forêt. Mis à part quelques missions de chasse d’animaux légendaires, la faune fait maintenant plus partie du décor que du gameplay.

Mais bon, vous aurez compris qu’on ne s’ennuie pas et qu’on est tout juste sur le point de débloquer la prochaine arme, amélioration, ou véhicule.

Être écoresponsable

Personne ne sera d’accord avec moi, mais je crois que la fin de Far Cry 5 était réussie. Après 4 jeux (3, Blood Dragon, 4, Primal) où l’on éliminait le vilain à la toute fin, Far Cry 5 nous surprenait avec l’inverse. Non seulement nous ne réussissions pas à tuer Joseph Seed, mais en plus, il avait raison sur toute la ligne. L’apocalypse qu’il annonçait a réellement eu lieu. Comme Thanos dans Infinity War, il nous obligeait à nous questionner sur ses intentions moralement grises. Est-ce qu’il essayait de protéger la population pendant tout ce temps?

La force de New Dawn, c’est qu’on a exploré son univers et connu ses personnages AVANT que les bombes ne soient tombées. Si vous avez joué à Far Cry 5 au lancement comme moi l’an dernier, vous avez des souvenirs de certains lieux et certains visages, et c’est fascinant de les retrouver transformés par cet évènement. C’est ce qui manque à la majorité des jeux post-apocalyptiques : un attachement au passé.

C’est aussi une façon tout à fait géniale de faire du recyclage d’assets. Soyons francs : même si les montagnes et les rivières sont au même endroit, on s’en fout complètement. C’était le cas avec la carte de Primal qui calquait celle de Far Cry 4 et ça ne se sentait pas du tout. C’est ce qui a permis à Ubisoft de sortir ces standalones plus rapidement, et de charger la moitié du prix, soit 40 $. Ils offrent presque autant de contenu qu’un nouveau jeu complet, et peuvent être un point d’entrée pour les curieux qui aimeraient tester la franchise sans payer le plein prix. Tout le monde est gagnant.

Du sable, ce n’est pas nourrissant

Je crois sincèrement que l’époque du post-apocalyptique est révolue. Nous sommes maintenant dans le «post-post-apocalypse». Le gris et brun dépressif et les scénarios dramatiques ont été si nombreux que nous en avons marre. On veut de la couleur, un peu d’humour, un univers unique, mais surtout, des ennemis mémorables.

Dès les premières images, vous aurez remarqué le rose criard de New Dawn. Ce qui frappe encore plus, c’est le vert de la végétation autour. Fini le gris/brun désertique et l’escale au royaume des déchets de Fallout : comme toujours, la forêt joue un rôle important dans l’atmosphère de la série. La végétation a pris le dessus sur les bâtiments, mais ça va plus loin qu’un Nier Automata ou The Last of Us. On peut y trouver des animaux hybrides couverts de verdure, des fleurs roses un peu partout et des aurores boréales en plein jour. C’est franchement plus agréable à regarder qu’un Metro Exodus.

L’artiste québécois Zilon est en partie responsable de la direction artistique du jeu. Les murs et les voitures sont couverts de dessins de l’artiste, qui ajoutent un côté punk qui s’harmonise à merveille avec la thématique et la personnalité des vilains.

Parlant de contenu québécois, je suis tombé en amour avec Roger Cadoret, le pilote d’hélicoptère avec un fort accent qui «namedrop» le Stade Olympique et La Ronde dans ses répliques. C’est complètement fou. J’admire Ubisoft Montréal pour oser inclure un peu de son folklore dans un jeu si international!

Rassurez-vous, le ton du jeu n’est pas aussi agressant qu’on pourrait croire à en voir les bandes-annonces. C’est là où je crois que Far Cry l’emportera sur Rage 2 lors des remises de prix de fin d’année : à trop vouloir chercher le côté rebelle et comique, j’ai l’impression qu’on aura du mal à supporter le jeu d’ID Software plus que quelques heures.

Toujours aussi amusant!

À chaque jeu depuis Far Cry 4, je me dis que la franchise aurait besoin d’évoluer dans la prochaine suite, mais lorsque je l’ai entre les mains, j’ai toujours autant de plaisir. Cette fois, c’est peut-être réellement la dernière fois que cette formule sera utilisée, avec la venue des prochaines consoles qui nous attend au tournant.

8

New Dawn ne réinvente pas la roue, mais pour un standalone de plus de vingt heures à 40$, c’est amplement suffisant. On s’amuse bien, et l’amélioration du camp nous donne une bonne raison de nous perdre dans Hope County.

Les plus
  • Loop de gameplay satisfaisant
  • Magnifique, moins terne que le post-apocalyptique standard
  • Un brin d’humour québécois avec Roger Cadoret
Les moins
  • Un peu trop de loot à ramasser
  • Le scénario est un peu mince, mais intéressant
  • 8
Catégories
CritiquesMicrosoftPC / MACPlaystation
C'est un gamer, fan de science-fiction, de BD, de jeux de société et de musique électronique. Bref, un geek. Rédacteur depuis 2008, il adore partir à la recherche de jeux uniques, peu importe leurs dates de sortie ou leurs pays d'origine.
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